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Complexer sur l'un de ses "défauts", réel ou fantasmé, est fréquent dans notre société. Bien souvent, on se focalise sur une partie de notre corps, parce qu'on estime qu'elle ne correspond pas aux standards de beauté érigés par la société. Mais il existe aussi des complexes psychiques, par exemple, le fait de ne pas se sentir suffisamment cultivé ou intelligent. Dans tous les cas, le complexe naît d'une comparaison (aux autres, à une norme sociale...) et entraîne un sentiment d'infériorité, une perte de confiance en soi.

Le mouvement "Body Positive" a beau se développer, les idéaux de beauté ont encore la vie dure. Dans les médias, les articles prônant l'acceptation de soi côtoient volontiers les images de corps jugés "parfaits" et les papiers sur les derniers régimes à la mode, dans un hypocrite paradoxe. Les complexes physiques ont donc encore beaucoup de matière pour se développer.

Si l'on parle souvent des complexes des femmes, à cause des standards de beauté trop strictes véhiculés dans les magazines, les hommes ne sont pas en reste. En témoignent plusieurs enquêtes et sondages effectués auprès de cette population.

Complexes masculins : "man boobs" et tétons apparents

En 2014, 5 748 hommes ont décidé d'exposer leurs peurs anonymement sur réseaux social américain Reddit, en répondant à la question "quels sont vos plus grands complexes ?". Parmi les plus cités, la taille du pénis revient régulièrement, de même que la calvitie. "J'ai l'impression de ressembler à un pouce d'orteil géant", confie l'un des internautes.

L'impression d'avoir de la poitrine comme une femme et des tétons trop apparents est également apparu comme un complexe majeur, ainsi qu'une transpiration excessive. "La seule chose que je puisse porter ce sont des t-shirts noirs pour qu'on ne remarque pas mes auréoles et avec une matière épaisse, pour qu'on ne voie pas que mes tétons ressortent", explique l'un d'eux. Un autre internaute lui a conseillé d'utiliser des sortes de soutien-gorge pour homme, car cela lui avait changé la vie.

Étonnamment moins de commentaires concernent les muscles et le poids, contrairement à ce que suggère une étude relayée en 2016 par le DailyMail. Détails dans la page suivante…

58 % des hommes ont peur d’être en surpoids

Selon une étude britannique menée en 2016 par Benenden Health, auprès de 2 000 personnes, les hommes passent plus de trois heures par semaine à stresser pour leur image. 58 % d’entre eux ont, notamment, peur d’être en surpoids ou d’avoir un ventre trop gros. Plus étonnant encore, un homme sur huit suivrait un régime en secret.

Cette étude révèle également une inquiétude très forte à l’idée d’avoir les dents jaunes (pour 20 % des sondés) ou de n’être pas suffisamment musclé (14 %). Quant à la calvitie et aux “moobs” (une poitrine masculine proéminente), ils inquiètent pas moins de 19 % de ces messieurs.

Les femmes ont encore deux fois plus de pression au sujet de leur apparence

Mais si les hommes sont de plus en plus soucieux de leur physique, cela n’est encore rien comparé à ce que vivent les femmes au quotidien. D’après cette même enquête, ces dernières sont deux fois plus susceptibles de se sentir scrutées pour leur apparence au travail, et ont connu plus d’épisodes de gêne relative à leur corps en vacances, en soirée et même à la maison. De manière générale, les femmes ressentent encore deux fois plus de pression pour être belles que la gent masculine.

Comment surmonter ses complexes ?

Les complexes se développent généralement dans des périodes de transition ou à des moments marquants de l’existence. Par exemple, lorsque le corps se transforme : durant l’adolescence, à la ménopause ou avec l’apparition des premières rides et des cheveux blancs. Mais aussi suite à un accident ayant laissé des cicatrices physiques et psychologiques. Ils peuvent également être consécutifs à un divorce ou à un licenciement, des événements qui peuvent générer une perte de confiance en soi.

Néanmoins, il est possible de travailler sur ces complexes afin de s’en débarrasser. Dans un précédent article, le Dr Claire Lewandowski, psychiatre, nous donnait quelques pistes pour surmonter ce sentiment. La première chose à faire étant de comprendre l’origine du complexe, remettre ce dernier dans son contexte afin d’être en mesure de le relativiser.

Soyez plus tendre avec vous-même

En parler est aussi un moyen de cesser de l’alimenter. À son entourage, d’une part. Mais aussi à un psychothérapeute, qui vous écoutera sans jugement et pourra vous donner des clés pour libérer les émotions à l’origine de ces doutes. Pour reprendre confiance en soi, mieux vaut, par ailleurs, arrêter les comparaisons permanentes - que ce soit avec notre entourage ou avec les images que nous renvoient les films, les émissions, les magazines…

De même, il est important de cesser de se dévaloriser. Pour cela, il faut prêter attention aux mots que l’on emploie pour parler de soi - souvent beaucoup plus dur que ceux employés pour décrire d’autres personnes. À la place, prenez une feuille de papier et listez 10 choses que vous aimez chez vous. Chaque matin, regardez-vous dans le miroir et faites-vous un compliment sincère. Votre entourage est également très important : entourez-vous de personnes aimantes et respectueuses, qui ne vous dévalorisent pas gratuitement.

Bien sûr, il existe de nombreuses autres pistes pour apprendre à s’accepter tel que l’on est et à s’aimer. Si vos complexes sont trop présents et vous empêchent de vivre votre vie comme vous le souhaitez, n’hésitez pas à consulter un thérapeute.

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Sources

https://www.dailymail.co.uk/femail/article-2595098/Men-preoccupied-baldness-moobs-Guys-catching-girls-comes-body-insecurities-says-new-survey.html 

https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Estime-de-soi/Articles-et-Dossiers/Depasser-nos-complexes/Complexes-3-pistes-pour-s-en-debarrasser 

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