Ulcère : 10 signes qui ne trompent pas

L'ulcère à l'estomac est fréquent avec l’âge. Il peut passer inaperçu.  Où a-t-on mal, à quelle fréquence, quels sont les facteurs de risques ? 10 trucs pour le reconnaître à coup sûr.

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Où a-t-on mal ?

© Fotolia"L'ulcère est une altération de la muqueuse de l'estomac ou du duodénum qui est la première partie de l'intestin grêle", explique le Dr Hervé Hagège. "Dans la plupart des cas, la douleur de l'ulcère se situe au niveau de l'épigastre, c'est-à-dire au milieu de l'abdomen et au-dessus de l'ombilic (nombril). Parfois, elle se situe aussi à droite sous les côtes (hypocondre droit)".

Des douleurs rythmées par les repas

"Ce qui est très caractéristique de la douleur liée à l'ulcère, précise le Dr Hagège, gastro-entérologue, c'est qu'elle est rythmée par les repas. En général, lorsque la personne a mal, il lui suffit de manger quelque chose ou de boire un verre d'eau ou de lait, pour que cela "tamponne" l'acidité, donc calme la douleur. On a mal de nouveau 2 ou 3 heures après, lorsque l'acidité par l'estomac est à son maximum. La douleur peut être également nocturne."

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Ulcère, attaque ou reflux ?

"Il faut être vigilant à ne pas confondre la douleur d'un ulcère à l'estomac avec celle d'une maladie coronarienne", met en garde Hervé Hagège, médecin gastro-entérologue. "Dans les deux cas, le patient peut avoir mal au milieu de la poitrine. Mais classiquement, l'ulcère n'irradie pas dans le bras ou la mâchoire". Si c’est le cas, il peut s’agir non d’un ulcère, mais d’un infarctus, et il faut consulter en urgence. En revanche, pas de risque de confondre avec un reflux gastro-œsophagien. "L'ulcère donne une douleur comme une crampe ou une sensation de faim douloureuse alors que le reflux provoque une brûlure remontant dans l’oesophage."

Ulcère : attention aux anti-inflammatoires !

On a longtemps pensé que l’ulcère était d’origine psychosomatique. En fait, une bactérie, l’Helicobacter pylori est responsable de la plupart des ulcères de l'estomac ou du duodénum. Les autres cas sont dus majoritairement à l'emploi des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), type Aspégic®, Kardégic®, Aspirine du Rhône, Aspirine Upsa, Salipran... "Et si, en plus, les personnes prennent régulièrement de l'aspirine ou des anti-agrégants plaquettaires à la suite de problèmes cardiovasculaires, il faut être vigilant car le risque de saignement de l'ulcère est accru", insiste le Dr Hagège.

Ulcère : êtes-vous à risque ?

"Au-delà de 65 ans, quand un médecin prescrit un anti-inflammatoire non stéroïdien (Aspégic®, Kardégic®, Aspirine du Rhône, Aspirine Upsa, Salipran…) pour des douleurs quelconques, il doit impérativement prescrire en même temps un médicament anti-secrétoire gastrique(IPP) afin de protéger l'estomac", note le Hervé Hagège, gastro-entérologue. "Avant cet âge, tout dépend du terrain". Et dans tous les cas l'alcool, le tabac et les antécédents d'ulcère dans la famille sont des facteurs qui doivent amener à être attentif à son estomac.

Reconnaître un ulcère perforé

On parle d’ulcère perforé quand "l'ulcère attaque et creuse la muqueuse de l'estomac. Parfois celle-ci peut se perforer. Le liquide contenu dans l'estomac se répand dans le péritoine, c'est-à-dire dans la cavité abdominale", explique le Dr Hervé Hagège, gastro-entérologue. Comment se rendre compte de cette complication ? "La douleur initialement située au niveau de l'épigastre gagne tout le ventre qui devient dur".

Attention : il s'agit d'une urgence vitale.

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