Chlamydiose : cette maladie intime que vous avez peut-être sans le savoir

Dans un communiqué la Haute Autorité de Santé annonce avoir revu la stratégie de dépistage des IST, dont une qui touche principalement les jeunes femmes sexuellement actives : la chlamydiose. Un trouble génitale parfois sans symptôme pouvant entraîner des complications sérieuses.

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© IstockSalpingites, grossesse extra-utérine, inflammations pelviennes... Les complications de la chlamydiose peuvent être sérieuses. Afin d'améliorer leur prévention", la HAS annonce dans un communiqué avoir revu "la stratégie de dépistage des IST et recommande que le dépistage soit automatiquement fait chez les personnes que cette maladie génitale touche le plus : les femmes sexuellement actives de 15 à 20 ans inclus, y compris les femmes enceintes".

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Une maladie génitale sans symptômes

"En cas de test négatif et de rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire, le dépistage est répété chaque année", ajoutent les auteurs. Le problème avec la chlamydiose c'est que les personnes atteintes ne manifestent pas tout le temps de symptôme. C'est pourquoi il est possible de l'avoir sans le savoir, d'où l'importance du dépistage. "Si elle est dépistée à temps, l'infection se traite aisément par antibiotiques", assurent la HAS dans son communiqué. Afin d'améliorer cette fréquence de dépistage, l'institution recommande de le faire pratiquer plus souvent dans les cabinets de médecine générale, de gynécologie et de sage-femme. Jusqu'ici c'est principalement dans les centres spécialisés qu'il se pratique.

Les tests de diagnostic rapide (TDR) pas assez efficaces

Pour mener à bien leur recommandation, la HAS propose plusieurs pistes : former les professionels de santé au dépistage de la chlamydiose et promouvoir l'auto-prélèvement. Attention "les tests de diagnostic rapide (TDR) – utilisés pour leur facilité et rapidité d'accès dans le cadre d'autres maladies comme le VIH ou les hépatites B et C – ne sont aujourd'hui pas suffisamment performants dans le dépistage des infections à Chlamydia trachomatis pour être recommandés", souligne le communiqué. Enfin la HAS préconise également de permettre de faire rembourser plusieurs sites de prélèvement (génito-urinaire, pharyngé ou rectal) car jusqu'ici un seul par facture peut bénéficier d'une prise en charge. En prélevant pusieurs zones le dépistage sera plus efficace puisque mieux adapté au diverse pratiques sexuelles, principale cause de contamination.

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