Depuis ce 14 mars, vous n’êtes plus obligé d’être intégralement vacciné (ou récemment infecté) pour entrer dans un lieu culturel ou de loisir (cinéma, théâtre, discothèques, bars). Le port du masque n’est également plus nécessaire dans les lieux clos tels que les commerces, les lieux de culte, les entreprises ou les écoles. Cependant, les transports collectifs (métro, train, bus) et les établissements de santé ne sont pas concernés par ces nouvelles mesures sanitaires. Selon l’épidémiologiste, Antoine Flahault, cette décision “est à contretemps en raison du rebond épidémique”, estime-t-il au Parisien.

En effet, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 repart à la hausse depuis quelques jours. Pour connaître l’impact de ces changements sur la circulation du Covid-19, l’Institut Pasteur a analysé différents scénarios à travers une modélisation publiée le 10 mars 2022. Les scientifiques restent rassurants, car dans tous les cas étudiés, le pic reste inférieur à celui du mois de janvier 2022. “Il pourrait dépasser 100 000 cas quotidiens en mars dans les scénarios où les taux de transmission augmentent de façon très importante suite au relâchement des mesures de contrôle”, indique le rapport des chercheurs. En début d’année, 300 000 nouveaux cas de coronavirus étaient recensés quotidiennement.

Coronavirus : des chiffres deux fois plus bas qu’en janvier 2022

Selon le premier scénario envisagé par l'Institut Pasteur, “le relâchement des mesures de contrôle le 14 marsdevrait encore pousser à la hausse les taux de transmission”, lit-on dans le rapport. “Nous explorons donc des scénarios où, à partir du 14 mars, les taux de transmission sont 50 %, 70 %, 100 % ou 130 % supérieurs aux niveaux de janvier-février.” Dans le pire des cas, si le taux de transmission est 130 % supérieur aux niveaux des mois de janvier et février, il y aura 150 000 cas par jour. C’est deux fois moins qu’en janvier-février 2022. À titre de comparaison, “les taux de contacts en décembre 2021 étaient à peu près 30 % supérieurs à ceux de janvier-février 2022”, révèlent les chercheurs. Et “(...) les taux de contacts en novembre 2021 étaient à peu près 60-70 % supérieurs à ceux de janvier-février 2022.”

Covid-19 : doit-on craindre une reprise de l’épidémie ?

Concernant le deuxième plan prévu, les scientifiques prennent en compte le fait que les Français pourraient anticiper le relâchement des mesures. Autrement dit, le nombre de personnes qu’ils pourraient côtoyer, en prenant compte des nouvelles règles, augmenterait avant le 14 mars. Par conséquent, les nombres de nouveaux cas prévus seraient plus importants. Si les taux de transmission sont 130 % supérieurs aux niveaux de janvier et février, 170 000 cas pourront être recensés chaque jour.

Néanmoins, dans les deux situations présentées, ce rebond épidémique faiblira à partir du mois d'avril. L’Institut Pasteur rappelle également que “ces scénarios sont faits sur la base de données incomplètes et d’hypothèses incertaines” car la propagation du virus reste difficile à anticiper et la dynamique de l’épidémie peut changer rapidement. C’est pour cette raison que “les trajectoires décrites dépendent des hypothèses faites. Si elles ne se réalisent pas, la dynamique observée pourra être différente des projections”, écrivent les chercheurs.

Sources

https://modelisation-covid19.pasteur.fr/realtime-analysis/omicron-variant-epidemic/

https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-fin-du-masque-et-du-passe-vaccinal-nouveau-protocole-en-entreprise-et-a-lecole-tout-ce-qui-chance-ce-lundi-14-mars-13-03-2022-T4PEPNXR55GHZMZNAQPDYPO7QE.php

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