Mort precoce : 23 villes ou vos risques explosent

Vivre en ville n'est pas sans danger. Pollution, bactéries, virus, agressions... Dans de nombreuses métropoles, les conditions sanitaires, atmosphériques ou encore démographiques augmentent les risques de mort précoce.  

En ville, le stress, la drogue, l'alcool... favorisent le développement de maladies

L'urbanisation des villes entraîne de nouveaux problèmes aujourd'hui tels que le stress urbain lié aux activités, les risques naturels, la pollution, la drogue, les maladies infectieuses, les impacts du changement climatique...

Or, tous ces éléments rendent les citadins plus vulnérables au développement de pathologies chroniques comme l'hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, l'asthme, le diabète, les allergies, l'obésité qui est généralement due à la sédentarité des personnes atteintes, les maladies de la promiscuité, etc.

Ces maladies, dites de "civilisation", ont ainsi pris le pas sur les maladies infectieuses - en particulier dans les pays de l'axe Nord-Ouest de la planète -, et résultent de la dégradation généralisée de notre environnement de vie.

Un constat, qui inquiète fortement les autorités et qui constitue un enjeu majeur pour les citoyens, la santé publique et l'économie.

Margaret Chan, directrice de l'OMS, avait déjà souligné ce défi en 2011.

"L'augmentation des maladies chroniques non transmissibles représente un énorme défi. Pour certains pays, il n'est pas exagéré de décrire la situation comme une catastrophe imminente pour la santé, pour la société, et surtout pour les économies nationales."

La pollution de l'air : de graves conséquences sur la santé

Selon l'OMS, la pollution de l’air peut avoir divers effets à court et à long terme sur la santé. En milieu urbain, elle accroît notamment le risque de maladies respiratoires aiguës (pneumonie, par exemple) et chroniques (cancer du poumon, par exemple).

Les asthmatiques peuvent notamment subir en ville des crises régulières d’asthme à cause de la concentration d’ozone au niveau du sol, tandis que les personnes exposées de façon chronique - c’est-à-dire des années - à des niveaux élevés de particules en suspension ont un risque plus élevé de maladies cardio-vasculaires.

En effet, d'après l'OMS, "le fait de respirer de l'air pur est considéré comme une condition essentielle de la santé et du bien-être de l'homme. Plus de 2 millions de décès prématurés peuvent chaque année être attribués aux effets de la pollution de l'air extérieur dans les villes et de l'air à l'intérieur des habitations […] à travers le monde".

Il est également bon de noter que chaque personne citadine est touchée différemment. Des effets plus graves sur la santé sont observés chez les personnes déjà malades. Les populations plus vulnérables comme les enfants, les personnes âgées et les ménages à faible revenu ayant un accès limité aux soins de santé sont également plus sensibles aux effets préjudiciables de l’air pollué.

Enfin, aucun citadin n'est protégé : ce problème touche aussi bien les pays développés que les pays en voie de développement. 

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Sources

Effets sur la santé de la pollution de l’air en milieu urbain, OMS.

L'Île-de-France, une région particulièrement touchée par le VIH/Sida, France 3, 5 avril 2019.

L’alcool, un problème de santé publique en Lituanie, Ouest france, 30 août 2017.

Fukushima : Neuf ans après la catastrophe nucléaire, où en est le chantier de décontamination ?, 20 minutes, 11 mars 2020.

Le palmarès des villes européennes où l'on consomme le plus de drogue, France inter, 10 juin 2015.

10 villes parmi les plus pollées au monde selon l'OMS, BFMTV.

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