Tabac, alcool... Comment gérer une addiction en plein confinement ?

Cigarette, verre de vin... Pas facile de résister à ces "tentations" en plein confinement. Mais cette période peut s'avérer d'autant plus difficile à vivre pour les personnes dépendantes. Explications et conseils d'un addictologue.
Tabac, alcool... Comment gérer une addiction en plein confinement ?Istock

Pendant cette période de confinement, la tentation de boire un verre de vin ou d’allumer une cigarette est forte. Les apéros entre amis, par Facebook ou Skype, se multiplient notamment et permettent de garder du lien social. Or, d'après Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, il faut "réussir à gérer cette question du "craving" (l'envie, ndlr) et "se demander, est-ce que je peux faire autrement ?".

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Un enjeu d'autant plus important chez les personnes dépendantes à l’alcool, au tabac ou à la drogue. Pour eux, cette période présente de réels dangers.

Comment gérer son addiction ?

Tout d'abord, il convient de ne pas "normaliser" la prise d'alcool. Autrement dit, ne pas se déculpabiliser en se disant "ce n'est qu'un verre", puisque l'alcoolisme commence à partir de 2 verres standard par jour pour les femmes et 3 pour les hommes, selon l'OMS.

Par ailleurs, il convient d'avoir conscience de ses faiblesses : si vous êtes stressé de nature ou dépressif, vous avez plus de risques de tomber dans la drogue ou l'alcool. Des tentations difficiles à écarter, d'après Michel Reynaud, président du Fond action addiction, qui a été interviewé sur Europe 1 : "pour ceux qui boivent parce qu’ils sont tendus ou en souffrance, la réponse alcool va forcément venir", affirme-t-il.

Vers qui se tourner pour trouver de l'aide ?

Surprise : Michel Reynaud conseille aux personnes dépendantes de se tourner vers... les réseaux sociaux. "On a développé des réponses avec les forums d’entraide, on a ouvert une page sur le coronavirus où les gens peuvent s’exprimer sur leurs difficultés avec l’alcool ou le cannabis", assure le président du Fond action addiction.

"Ce qui marche énormément ce sont les groupes Facebook du type "je ne fume plus" ou "je ne bois plus". Ces groupes offrent beaucoup de soutien, il ne faut pas hésiter à les consulter. Les "Alcooliques anonymes" et les "Narcotiques anonymes" ont aussi des groupes sur les réseaux sociaux."

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