Soins de fin de vie : pourquoi il faut en parler avant qu’il ne soit trop tard

Publié le 22 Décembre 2017 par Rédaction Medisite
Réanimation, traitement de confort… Exprimer à l’avance ses préférences thérapeutiques permet de bénéficier, le moment venu, de soins de fin de vie en adéquation avec ses valeurs. 
Publicité

Soins de fin de vie : pourquoi il faut en parler avant qu’il ne soit trop tard© Adobe StockComment mieux préparer sa fin de vie ? Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) belge publie ce 22 décembre 2017 une étude sur le sujet des soins de fin de vie, en collaboration avec des chercheurs de l’Université Catholique de Louvain et de l’Université d’Anvers. Leur conclusion : que ce soit pour la question de la réanimation ou des traitements à favoriser, "une bonne manière d’éviter de recevoir des soins inappropriés est d’exprimer à l’avance ses souhaits et préférences pour la fin de vie."

Publicité
Publicité

Briser le tabou de la fin de vie

En effet, chaque personne a un avis personnel sur le concept de fin de vie : "Certains veulent prolonger leur vie par tous les moyens possibles, tandis que d'autres préfèrent stopper tous les traitements curatifs et privilégier les soins de confort", rappelle le KCE. Pour que vos proches ou votre médecin traitant soient en mesure de respecter vos souhaits et vos préférences, la seule solution est donc d’en discuter avec eux, même si le sujet est parfois délicat à aborder. "Parler de la fin de vie est tabou pour tout le monde : les patients, les soignants, les proches et…la société en général", déplorent en effet les experts belges.

Penser à la planification anticipée des soins

Pour faciliter la communication entre le malade, ses proches et tous ses soignants, le KCE rappelle l’importance de la planification anticipée des soins. Il s’agit en effet d’ "un processus de concertation entre le patient, ses proches et les dispensateurs de soins en vue de définir une orientation commune des soins et des traitements à mettre ou non en œuvre". Concrètement, la planification anticipée des soins permet au patient de signer des directives anticipées qui seront consignées dans son dossier médical personnel et qui renseigneront sur les traitements et les soins qu’il ou elle ne souhaite pas ou plus recevoir.

"Ce sont des questions qu’il faut pouvoir aborder beaucoup plus rapidement, d’autant que ce sont des discussions qui doivent aussi pouvoir mûrir et évoluer. Il ne faut pas attendre l’âge de la retraite" conseille enfin un médecin témoignant dans le rapport du KCE.

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X