Hypnose, Reiki, mésothérapie, auriculothérapie, acupuncture… Les médecines alternatives ou complémentaires ont vu le nombre de leurs adeptes progresser ces dernières années. Cet essor s’est d’ailleurs renforcé avec la crise sanitaire. Ainsi, aujourd’hui près de 40 % des Français auraient recours à des "traitements" alternatifs, selon la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

"Or ces publics sont parfois en situation de grande vulnérabilité, consultant dans une période de mal-être ou confrontés à un problème que la médecine conventionnelle ne leur semble pas pouvoir résoudre", note la DGCCRF. C’est pourquoi elle a réalisé une nouvelle enquête de contrôle dans ce secteur.

Pratiques de soins "non conventionnelles" : 66% d’anomalie découverte

Après une première enquête réalisée en 2018, la DGCCRF a contrôlé entre octobre 2020 et septembre 2021 une cinquantaine de disciplines faisant partie des médecines douces "des plus connues comme la naturopathie ou la réflexologie, à certaines plus rares comme les guérisseurs Reiki ou des pratiques revendiquant une action sur les ondes ou les flux d’énergie (access bars, thérapie quantique, biorésonance, géobiologie, magnétisme…)".

Les services de la DGCCRF ont relevé un taux d’anomalie de 66 %. Le taux est ainsi “à peine inférieur” à celui relevé dans le rapport précédent.

"Dans la majorité des cas, pour les manquements les moins graves et relevant davantage d’une méconnaissance de la réglementation que d’une volonté de tromper le consommateur, il a été fait le choix d’opter pour des avertissements, particulièrement dans un contexte de baisse, voire d’arrêt de l’activité entraîné par la crise sanitaire. Cependant, pour les manquements les plus graves, des suites correctives (injonctions de mise en conformité) voire répressives (procès-verbaux) ont été adoptées", précise le rapport 2021. Sur les 381 établissements contrôlés, 189 avertissements, 55 injonctions et 17 procès-verbaux ont été remis.

Attention aux fausses allégations

La DGCCRF remarque que certains professionnels des soins non conventionnels reprennent les codes médicaux (plaques à l’extérieur du lieu d’exercice, logo semblable à un caducée…) pouvant créer une confusion dans l’esprit du consommateur.

L’organisme met surtout en garde contre les professionnels présentant leur pratique comme une alternative thérapeutiques, et non d’accompagnement de soin. "Des discours encourageant ouvertement au renoncement aux soins traditionnels ont été relevés à l’instar du site internet d’un prétendu « libérateur d’entités » qui attribuait les symptômes de la grippe aux « toxines rejetées quand les chakras commencent leur expansion ».

Des allégations concernent même la prétention à guérir des pathologies comme le cancer, le sida ou la dépression", précise le rapport. "La présentation de certaines pratiques comme permettant de traiter des maladies en lieu et place des traitements conventionnels reconnus, est d’autant plus grave qu’elle peut entraîner une perte de chance d’amélioration ou de guérison des personnes malades de pathologies lourdes susceptibles de se détourner de leurs traitements médicaux", rappelle la DGCCRF.

Avant de commencer tout traitement alternatif, il est vivement conseillé d’en parler à son médecin traitant afin d'éviter les interactions avec les médicaments ou soins prescrits.

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Sources

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/attention-aux-risques-des-pratiques-de-soins-non-conventionnelles

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/article/les-pratiques-de-soins-non-conventionnelles

https://www.sante.fr/les-questions-se-poser-avant-de-recourir-une-pratique-de-soins-non-conventionnelle

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