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Certains experts ont suggéré que la pandémie de COVID-19 se dissiperait avec l'arrivée de l'été et la montée des températures et de l'humidité au sein des pays de l'hémisphère Nord. Or, selon une étude publiée récemment par la National Academy of Sciences, le coronavirus aurait peu de chance d'être de nature saisonnière, comme c'est le cas pour la grippe.

Une publication qui, si elle s'avère exacte, anéantirait tous nos espoirs de voir la pandémie s'estomper avec l'arrivée du printemps et à terme, de l'été.

"Étant donné que les pays actuellement sous des climats estivaux, comme l'Australie et l'Iran, connaissent une propagation rapide du virus, il ne faut pas supposer une diminution des cas avec l'augmentation de l'humidité et de la température", indiquent des experts de la National Academy of Sciences (NAS).

Les chercheurs ont également notifié que ni les coronavirus qui causent le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ni le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) des pandémies précédentes n'ont montré de tendances saisonnières.

Coronavirus saisonniers ? Plusieurs études contradictoires

Une première étude chinoise suggérait que, pour chaque augmentation de 1 °C de la température, les cas quotidiens de coronavirus diminuaient de 36 % à 57 %, et que, pour chaque augmentation de 1 % de l'humidité relative, les cas quotidiens diminuaient de 11 % à 22 %. "Mais ces résultats n'étaient pas cohérents", soutiennent les chercheurs de la National Academy of Sciences (NAS).

En outre, une autre étude chinoise a révélé que l'augmentation des températures et de l'humidité pouvait ralentir la reproduction des coronavirus, mais a démontré qu'il était toujours très contagieux dans ces conditions. En effet, toujours en Chine, la recherche a démontré une transmission soutenue du coronavirus, et ce, malgré les conditions météorologiques changeantes dans différentes parties du pays qui alternaient "froid" et "sec" et "chaud et humide".

Selon les analyses des chercheurs de la National Academy of Sciences (NAS), "même si la chaleur n'était pas favorable au COVID-19, étant donné le manque d'immunité de l'hôte à l'échelle mondiale, cette réduction de l'efficacité de la transmission pourrait ne pas conduire à une réduction significative de la propagation de la maladie, sans l'adoption concomitante d'interventions majeures de santé publique". En clair, la montée des températures ne pourront pas, à elles seules, sauver la population de la pandémie, si l'on en croit cette étude.

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