Selon les données publiées par le ministère de la Santé, 35 472 139 personnes avaient complété leur schéma vaccinal contre la COVID-19 au 1ᵉʳ août 2021. Cela représente 52,6% de la population française. Le chemin pour parvenir à l’immunité collective - soit 90% des plus de 12 ans - peut sembler encore long. Mais, il ne le serait pas tant que cela, selon Alain Fischer. Le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale a assuré au micro de RTL le 2 août 2021,que c’était “une possibilité pour le début de l’automne”.

Immunité collective contre la covid : une possibilité à "l’automne"

Avec 23 471 cas de covid-19 recensés en 24 heures et un taux de positivité (nombre de cas positifs par rapport au nombre de personnes testées) au 31 juillet 2021, il n’y a plus de doute que l'Hexagone affronte une 4ᵉ vague de l’épidémie de coronavirus. "Nous faisons face à un variant du virus, le fameux variant Delta, qui est très contagieux et qui impose une mesure énergique de vaccination pour arriver à cette immunité de groupe", a reconnu le Monsieur Vaccin du gouvernement. Toutefois, l’expert se montre confiant : "la vaccination avance très vite ces jours-ci". Pour lui, "c'est une possibilité" d'atteindre les 90% de personnes vaccinées, et ainsi l’immunité collective, "d'ici le début de l'automne".

"Les doses de vaccin sont là, les vaccinateurs sont là aussi, il faut finir de convaincre ceux qui pour l'instant ne se sont pas fait vacciner, d'aller à la vaccination", a-t-il ajouté.

"Si nous arrivions à cette immunité de groupe, nous aurions un bon contrôle et nous éviterions ce que nous observons malheureusement en ce moment, c'est-à-dire une reprise des hospitalisations, des séjours en soin intensif, des décès, qui ont commencé à réaugmenter", a-t-il rappelé.

COVID : la moitié des malades hospitalisés ont moins de 60 ans

Si la COVID-19 avait à ses premières heures surtout touché les personnes âgées ou fragilisées, le profil des malades a changé avec l’arrivée du variant Delta et de la 4ᵉ vague. “Presque la moitié des personnes qui sont hospitalisées en réanimation ont moins de 60 ans, ce qui n’était pas le cas au début de l’épidémie, parce qu’il y a moins de sujets vaccinés dans les moins de 60 ans”, a expliqué le Dr Alain Fischer ajoutant ensuite “personne n’est à l’abri d’une infection grave”.

L’expert a ajouté que les non-vaccinés "font les formes les plus graves" de la maladie. Une étude nationale réalisée par la Drees (le service statistique des ministères sociaux) entre le 31 mai et le 11 juillet dans les services Covid-19 et les réanimations confirme ses propos. Selon ses données, les personnes n’ayant pas reçu le vaccin contre le coronavirus représentent environ 85% des malades hospitalisés en France.

Mais, le docteur ne voit pas l’obligation vaccinale étendue comme un outil indispensable. Pour lui, il y a "une bonne chance" d’arriver à l’immunité collective "sans obligation". Il reconnaît néanmoins que "si malheureusement l’épidémie était encore présente à un niveau élevé et avec une immunité de groupe, non loin d’être atteinte, alors peut-être faudrait-il recourir à l’obligation vaccinale". "C’est un devoir de protection collective, a-t-il argué, on est en train de protéger la vie des gens, de protéger notre système hospitalier qui peut être à tout moment menacé par une reprise de l’épidémie", a-t-il plaidé sur les ondes de la radio.

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Sources

https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-l-immunite-a-90-possible-pour-le-debut-de-l-automne-selon-alain-fischer-7900058661

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