Maladies cardiovasculaires : 1 femme sur 3 en décède

Contrairement à ce que l'on peut penser, les maladies cardiovasculaires sont plus meurtrières chez les femmes que chez les hommes. Un phénomène contre lequel l'organisation caritative AJILA souhaite lutter notamment lors d'une journée de sensibilisation, le 16 mai 2019.

Le 16 mai 2019, arborez vos plus beaux habits de couleur rouge. Pourquoi ? Pour montrer que vous vous mobilisez pour le Red Day, journée de sensibilisation à la lutte contre les maladies cardiovasculaires chez les femmes organisée par la Fondation AJILA. Car contrairement à ce que l'on peut penser, ce fléau est plus meurtrier chez les femmes que chez les hommes.

"Les femmes d'aujourd'hui sont plus exposées par leur mode de vie"

Infarctus, insuffisance cardiaque, AVC... on estime en effet que près de 9 millions de femmes en meurent chaque année dans le monde, soit une femme sur trois. En France, elle est la première cause de mortalité chez ces dernières, juste après les cancers. La raison ? "Les femmes d'aujourd'hui sont plus exposées [à ces maladies] par leur mode de vie", explique le communiqué de la Fondation. Tabagisme, sédentarité, surcharge pondérale et causes génétiques pourraient, par exemple, expliquer la hausse de l'ordre de 25% des cas d'infarctus chez la femme jeune (non ménopausée) que l'on observe ces dernières années.

Maladies cardiovasculaires : des idées reçues meurtrières

S'ajoute à cela le fait que la prise en charge des maladies cardiovasculaires est moins bonne chez la femme que chez l'homme : on estime qu'une femme qui fait un infarctus a un retard de prise en charge allant de 30 minutes à une heure. Mais comment expliquer cette tendance ? Selon le professeur Martine Gilard, c'est parce que "l'on considère que la femme ne fait pas d'infarctus, comparée à l'homme". Les symptômes avant-coureurs ont, par conséquent, tendance à être négligés. Des idées reçues qui ont des répercussions dramatiques sur le pronostic des femmes souffrant de maladies cardiovasculaires.

Informer pour faire évoluer les mentalités

D'où l'importance, selon Isabelle Weill, présidente d'AJILA et fondatrice du mouvement "Sauvez le Cœur des femmes", de "faire évoluer les mentalités. [Pour cela], il faut informer. Depuis 5 ans nous mobilisons les médias, les entreprises et les personnalités pour qu'ils sensibilisent le grand public sur cet enjeu. Ce qui nous encourage à continuer ce combat, c'est de voir à quel point chacun participe à son niveau. C'est une formidable énergie collective !"

A l'occasion de cette cinquième édition, les participants vêtus de rouge peuvent également afficher leur soutien au mouvement en postant leurs selfies sur les pages Facebook sauvezlecoeurdesfemmes, Instagram via @SauvezleCoeurdesFemmes et Twitter via la mention @CoeurdesFemmes. Une journée lors de laquelle les mots d'ordre sont informer, prévenir, savoir diagnostiquer et contrôler les risques, pour pouvoir lutter contre les maladies cardiovasculaires chez les femmes.

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Source(s):

"Les maladies cardiovasculaires tuent 1 femme sur 3 : mobilisons-nous le 16 mai !". Communiqué de presse Fondation AJILA.

"Risque cardiovasculaire chez les femmes". Fédération française de cardiologie.

"Maladies cardiovasculaires". Ministère de la Santé.

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