Tester, Isoler protéger… le gouvernement a mis un coup d’accélérateur sur le premier volet de sa stratégie pour stopper l’épidémie de la covid-19 en lançant une campagne massive de dépistage dans les écoles. Cette opération - débutée dans les zones A et C les 22 février et 1ᵉʳ mars respectivement - s’appuie sur le test RT-PCR salivaire. S’il est de prime abord plus “agréable” à réaliser qu’un prélèvement nasopharyngé, une question se pose : peut-on le réaliser après avoir mangé ou bu ?

Test salivaire : les gestes à respecter pour assurer sa fiabilité

Avant le déploiement des tests salivaires, la Haute Autorité de Santé s’est penché sur ces produits. Elle explique dans un communiqué datant du 11 février 2021 : "la sensibilité de ces tests est estimée à 85%, ce qui est légèrement inférieur (3% à 11%) à celle des tests RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé, mais reste supérieur aux seuils fixés par la HAS pour valider les tests".

Toutefois, elle précise que des précautions sont à prendre afin d’assurer leur performance.

En premier lieu, il faut attendre au moins 30 minutes si l’on a mangé, bu ou mâché un chewing-gum. Les résidus et substances présentes dans la bouche pourraient perturber le prélèvement.

Pour les mêmes raisons, il ne faut pas fumer de cigarette, de-cigarette, se brosser les dents ou faire un bain de bouche juste avant le dépistage.

L’échantillon recueilli doit être conservé dans un flacon sec et stérile à température ambiante.

La Haute Autorité de Santé indique également que "le prélèvement salivaire peut être réalisé de manière assistée ou en auto-prélèvement au laboratoire de biologie médicale, au domicile ou sur un site de dépistage. S’il est difficile pour le patient de cracher (par exemple pour les très jeunes enfants), la salive peut être prélevée sous la langue à l’aide d’une pipette".

RT-PCR salivaire : pour qui ?

Dans son avis du 11 février 2021, la HAS est favorable à la prise en charge des tests RT-PCR sur prélèvement salivaire pour :

  • les personnes contact pour qui un prélèvement nasopharyngé n’est pas envisageable ;
  • Les personnes asymptomatiques dans le cadre d’un dépistage ciblé à large échelle en particulier s’ils sont répétés régulièrement comme les écoles, les universités, le personnel des établissements de santé, des EHPAD.
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