Comment reconnaître une angine de poitrine ?

L’angine de poitrine, aussi appelée angor, est une maladie cardiaque à ne surtout pas négliger. Elle peut se compliquer d’un infarctus du myocarde, donc être mortelle. Voici les symptômes qui doivent vous alerter.

Principal symptôme : une douleur au centre de la poitrine

Principal symptôme : une douleur au centre de la poitrine© Adobe StockL'angine de poitrine se manifeste par une douleur en arrière du sternum.

A quel moment : Souvent lors d'efforts physiques, d'un stress émotif, en cas de froid ou de chaleur intense, ou encore à la suite de repas copieux.

Pourquoi L'angor d'effort (ou stable) survient lorsque le cœur ne reçoit pas suffisamment de sang pour l’oxygéner et combler ses besoins. En cause : le rétrécissement (dû à l'existence de dépôt de cholestérol) d'une ou plusieurs artères coronaires chargées d'amener le sang vers le muscle cardiaque. L’irrigation reste toutefois suffisante pour qu’il n’y ait pas destruction des tissus cardiaques (comme c’est le cas lors de l’infarctus).

A savoir : Il existe également un angor "instable" qui survient au repos et qui fait craindre un infarctus du myocarde.

Une douleur qui cède au bout de quelques minutes

En cas d’angine de poitrine, la douleur ressentie en arrière du sternum disparait au repos, entre 5 et 15 minutes. Il suffit pour cela de stopper l'activité physique, de s'asseoir, de retrouver son souffle.

Pourquoi ? Au repos, le débit sanguin est plus modéré et le cœur moins sollicité.

Attention : Si les symptômes ne disparaissent pas et même s'amplifient, c'est une urgence médicale car il peut s'agir d'un infarctus du myocarde. Il faut immédiatement appeler le Samu (15).

Une douleur qui irradie

Souvent, en cas d’angine de poitrine, la douleur s’étend :

- vers l'épaule et le long du bras gauche

- dans le dos

- sur les côtés

- dans la région supérieure de l'abdomen

- le cou, la mâchoire inférieure et même les dents

Il est aussi possible de ressentir une perte de sensation ou un engourdissement dans les bras, les épaules ou les poignets au moment de la crise.

Vidéo : L'infarctus du myocarde - Crise cardiaque

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Source(s):

Fédération française de cardiologie

Remerciements au Pr Claude Le Feuvre, cardiologue et responsable de l'unité de cardiologie interventionnelle à l'hôpital Pitié-Salpêtrière et Président de la Fédération Française de Cardiologie.