Graisse abdominale : les experts confirment que ce nouveau mode alimentaire la divise par 2 après 50 ans
Le ralentissement métabolique et la baisse hormonale de la périménopause favorisent l'accumulation de tissu adipeux viscéral. Ce phénomène a été mesuré dans le cadre de la cohorte Nurses' Health Study II, qui a suivi 38 283 femmes. Les données révèlent un gain pondéral moyen de 0,80 kg par an au cours de cette phase.
Au total, 5 214 participantes ont franchi le seuil de l'obésité sur plus de 340 000 années-personnes d'observation. Cette évolution progressive augmente la probabilité de développer des pathologies chroniques, notamment le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Ajuster les apports nutritionnels devient donc une priorité médicale pour limiter ces complications métaboliques.
Le régime de santé planétaire, un bouclier contre l'obésité et les maladies
Pour déterminer la meilleure approche, les auteurs ont comparé onze profils nutritionnels sur une durée de douze ans. Le score associé au régime de santé planétaire (Planetary Health Diet), élaboré par la commission internationale EAT-Lancet, s'avère le plus performant. Les femmes présentant l'adhésion la plus stricte à ce modèle affichent une réduction de 54 % du risque de développer une obésité.
Ce régime accorde une place prépondérante aux fruits à coque, aux légumineuses, aux céréales complètes, ainsi qu'aux légumes et fruits frais. Les acides gras insaturés y occupent une place centrale, tandis que les produits animaux transformés sont réduits au minimum. Cette répartition assure une double action : elle optimise la composition corporelle tout en diminuant l'empreinte carbone liée à l'alimentation quotidienne.
Quel est l'impact de l'insuline sur la prise de poids ?
Les variations d'insuline influencent directement la mise en réserve des calories sous forme d'acides gras. Des élévations glycémiques répétées stimulent la lipogenèse et bloquent le déstockage des graisses. L'étude indique qu'une alimentation à faible potentiel insulinémique permet une limitation du gain de poids annuel de 0,28 kg, couplée à une diminution de 49 % du risque d'obésité incidente.
Certaines catégories alimentaires provoquent une réponse insulinique marquée et favorisent le stockage adipeux. Les viandes rouges, la charcuterie, les fritures, les pommes de terre et les produits très riches en sodium doublent presque la probabilité d'une prise de masse grasse indique encore l’étude. La qualité des glucides ingérés pèse ainsi plus lourd sur la balance que leur volume global.
Une assiette protectrice au quotidien sans privation
Ce rééquilibrage ne passe pas par des restrictions caloriques excessives. Le Pr Cuilin Zhang, chercheur à l'École de médecine Yong Loo Lin, et principal auteur de l’étude rappelle que la clé réside dans une transition progressive des choix nutritionnels plutôt que dans l'éviction totale.
Le plus simple est de remplacer les protéines animales grasses par des lentilles, des pois chiches ou des haricots secs, d'excellentes sources de protéines et de fibres régulatrices. L'ajout d'acides gras insaturés issus des noix, des graines et des huiles végétales de première pression à froid garantit une satiété prolongée. Enfin, les céréales complètes fournissent une énergie stable qui protège la masse musculaire et maintient le dynamisme métabolique au fil des années.
Afficher les sources de cet article
- Xia T, Haslam DE, Eliassen AH, Manson JE, Sun Q, Willett WC, Bhupathiraju SN, Zhang C, Hu FB. Optimal Dietary Patterns for Lower Weight Gain and Risk of Obesity Surrounding Menopause. JAMA Netw Open. 2026 May 1;9(5):e2613102. doi: 10.1001/jamanetworkopen.2026.13102. PMID: 42160056; PMCID: PMC13191392.