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Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé le 13 avril 2021 l’arrêt des vols entre le Brésil et la France "jusqu’à nouvel ordre". Cette mesure a été mise en place pour tenter d’enrayer la propagation du variant sud-américain, aussi appelé “20J/501Y.V3" ou "P1", qui fait des ravages dans le pays de la Samba.

Une épidémie "hors de contrôle" au Brésil

Lors de son intervention à l’Assemblée Nationale, le chef du gouvernement a expliqué la décision de stopper les liaisons aériennes avec le Brésil : “Nous constatons que la situation s'aggrave". Cette mesure est, selon Matignon, mise en place en attendant l'arrivée d'un dispositif "plus pérenne" permettant la réautorisation "des vols avec des mesures plus sûres, efficaces et coordonnées".

Cela faisait plusieurs jours que des professionnels de santé français réclamaient une telle mesure. En effet, si le variant brésilien ne représente qu’environ 0,5% des contaminations dans l'Hexagone, il fait des ravages sur le continent sud-américain et inquiète la communauté scientifique.

Le pays où la souche “20J/501Y.V3" sévit, paie un lourd tribut face à la covid-19. Avec plus de 13,6 millions de personnes contaminées depuis le début de la pandémie, il est le 3ᵉ pays le plus touché par la covid-19. Déplorant par ailleurs plus de 350 000 de décès, il est également le deuxième le plus endeuillé après les USA. Et, la situation semble devenir hors de contrôle.

Santé Publique France rapporte qu’actuellement près de 500 000 cas positifs sont détectés chaque semaine sur le sol brésilien. Par ailleurs, 21 094 décès ont été enregistrés lors de la première semaine d’avril, soit trois fois plus qu’aux États-Unis. Ces chiffres inquiétants ne sont pas les seules raisons pour lesquelles la France a décidé de stopper ses liaisons aériennes.

Sources

Covid-19 : le Brésil, « usine à variants », Le Point, 14 avril 2021

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