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“Il y en a de toutes les formes, de toutes les couleurs, de toutes les marques et de toutes les consistances”, nous parlons bien sûr des céréales du petit-déjeuner. Ou plutôt, c’est le Dr Michel Cymes qui nous en a parlé, au micro de RTL le 19 novembre dernier.

Faciles et rapides à préparer (il suffit de les verser dans un bol et d’ajouter du lit) ces aliments phares du petit-déjeuner vantés dans les publicités pour leur apport en fibres et vitamines, sont pourtant loin d’être le meilleur choix pour notre santé. Et pour cause, les céréales font partie des aliments ultra-transformés !

Céréales du petit-déjeuner : un aliment ultra-transformé

“Savez-vous pourquoi les céréales sont si croustillantes ?”, interroge le célèbre médecin-animateur. “Parce qu’on fait en sorte qu’elles soient aérées. Et si elles sont aérées, c’est parce qu’on les a préalablement chauffées et soufflées”. Le tout, grâce à un processus de cuisson extrusion, qui déstructure la matrice des céréales.

“Sur l’emballage, vous pouvez vous toujours vous référer au Nutriscore, qui est déterminé en fonction du nombre de calories, de la teneur en acides gras saturés, de la présence de sucres, de protéines, de fibres ou de fruits... mais qui ne tient pas compte du degré de transformation”, rappelle l’expert. Sans compter les nombreux additifs qu’on y ajoute. Or, plus un aliment est transformé, plus il présente des risques pour la santé.

Les aliments ultra-transformés augmentent le risque de décès prématuré

En mai 2019, deux études européennes ont révélé qu’augmenter de seulement 10 % sa consommation de produits industriels nous rendrait 12 % plus à risque de développer une maladie cardiovasculaire. “Nos recherches ont aussi montré un lien avec une augmentation des risques de cancer, syndromes du côlon irritable, dépression et mortalité”, avait également souligné les scientifiques.

Pire encore, consommer plus de quatre portions par jour d’aliments ultra-transformés augmente de 62 % vos risques de décès prématurés. Pour chaque portion supplémentaire ingérée, la mortalité augmente ensuite de 18 %.

Céréales du petit-déjeuner : un concentré de sucres rapides

Par ailleurs, les céréales du petit-déjeuner sont des sucres rapides. “Vous croyez ingurgiter des sucres lents, mais en réalité vous faites monter votre index glycémique au plafond”, alerte Michel Cymes. Elles induisent donc un pic de glycémie juste après les avoir dégustées et favorisent la sécrétion d’insuline par le pancréas. S’ensuit une hypoglycémie réactionnelle quelques heures plus tard, avec les signes qui l’accompagnent : fatigue, petit creux, difficultés de concentration…

Mais alors, faut-il totalement s’en priver ? Pas forcément, d’autant que les plus jeunes raffolent de ce petit-déjeuner. “Mais il faut y aller à petite dose”, conseille le médecin. Ce dernier encourage à se tourner le plus possible “vers les flocons d’avoine ou les mueslis à base de flocons de céréales”. Mieux encore, en privilégiant les paquets sans sucre ajouté. “Le sucre rapide du matin, il faut plutôt aller le chercher dans les fruits frais”, conclut Michel Cymes.

Sources

Petit déjeuner : Michel Cymes met en garde contre le traditionnel bol de céréales, RTL, 19 novembre 2020. 

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