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Biothérapies ciblées : une vraie révolution

Biothérapies ciblées : une vraie révolutionL’inflammation est une cascade de réactions orchestrée par le système immunitaire face à une agression (agent pathogène, blessure,etc.). Dans la polyarthrite rhumatoïde, comme dans toutes les maladies auto-immunes, sans que l’on sache pourquoi, ce mécanisme s’emballe "tout seul". Les biothérapies ciblées visent les substances induisant l’inflammation : les cytokines, sortes de messager du système immunitaire qui stimulent la production d’autres substances à l’œuvre dans ce processus (lymphocytes entre autres). Il existe plusieurs type de cytokines : les TNF (tumor Necrosis Factor), les interleukines (IL), les interférons. "Le premier traitement a été l’anti TNF-alpha. Aujourd’hui nous disposons de huit autres médicaments", explique le Pr Marie-Christophe Boissier, du service de rhumatologie de l’hôpital Avicenne de Bobigny.

Antidouleurs, AINS et corticoides : des traitements à surveiller de près !

Antidouleurs, AINS et corticoides : des traitements à surveiller de près !A côté des biothérapies ciblées, d’autres médicaments bien connus trouvent leur place : "Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antidouleurs et les corticoïdes" détaille le Pr Marie-Christophe Boissier. Cependant "bien connus" ne signifie pas moins dangereux. "Les anti inflammatoires, à long terme, ont un effet délétère sur la muqueuse de l’estomac et les vaisseaux et les corticoïdes entraînent un risque accru d’ostéoporose. C’est pourquoi le malade souffrant de polyarthrite rhumatoïde doit être très bien surveillé". Il convient notamment de prescrire de la vitamine D pour prévenir le risque de perte osseuse.

Kinésithérapie, acupuncture, ergothérapie : pour mieux vivre le quotidien

Kinésithérapie, acupuncture, ergothérapie : pour mieux vivre le quotidienPour soulager ceux qui souffrent de cette maladie invalidante, de nombreuses thérapeutiques peuvent être utilisées. "La kinésithérapie, bien sûr, mais aussi l’ergothérapie qui permet d’adapter le quotidien aux difficultés de la personne", explique le Pr Marie-Christophe Boissier.
Certaines disciplines permettent également de prendre en charge la douleur chronique, comme l’acupuncture, de mieux la supporter comme la relaxation, la sophrologie, l’hypnothérapie ou bien encore de mieux vivre avec la maladie comme les psychothérapies de soutien.

Chirurgie : deux options possibles

Chirurgie : deux options possibles"Même si, grâce aux progrès thérapeutiques, une minorité de patients y a recours, la chirurgie a encore sa place dans la prise en charge de la maladie", indique le le Pr Marie-Christophe Boissier. "Il existe deux types de traitements chirurgicaux. Le premier consiste à « nettoyer » l’articulation c’est-à-dire à enlever le tissu dont on ne parvient pas à endiguer l’inflammation. Le second remplace l’articulation détruite par une prothèse."

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