Lexomil, Xanax, Stilnox… : gare à l’addiction !

Publié le 05 Avril 2019 par Dorothée Duchemin, journaliste santé
Les benzodiazépines sont largement prescrites pour lutter contre les troubles du sommeil et l’anxiété, sans toutefois en traiter les causes. A l’origine d’un phénomène d’accoutumance, elles peuvent conduire à des comportements addictifs. Avec Maurice Dematteis, chef du service d’addictologie au CHU de Grenoble, Medisite fait le point sur ces Lexomil, Valium et autre Xanax, qu’ils ne faut pas prendre à la légère.
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Beaucoup de femmes en consomment

Lexomil, Xanax, Stilnox… : gare à l’addiction !

Xanax, Lexomil, Stilnox… Les noms de ces médicaments font partie du vocabulaire courant. Membres de la famille des benzodiazépines, ces médicaments agissent sur un inhibiteur du système nerveux central. Parmi leurs propriétés, ils aident à dormir, agissent contre l’anxiété et décontractent les muscles. En France, 20 molécules de benzodiazépines sont commercialisées. En 2015, environ 13,4 % de la population française a consommé au moins une fois une benzodiazépine quelle que soit l’indication, selon les chiffres de l’ANSM.

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Les plus populaires des benzodiazépines sont l’alprazolam (Xanax), le zolpidem (Stilnox) et le bromazépam (Lexomil). Si le Xanax et le Stilnox sont en tête chez les moins de 65 ans, le Lexomil est lui préféré par les personnes plus âgées. La consommation de benzodiazépines, plus répandue chez les femmes, augmente par ailleurs avec l'âge : 38% des femmes de plus de 80 ans en consomment.

Pourtant, les personnes âgées sont particulièrement vulnérables quant aux conséquences possibles de ces médicaments sur leur système nerveux central. En effet, les effets secondaires de ces médicaments sont nombreux. Ils induisent des risques plus élevés de troubles cognitifs, detroubles de l'équilibre, de chutes et de syndrome confusionnel notamment. "Les personnes âgées peuvent par ailleurs avoir d'autres traitements, avec des risques d'interactions médicamenteuses qui peuvent augmenter la survenue des effets indésirables", précise le professeur Maurice Dematteis, responsable du service d’addictologie au CHU de Grenoble. Chez ces personnes fragiles, "il faut donc considérer d'autant plus l'indication et adapter la dose de manière prudente, en commençant par de faibles doses", ajoute l’addictologue.

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