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Imaginer la scène avant

"Le premier organe sexuel, c’est le cerveau", insiste Alain Héril, sexothérapeute.

Au niveau chimique, le désir est déclenché par une hormone, la lulibérine, qui elle-même favorise la sécrétion de dopamine, substance indispensable à la mise en action des mécanismes de l’excitation et du plaisir. Les neurones de ce circuit de la récompense et du plaisir sont en relation avec une zone dédiée à la mémoire émotionnelle.

En pratique : Lorsqu’on se souvient du plaisir déjà éprouvé, tout notre corps se mobilise pour reproduire cette expérience jouissive. Rien de tel donc qu’une plongée dans ses (meilleurs) souvenirs érotiques pendant la journée ou quelques minutes avant de retrouver son/sa partenaire, pour se placer en situation de désir.

Pratiquer l’auto-massage

C’est une excellente façon de réveiller votre corps aux sensations et de vous placer dans une dynamique de plaisir.

"L’auto-massage permet de se réapproprier son schéma corporel : contours, réactions, via le toucher. On apprend ou réapprend à se familiariser avec sa propre enveloppe", explique le sexothérapeute Alain Héril.

Par ailleurs, si le toucher libère des endorphines, les hormones du plaisir et de la détente, le malaxage de certaines zones comme les seins et les fesses, par exemple, stimule directement l’excitation sexuelle.

En pratique : Quelques minutes avant l’acte, gommez, polissez, huilez votre corps, et imaginez le plaisir que prendra votre partenaire à vous caresser, c’est un puissant dopant du désir.

Ne pas abuser des parfums

"Les phéromones sont des hormones exprimées par la peau au niveau des aisselles et de la zone génitale. En allant se fixer sur des récepteurs situés dans les fosses nasales, elles excitent le désir chez le partenaire qui les respire", explique Alain Héril, sexothérapeute.

Seulement voilà, elles sont masquées par les parfums et détruites par les bactéries.

En pratique : Vive la douche ou le bain avant l’amour qui détruisent les bactéries. Mais n’utilisez pas de savon parfumé et attention aux eaux de toilettes ou parfums trop forts. Contentez-vous de quelques gouttes placées judicieusement : derrière les oreilles, à la base du cou, au pli intérieur du coude et du genou !

Un peu d’alcool, mais pas trop

faible dose, l’alcool possède un effet désinhibiteur. Il provoque également une vasodilatation rapide et peut favoriser l’érection", note Alain Héril, sexothérapeute.

Toutefois, des études ont montré que cet effet était largement subjectif : son supposé effet aphrodisiaque est tellement attendu que celui-ci finit par se produire ! La preuve : ces effets sont ressentis même lorsque l’on donne à un groupe témoin un placebo au lieu d’une boisson alcoolisée. Attention, lorsqu’on ingère une forte dose d’alcool, ces effets "facilitateurs" s’inversent.

En pratique : Les timides pourront être aidés par un verre d’alcool, mais pas plus. Le meilleur ? Le champagne, réputé comme étant le plus stimulant de tout les alcools, plutôt d’ailleurs grâce à son image festive qu’aux tanins qu’il renferme.

Surveiller la température

"Le bon fonctionnement des organes sexuels dépend, entre autres, du phénomène de vasodilatation", explique Alain Héril, sexothérapeute. La paroi des vaisseaux sanguins se détend afin de permettre un afflux de sang, qui favorise :

  • les échanges chimiques
  • le gonflement des muqueuses (femmes)
  • le remplissage caverneux, donc l’érection(hommes).

S’il fait trop froid, on assiste au contraire à une vasoconstriction : les vaisseaux sanguins en périphérie se contractent pour envoyer le maximum de sang vers le cœur et le cerveau.

En pratique : Réglez la température de la pièce au-dessus de 20 °C et créez une atmosphère visuellement chaleureuse avec une dominante de couleurs dans les tons rouges et jaunes.

Préliminaires : respirez !

"Les échanges au niveau du cerveau, mais aussi le bon fonctionnement des muscles en jeu (notamment, bien sûr, le périnée) nécessitent un niveau suffisant d’oxygène dans le sang", explique Alain Héril, sexothérapeute. Celui-ci n’est apporté que par la respiration.

De façon naturelle, la respiration a tendance à s’accélérer pendant les caresses, mais on a parfois tendance à bloquer la respiration au moment où l’on sent venir l’orgasme.

En pratique : Dès les préliminaires, respirez profondément, les sensations seront plus intenses. Les hommes, eux, doivent avoir des érections régulières pour maintenir une bonne oxygénation de la verge, et ainsi être au meilleur de leur forme le moment venu. C’est pourquoi l’absence d’érection au réveil notamment doit amener à consulter.

Sécheresse vaginale : pensez au gel

Certains bouleversements hormonaux comme la ménopause chez les femmes provoquent une sécheresse vaginale. Ce manque de lubrification rend les rapports douloureux et peu agréables.

En pratique : "S’il faut consulter afin de pallier un éventuel déficit d’oestrogènes, vous pouvez également acheter un gel lubrifiant", conseille Alain Héril, sexothérapeute.

De façon très mécanique, il rendra la pénétration plus confortable (à appliquer un peu avant), ce qui permettra de lever les appréhensions et rendra vos unions plus détendues.

Attention toutefois aux gels si votre partenaire utilise des préservatifs : certains peuvent les endommager. Demandez conseil à votre pharmacien !

Lancer la machine à fantasmes

Les fantasmes aident à se placer dans une dynamique de désir. Ils permettent de se situer, entre réalité et rêve, dans un entre-deux où tout est possible et permis. Ils maintiennent donc une tension d’avant la jouissance et soutiennent l’excitation.

En pratique : Mettez en marche votre cinéma intérieur. Mais "ne cherchez pas forcément à assouvir vos fantasmes", prévient le thérapeute.

En devenant réels, ils peuvent procurer (parfois et seulement dans le cas où les deux partenaires sont en phase) une jouissance intense.

Cependant, en devenant de simples souvenirs, pas toujours à la hauteur du rêve, ils perdent, dans le même temps, toute leur fonction aphrodisiaque.

Oublier le quotidien

Ne vous laissez pas envahir par des pensées parasites (la feuille d’impôts à remplir, les vacances à organiser, etc).

En pratique : Oublier le quotidien sera plus facile si vous avez choisi un lieu inhabituel ou même si vous avez baissé la lumière (ce qui efface le décor) et débranché le téléphone.

Ensuite, et c’est le plus important : "Focalisez-vous au maximum sur vos sensations. Cela vous aidera d’autant plus que cette concentration éveillera des souvenirs, des images de plaisir qui renforceront le plaisir actuel", conseille Alain Héril, sexothérapeute.

Éliminer tout stress

"Le stress et l’anxiété sont les ennemis de la sexualité car, pour que les mécanismes de l’excitation puissent avoir lieu, le taux d’adrénaline doit s’abaisser et la dopamine s’élever", explique Alain Héril, sexothérapeute.

Le pire, c’est l’angoisse de performance, touchant surtout les hommes : elle consiste à redouter de ne pas être "à la hauteur" face à son partenaire sexuel et s’accompagne de pensées du type : "Et si je n’arrivais pas à maintenir une érection ?", ou "Et si je ne parvenais par à retenir mon éjaculation ?"

En pratique : Repérez ce type de pensées et essayez, lorsqu’elles surviennent, de respirer profondément en vous concentrant sur des souvenirs de moments agréables avec votre partenaire, sur ce qui vous séduit, vous excite en elle (ou lui).

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