Atteinte de psoriasis depuis l’âge de 6 ans, c’est seulement à 40 ans qu’Anne Banvillet a réellement su ce qu’était cette maladie. “Quand j’étais enfant, il y avait très peu de traitements par rapport à aujourd’hui et les médecins n'expliquaient pas ce qu’était cette maladie. Il y avait un silence omniprésent. Dans cette période après-guerre, on partait du principe que l’on vivait avec ce que la vie nous avait donné” témoigne Anne.

Des années plus tard, une de ses petites filles déclare également un psoriasis. Ce sera le facteur déclenchant pour rejoindre une association. En 2007 elle approche France Psoriasis, un véritable tournant dans sa vie.

Psoriasis : du silence aux mots, une véritable libération

“L’association m’a permis de vivre ma maladie avec des mots”

“La peau est le premier contact avec le monde extérieur, l’image corporelle compte beaucoup dans notre société. En rejoignant l’association France Psoriasis, j’ai pris toute la mesure du silence avec le monde extérieur concernant ma maladie. J’ai enfin pu trouver des mots pour en parler et j’ai pris conscience de la diversité du monde. Pour mieux vivre avec le psoriasis, la parole et les traitements adaptés sont les premiers outils indispensables” confie Anne.

Les associations de patients, un moyen pour ne pas rester seul

Cacher son psoriasis et le vivre seule n’est pas la bonne solution et c’est souvent la voie que les psoriasiques prennent assez spontanément pour éviter tout mal-être. Il est important d’apprendre les mots justes pour en parler ; les associations donnent des conseils dans ce sens. Même s’il y a encore beaucoup de chemin à faire, il faut contribuer à limiter autant que possible les idées reçues et fausses qui circulent sur cette maladie de peau. Une personne sur trois a peur de serrer la main d’une personne atteinte d’un psoriasis cutané alors que ce n’est pas contagieux. La société doit aussi accepter qu’on en parle” insiste Anne Banvillet.

Traitement contre le psoriasis, nécessaire pour améliorer sa qualité de vie

“Pendant des années, je me suis empêchée de poser certains actes et le psoriasis peut avoir des impacts sur de nombreux choix dans la vie du patient. Par exemple, deux fois, à la piscine, on m’a demandé de sortir du bain à cause de mes lésions cutanées dont une fois en présence de mes enfants. Je n’y suis plus jamais retournée de ma vie…” témoigne Anne. “Aujourd’hui, les personnes souffrant de psoriasis modéré à sévère doivent savoir qu’il existe des possibilités de traitements. Il est très important de trouver avec son médecin le traitement le plus adapté pour que cette maladie ne conditionne pas notre mode de vie relationnel et nos choix d’existence ” conclut Anne.

Pour en savoir plus sur le psoriasis et rejoindre une Association de Patients : https://francepsoriasis.org/

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