Quand il fait chaud, comme les semaines passées, la tentation est grande d’augmenter la climatisation pour refroidir une maison, une voiture… lorsqu’ils sont défectueux ou mal entretenus, ils sont de véritables nids à microbes. De plus, le choc thermique chaud-froid a pour effet d’irriter les muqueuses respiratoires et peut entraîner des infections respiratoires plus ou moins graves. Parmi elles, on retrouve la légionellose. Il s’agit d’une infection aiguë du poumon causée par une bactérie appelée “légionelle (legionella)”. La surveillance de cette maladie se fait principalement sur la base des données recueillies par la déclaration des cas, obligatoire depuis 1987. En 2013, 1262 cas de légionellose ont été déclarés en France (données Invs mises à jour le 28 avril 2014). Dans près de 11 % des cas déclarés, la maladie provoque un décès. Cette maladie se développe dans les eaux stagnantes. La légionellose est traitée dans la plupart des cas par antibiotiques, généralement administrés à l’hôpital sur une durée de 14 à 21 jours. Non traitée, elle peut s’avérer mortelle. Il est donc impératif de limiter l’usage d’appareils fonctionnant avec des eaux stagnantes, comme c’est le cas de la plupart des climatiseurs. On retrouve également cette bactérie dans les jacuzzis et spas par exemple.

Prévenir des risques liés à la légionellose

L’incubation est en moyenne de 2 à 10 jours, et s’accompagne de symptômes de cette infection se caractérisent par :

  • Une fièvre élevée ;
  • Une sensation de malaise ;
  • Une toux sèche sans signes rhino-pharyngés ;
  • Une asthénie ;
  • Des myalgies ;
  • des céphalées ;
  • Une insuffisance respiratoire ;
  • Un amaigrissement brutal ;

Pour lutter contre cette maladie, les autorités imposent une série de mesures strictes d’entretien et de maintenance des installations depuis 2004.

Dans un rapport du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, datant de 2001, les membres préconisent “un bon entretien d’une installation est une condition indispensable pour lutter contre la prolifération de legionella”. En effet, pour le Conseil, “toute installation à risque doit faire l’objet d’une maintenance régulière”. Cet entretien régulier comprend dans tous les cas le nettoyage des installations (lutte contre le tartre et la corrosion) et, éventuellement, dans une étape suivante, la désinfection des eaux au moyen de produits biocides.

Sources

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_du_CSHPF_de_novembre_2001_relatif_a_la_gestion_du_risque_lie_aux_legionelles.pdf?TSPD_101_R0=087dc22938ab2000a00994df0772096906d959f0a5fc3208af782a5d260fec593902018992f5ed88088b90d9d61430000cf873a90fc709d8f7307ad33b24d69a56587145c36150a1b092dff6378cd889b70cb20aa153f07b9a2845532d1ca97c

 

https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/legionellose

 

https://www.anses.fr/fr/content/légionelles-et-légionellose

 

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/prevention-de-la-legionellose-les-obligations-par-type-d-installation-et-d

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