“Je ne rentrais pas dans les clous. J’étais jeune, je n’avais pas d’antécédents familiaux et quatre mois auparavant j’avais fait une mammographie qui s’est révélée négative” explique Corinne Canudo. Et pourtant, en avril 1998, après un écoulement du sein, elle réalise une autre mammographie qui révèle son cancer. Vingt ans après sa rémission, elle réalise un tatouage grâce à l'association Sœur d’Encre pour tourner la page.

Cancer du sein : 80% de la guérison grâce au moral

“Après l’annonce du diagnostic, j’ai subi très rapidement une ablation du sein. J’ai vécu pendant 6 mois avec des douleurs intenses mais la reconstruction était nécessaire car je n’avais que 33 ans” explique Corinne Canudo. “J’ai eu de la chance car je n’ai pas eu de chimiothérapie ni de séances de rayons. J’avais aussi une vision positive et j’ai toujours très bien vécu mon cancer et ma mastectomie. Le regard des autres, je m’en fout complètement ! D’ailleurs, j’ai toujours pensé que la féminité ne passait pas que par la poitrine. Je pense que le moral fait 80% de la guérison” témoigne Corinne.

Recouvrir ses cicatrices par le tatouage

“Ayant toujours eu beaucoup de bienveillance autours de moi, et n’étant pas pudique, j’ai décidé de me montrer aux femmes qui le souhaitaient afin de les aider. J e me suis même dénudée devant les maris qui eux aussi se posent beaucoup de questions” explique Corinne. “Quelques années plus tard, j’ai eu l’idée du tatouage. J’ai évidemment demandé l’accord de mon chirurgien qui m’a donné son feu vert. Au départ, je voulais faire ce tatouage pour cacher ma cicatrice. Et puis, il y a eu d’autres symboliques. Ce tatouage représente deux mains, la mienne et celle de mon mari. C’est un symbole de protection, une valeur importante à mes yeux. C’était très émouvant et ça m’a permis de tourner définitivement la page cancer du sein de ma vie” confesse Corinne.

Après cancer : le besoin de s’écouter plus profondément

“Si je devais donner des conseils aux femmes qui ont un cancer du sein, ce serait de garder le moral autant que possible et de s’écouter. On a besoin de faire des choses qui nous font envie. Il n’y a rien à demander à personne, l’avis des proches ne comptent pas. Moi, je suis repartie pour 20 ans avec ce tatouage !” Corinne Canudo conseille également de se rapprocher des associations comme Soeur d’Encre qui sont à l’écoute des patientes, qui sont formées et permettent de répondre à toutes les questions des femmes atteintes par le cancer. Une thérapie par le tatouage en somme.

Pour en savoir plus sur l’Association Soeur d’Encre : https://www.soeursdencre.fr/

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