Dans un rapport relayé le 25 avril 2022, la Commission européenne nous informe être sur le point d'interdire massivement des substances chimiques présentes de deux nombreux produits que nous utilisons quotidiennement. On cite les emballages alimentaires (boîtes à pizzas notamment...), peintures, vernis, enduits, textiles, chaussures ou encore les couches pour bébé.

Ils contiennent des PVC (polychlorures de vinyle), plastiques très peu recyclables ainsi que des additifs (phtalates, PFAS, métaux lourds...). Les faits qui leur sont reprochés ? Ils seraient liés à des cancers ou à l'obésité, et la plupart, dont les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) s'accumulent dans l'organisme.

Le plan est ambitieux puisqu’il considère que "toutes les substances d'une même famille sont considérées aussi dangereuses que la plus nocive" et "couvre des milliers de composés chimiques", a expliqué à l’AFP l'ONG European Environmental Bureau, qui estime que des interdictions vont être instaurées d'ici à deux ans. La totalité des substances devrait être proscrite en 2030.

Presque tous les produits manufacturés dans les magasins seront touchés

La Commission européenne a partagé son plan de bataille, qui s'inscrit dans le cadre de la vaste révision de la législation européenne sur les produits chimiques, actuellement négociée entre Bruxelles et les États membres.

Les produits dans le viseur ? Les PVC, leurs additifs (phtalates, PFAS, métaux lourds...) ainsi que tous les retardateurs de flammes (agents ignifuges dans les matelas, vêtements, sièges de voiture...) et toutes les substances classées comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) dans les articles pour enfants et notamment les couches.

Les bisphénols sont également concernés. Il s'agit de substances chimiques de synthèses, utilisés dans la fabrication de plastiques et contenants alimentaires. Ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont "des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants". Les sources d’exposition de la population générale aux PE sont principalement l’eau et l’alimentation, mais aussi l’air et certains produits industriels (médicaments, cosmétiques, produits phytosanitaires…).

"Presque tous les produits manufacturés dans les magasins et nos foyers seront touchés", estime Tatiana Santos, Policy Manager for Chemicals & Nanotechnology pour l'European Environmental Bureau.

Sources

https://ec.europa.eu/docsroom/documents/49734 

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