Sommaire

L'essentiel 

  • Les recommandations sanitaires pour se protéger du Covid-19 sont disponibles sur le site www.gouvernement.fr/info-coronavirus. Pour toute information générale, le numéro vert national est accessible 24h/24, 7j sur 7 au 0800 130 000 (appel gratuit).
  • En cas d'urgence vitale, les autorités conseillent de composer le 15.
  • En cas de symptômes, même bénins, consultez immédiatement un médecin pour vous faire prescrire un test virologique RT-PCR et portez un masque en permanence.
  • Pour identifier rapidement le centre de prélèvement le plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site Santé.fr. Dans l’attente du résultat, restez confiné et évitez tout contact, pour ne pas contaminer votre entourage. 
  • Le ministère de la Santé rappelle que des mesures d'hygiène répétées constituent une "barrière efficace contre la propagation et le risque de contracter le virus". Il rappelle par ailleurs aux personnes présentant des symptômes de type toux ou fièvre d'éviter tout contact avec des personnes fragiles ou âgées et de ne pas emmener des enfants leur rendre visite.
  • En outre "parce qu’elles risquent de développer une forme sévère de la maladie, les personnes ayant plus de 65 ans ou atteintes d’une pathologie chronique (maladie cardiovasculaire, diabète, obésité, pathologie respiratoire, cancer évolutif sous traitement, hémopathie, insuffisance rénale sévère…), présentant une immunodépression ou les femmes enceintes, au cours du troisième trimestre de grossesse, doivent faire preuve d’une grande vigilance, se protéger en permanence et éviter tous les déplacements et contacts non nécessaires", précisent les autorités.

- Je n’ai pas encore été exposé au Covid-19 à ma connaissance : j’applique en permanence les gestes et comportements qui permettent de freiner l’épidémie.

Je limite mes déplacements au maximum et j’évite les rassemblements. J’applique les gestes barrières : je me lave régulièrement les mains, je tousse et éternue dans mon coude, j’utilise des mouchoirs à usage unique et les jette immédiatement, je ne salue pas les autres par une poignée de main ou par une embrassade, je respecte une distance de 1 mètre avec toute autre personne.

- J’ai été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 ou je vis avec un cas confirmé de Covid-19 : je m’isole et je surveille mon état de santé.

Je reste à mon domicile, je m’isole 2 semaines, je respecte scrupuleusement les gestes-barrières, je surveille ma température 2 fois par jour, je surveille l’apparition éventuelle de symptômes (toux, difficultés respiratoires, fièvre) et j’adopte le télétravail. Si des symptômes surviennent, je contacte mon médecin.

- J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 :

Je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin et ne me rends pas directement au cabinet, au laboratoire ou aux urgences ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU- Centre 15.

  • Selon le Pr Gabriel Leung, de la Hong Kong University, 60 % de la population mondiale pourrait finir par contracter le virus, malgré les mesures actuelles. Ira Longini, statisticienne et conseillère de l'OMS, appuie cette hypothèse : "avec une contamination moyenne de 2,5 personnes par cas, le taux de contagion du coronavirus COVID-19 peut atteindre 60 à 80 %".  

Rappel des gestes barrière pour se protéger du virus

L'essentiel © Service de presse

Quels sont les signes du virus, comment se transmet-il ?

Quels sont les signes du virus, comment se transmet-il ?

Coronavirus : les chiffres clés 

[DIRECT : Mise à jour le 31 mai 2021, 11h04]  

D'après les chiffres communiqués par la Direction générale de la santé, dimanche 31 mai au soir, le nombre de patients en réanimation continue de baisser. Les hôpitaux français accueillaient ce dimanche 14 322 malades du Covid-19, soit 58 de moins en 24 heures, dont 1 319 (-42) en services de réanimation, soit 42 de moins en services de réanimation. Le nombre de patients pris en charge en soins critiques est passé sous la barre symbolique des 3 000 ce dimanche (2 993), signe de l'amélioration de la situation sanitaire en France. D'après la DGS, 1 319 malades atteints d'une forme sévère de Covid-19 sont hospitalisés en réanimation. "Le solde reste négatif en réanimation, avec 6 malades en moins par rapport à hier (samedi)". L'épidémie de coronavirus a fait 31 nouveaux décès en 24 heures dans les hôpitaux français. Le coronavirus a tué au total 18 475 personnes en France en milieu hospitalier, soit 31 de plus par rapport à samedi. Les données des décès en établissements sociaux et médico-sociaux seront quant à eux actualisées mardi.

