Mort précoce : vos risques sont accrus si vous avez un mauvais odorat

Publié le 02 Mai 2019 par Claire Ménage, journaliste santé
Une étude menée par des chercheurs de l’Université du Michigan (Etats-Unis), rapporte le 30 avril 2019 qu’un mauvais odorat était associé à une mortalité plus élevée.
Publicité

Un mauvais odorat chez les personnes âgées serait lié à une augmentation de 50 % de risque de décès prématuré sur les dix prochaines années. C'est ce que révèle le rapport d’une étude américaine menée par des chercheurs de l’Université du Michigan (Etats-Unis). Celui-ci met en garde patients et professionnels de santé sur l’importance de prendre en compte la déterioration de l’olfaction. "À l’avenir, à mesure que ces conséquences potentielles sur la santé seront dévoilées, ce ne sera peut-être pas une mauvaise idée d’inclure un test de l’odorat dans votre visite chez le médecin", déclare le professeur Honglei Chen, principal auteur de l’étude.

Publicité
Publicité

L’odorat peut figurer parmi les symptômes de la maladie de Parkinson, avec une perte de poids… mais les maladies neurodégénératives ne sont pas les seules responsables des décès prématurés. "La perte de poids, la démence et la maladie de Parkinson n’expliqueraient qu’environ 30 % de la mortalité plus élevée associée à un mauvais odorat", ajoutent les chercheurs de l’étude.

L'importante de tester son odorat

Durant 13 ans, l’équipe du professeur Chen récolté les données de 2 289 adultes âgés de 71 à 82 ans. Deux communautés américaines ont été sélectionnées : 37,7% d’afro-américains et 51,9% de femmes.

Chaque participant a réalisé un test d’identification de 12 odeurs courantes comme la cannelle, le citron, l'essence, la fumée… entre 1999 et 2000.

Résultats : les patients présentant un faible odorat (identification de huit odeurs sur 12) présentaient un risque de décès de 46 % à la 10ème année et un risque 30 % plus élevé à la 13ème année. De plus, l’association entre odorat et mort précoce était évidente chez les participants ayant déclaré une excellente santé au départ, mais pas chez ceux ayant déclaré une santé passable à mauvaise.

Au cours du suivi, 1 211 participants sont décédés avant la 13ème année.

"Malheureusement, les gens ne sont souvent pas conscients que leur odorat est dégradé et il est rarement testé par des médecin" , déplore l’équipe du professeur Chen.

Relationship Between Poor Olfaction and Mortality Among Community-Dwelling Older Adults: A Cohort Study

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X