La solitude peut être pesante, surtout si elle s'éternise. L'être humain a besoin d'interactions sociales, que ce soit pour s'épanouir mais aussi pour rester en bonne santé et pour stimuler ses capacités cognitives.

Une nouvelle étude scientifique publiée dans la revue Nature le 20 décembre 2021 a démontré que renouer avec la nature justement pouvait aider les âmes égarées. "Le sentiment de solitude peut être atténué en entrant en contact avec la nature, en particulier pour ceux qui vivent dans des environnements urbains denses", estiment les chercheurs.

Les arbres diminueraient le sentiment de solitude de 28 %

D'après les auteurs de la recherche, il s'agirait là de "la première étude à examiner les aspects de l'environnement pour lutter contre la solitude. La nature aurait un impact positif sur l'humeur.

Contrairement à ce qu'on croit, être dans un environnement surpeuplé ne va qu'amplifier le sentiment de solitude. Au contraire, les arbres, le ciel ou encore les oiseaux diminueraient le sentiment de solitude de 28 %.

"Malgré les niveaux toujours croissants de connexion sociale, la solitude est devenue l'un des problèmes déterminants de la société moderne", indiquent les chercheurs avant d'établir qu'une densité trop élevée d'humains semble en fait contre-productif et véhicule la solitude.

Les chercheurs estiment ainsi qu'on devrait mettre en place "des mesures spécifiques qui viseraient à l'inclusion sociale et le contact avec la nature tout en réduisant la surpopulation en particulier dans les villes densément peuplées".

Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont étudié les données de 756 volontaires entre avril 2018 et mars 2020.

Mort précoce : pourquoi il est crucial de lutter contre la solitude

D’après une autre étude, les personnes qui souffrent de solitude augmentent jusqu’à 32 % leurs risques de mourir précocement, peu importe l’âge.

Publiée en 2015 dans la revue Perspectives on Psychological Science, ces résultats avaient montré que le manque de lien social aurait un effet considérable, comparable aux autres indicateurs de risque de mort précoce, tels que le tabagisme, l’obésité ou encore la sédentarité. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le manque d’interactions sociales ne touche pas que les personnes âgées : une enquête de la Fondation de France avait estimé que 6% des 15-30 ans n’ont aucun “réseau de sociabilité” (famille, amis, voisins, collègues, camarades de classe, etc.).

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Sources

https://www.nature.com/articles/s41598-021-03398-2?utm_medium=affiliate&utm_source=commission_junction&utm_campaign=3_nsn6445_deeplink_PID100093539&utm_content=deeplink

"Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality: A Meta-Analytic Review". Perspectives on Psychological Science. 2015.

"The Loneliness Epidemic Has Very Real Consequences". WebMd. 3 avril 2019.

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