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Une étude américaine, menée par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) - l’équivalent de Santé Publique France aux États-Unis - révèle qu’environ une personne sur 100 000 a fait un choc anaphylactique après avoir reçu une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech. Soit 21 au total, sur les 1,9 millions d’injections réalisées entre le 14 et le 23 décembre.

11 chocs anaphylactiques par million de doses

“En moyenne, cela représente un taux de 11,1 chocs anaphylactiques par million de doses administrées”, détaille Nancy Messonnier, une responsable des CDC. Soit dix fois plus que les vaccins contre la grippe qui, de leur côté, provoquent 1,3 réaction allergique sévère par million de doses. D’après les autorités sanitaires, ces données s’appliquent aussi bien aux vaccins Pfizer qu’à leurs concurrents Moderna, qui utilisent une technologie d’ARNm similaire.

Pour autant, ce chiffre n’a rien d’alarmant, selon les autorités sanitaires qui se veulent rassurantes. “Le taux d’anaphylaxie des vaccins Covid-19 peut sembler élevé par rapport aux vaccins contre la grippe, mais je tiens à vous rassurer qu’il s’agit encore d’un résultat rare”, indique-t-elle, rappelant que les risques en cas d’infection par le coronavirus sont bien plus redoutables.

“Il s’agit d’un vaccin très sûr”, rappellent les autorités sanitaires

La responsable précise que “nous savons soigner un choc anaphylactique et nous avons mis en place des procédures sur les sites de vaccination”, afin que les personnes qui réalisent l’injection puissent réagir rapidement si un tel événement se produit.

“Bien sûr, nous espérons tous que chaque vaccin soit totalement exempt d’effet indésirable, mais même avec 11 cas par million de doses administrées, il s’agit d’un vaccin très sûr”. Nancy Messonier ajoute que “d’énormes efforts” sont en cours pour tenter de déterminer exactement ce qui cause les réactions allergiques graves.

Choc anaphylactique : qu’en dit la société Pfizer ?

Un porte-parole de Pfizer a, de son côté, indiqué à CNBC que la société fournissait des informations de prescription contenant un avertissement “clair”, selon lequel un traitement médical devait être facilement disponible “en cas d’événement anaphylactique rare après l’administration du vaccin”.

“Nous surveillons de près tous les rapports suggérant des réactions allergiques graves après la vaccination et mettons à jour le libellé d’étiquetage si nécessaire”, a-t-il ajouté. Contactée par CNBC, Moderna n’avait, à ce moment-là, aucun représentant disponible pour répondre aux questions des journalistes.

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