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Utiliser ses doigts pour stimuler le point G

"Dans un premier temps, il est souvent plus facile de stimuler cette zone, qui se trouve sur la face antérieure du vagin, avec les doigts (les siens ou ceux de son partenaire) qu'avec le pénis, car il faut une certaine fermeté pour stimuler le point G", rappelle le Dr Gérard Leleu, sexologue.

Pour le trouver, sachez qu'il se trouve à environ 4 cm de l'entrée du vagin en hauteur (mais parfois plus haut ou plus bas). Mais il faut surtout se fier aux sensations : on sent à cet endroit quelque chose d'un peu plus épais, qui gonfle avec la stimulation et des petits plis comme lorsque la mer se retire sur le sable. Enfin, la stimulation peut donner l'impression qu'on a envie d'uriner : il ne faut alors pas arrêter, c'est une impression normale, mais ça n'arrivera pas.

"Surtout, il faut être très patient, on peut avoir très peu de sensations au début, mais elles s'intensifieront si on le stimule souvent", rassure le spécialiste.

Prolonger la pénétration

Le problème tient souvent à la dissymétrie entre le temps de survenue de l'orgasme chez l'homme (quelques dizaines de secondes peuvent suffire) et chez la femme (il faut parfois quelques dizaines de minutes). "Il faut donc que l'homme donne le temps à la femme d'éveiller sa muqueuse vaginale pour atteindre une turgescence maximum, en retardant son éjaculation et en faisant durer la pénétration", explique le Dr Leleu.

Pour ça, l'homme ne doit pas hésiter à ralentir le rythme, à faire des pauses s'il sent qu'il est au bord de l'éjaculation. Cette maîtrise de l'éjaculation permettra aussi à la femme de répéter son orgasme plusieurs fois au cours d'un même rapport.

"Avec l'expérience, le temps qu'il faut pour parvenir à l’orgasme diminue. Au comble de sa maturité sexuelle, la femme peut réussir à jouir aussi vite que l'homme, même si ce n'est pas un objectif en soi, car il est bon de faire durer le plaisir", précise le sexologue.

Varier les mouvements et le rythme

Pour exciter au maximum la muqueuse vaginale, il faut que la pénétration dure suffisamment longtemps, mais il est important aussi de varier l'intensité et la vitesse de la pénétration. "Il faut jouer avec la profondeur et que celle-ci soit tantôt lente, tantôt rapide... Il ne suffit pas de donner des "coups" réguliers", rappelle le spécialiste.

Essayer les positions propices

Pour intensifier les sensations au niveau de la muqueuse vaginale, "cela peut aider d'adopter les positions qui favorisent une pénétration plus profonde : le pénis touche alors les culs-de-sac vaginaux, qui sont très sensibles et déclenchent le plaisir, ainsi que le point G", explique le Dr Leleu.

Parmi ces positions : le missionnaire à condition que la femme ait les jambes en l'air (sur les épaules ou autour de la taille de son partenaire), la levrette (que le Dr Leleu préfère appeler la position de la lionne) qui permet au pénis de buter sur le point G, et la femme assise sur l'homme, car elle maîtrise ainsi le rythme et l'inclinaison de la pénétration.

Associer stimulation vaginale et clitoridienne

Créer un conditionnement entre le clitoris et le vagin peut aider. Pendant la pénétration vaginale (avec le pénis ou un objet type sex-toys, même immobile), il est important de stimuler en même temps le clitoris pour atteindre l'orgasme clitoridien.

"De cette façon, on associe pénétration et orgasme, en créant un réflexe conditionné", conseille le sexologue. Par la suite, l’orgasme vaginal viendra plus facilement par la seule pénétration.

Ne pas désespérer

3 femmes sur 10 seulement connaissent l'orgasme vaginal par pénétration du pénis dès les premières expériences.

C'est normal : "Au départ, la muqueuse vaginale est un peu endormie, car elle est peu stimulée durant l'enfance et l'adolescence contrairement au clitoris. Elle va devenir de plus en plus sensible à force d'être stimulée par le pénis de l'homme, par les doigts de l'homme ou de la femme ou par des sex-toys", explique le Dr Leleu, sexologue.

Patience donc, car cette sensibilisation peut prendre des années et l'on peut très bien atteindre son premier orgasme vaginal à 30, 40, 45 ans... mais il n'est jamais trop tard ! "Il ne faut pas désespérer en se disant que ça ne viendra jamais, d'autant que la femme n'a pas qu'un seul type d'orgasme et que si c’est un manque, elle peut se rattraper sur d'autres zones plus sensibles comme le clitoris, les mamelons, etc." ajoute le spécialiste.

Sources

Remerciements au Dr Gérard Leleu, sexologue, auteur des livres "Les secrets de jouissance au féminin",Leduc. S et "Le nouveau traité des caresses", Flammarion.

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