Pour endiguer l'épidémie, Santé Publique France rappelle que la population doit respecter les recommandations de prévention. Malgré la deuxième étape du déconfinement qui arrive à grand pas, la distanciation physique (respecter au moins un mètre entre les personnes, saluer sans se serrer les mains ni s’embrasser), les mesures d’hygiène (se laver régulièrement les mains, tousser dans son coude), la limitation des rassemblements (réunion), le port d’un masque et l’aération régulière des lieux fermés restent des mesures essentielles, de même que l’isolement en cas de symptômes et la réalisation d’un test dans les plus brefs délais. 

Qu’est-ce que le coronavirus ou Covid-19 ?

Les coronavirus doivent leur nom à leur forme en couronne. Des petites protubérances, les spicules, se fixent et pénètrent dans les cellules humaines. La famille des coronavirus compte un grand nombre de virus, certains n’affectent que les animaux. On ne connaissait jusqu’alors que six coronavirus susceptibles d’infecter l’homme.

Covid-19 : le virus est trois fois plus meurtrier que la grippe saisonnière

Il est bien loin le temps où on parlait du coronavis comme d'une vulgaire "grippette". En effet, selon une étude française publiée ce jeudi 17 décembre dans la revue médicale The Lancet Respiratory Medicine, le Covid-19 fait trois fois plus de morts à l'hôpital que la grippe saisonnière. L'étude en question se base sur les données de plus de 135 000 patients français, soit 89 530 hospitalisés pour le Covid-19 en mars et en avril 2020 et 45 819 hospitalisés pour la grippe entre décembre 2018 et février 2019.

On apprend en effet que le taux de décès des patients atteints du Covid-19 a été trois fois plus élevé que celui des patients touchés par la grippe. Il est de 16,9% pour les premiers (plus de 15 000 morts sur 89 500 malades), contre 5,8 % pour les seconds (plus de 2 600 morts sur 45 800 malades). "Notre étude est la plus vaste à ce jour à comparer les deux maladies et confirme que le Covid-19 est bien plus grave que la grippe", explique l'une des auteurs, la Pr Catherine Quantin du CHU de Dijon, chercheuse à l'Inserm. Elle ajoute que "le fait que le taux de décès du Covid soit trois fois plus élevé que celui de la grippe saisonnière est particulièrement frappant quand on sait que  la grippe de l'hiver 2018-2019 a été la pire de ces cinq dernières années en France pour le nombre de morts".

Un séjour en réanimation plus long pour les patients Covid

En outre, cette étude montre aussi que les patients hospitalisés pour Covid-19 ont davantage été admis en réanimation  et/ ou en soins intensifs : 16,3% d'entre eux ont dû être traités dans ces services réservés aux cas les plus graves, contre 10,8% pour ceux atteints de la grippe. De même, le séjour en réanimation était plus long pour les patients Covid que pour les malades de la grippe (15 jours contre huit jours).

Coronavirus : sa transmission pourrait-elle devenir saisonnière ?

La transmission de la Covid-19 pourrait devenir saisonnière "si elle persistait plusieurs années", selon un premier rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Plus d'un an après son apparition, la transmission du virus reste une énigme. L'Organisation météorologique mondiale, une agence spécialisée de l'ONU, a donc mis sur pied une équipe spéciale, réunissant 16 spécialistes, chargée d'étudier l'influence des facteurs météorologiques et de qualité de l'air sur la pandémie.

"La Covid-19, si elle persistait plusieurs années, serait une maladie fortement saisonnière"

Le premier rapport de cette équipe "suggère qu'il serait possible de s'appuyer sur les facteurs météorologiques et de qualité de l'air pour surveiller et prévoir" la maladie à l'avenir. Ce rapport envisage l’aspect saisonnier éventuel de la transmission de la Covid-19. "Les infections virales respiratoires présentent souvent une certaine forme de saisonnalité, en particulier le pic automne-hiver pour la grippe et les coronavirus responsables de rhume s dans les climats tempérés. Cela a donné à penser que la Covid-19, si elle persistait plusieurs années, serait une maladie fortement saisonnière", assurent les spécialistes de l'OMM.

Les coronavirus à l’origine d’épidémies mortelles

  • Le SRAS-CoV (2002-2003), ou coronavirus à l’origine d’un syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), apparu en Chine : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté un total de 8 096 cas dans 30 pays, dont 774 décès (soit près de 10% de mortalité). 437 cas possibles de SRAS ont été signalés en France entre mars et juillet 2003.
  • Le MERS-CoV (2012-2013), ou coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient : ce virus est identifié pour la première fois en Arabie Saoudite en avril 2012. 1 589 cas et 567 décès dans 26 pays ont été recensés (soit un taux de mortalité d’environ 30%).
  • Le SARS-CoV-2 : le virus a fait son apparition en Chine au mois de décembre 2019, dans la ville de Wuhan (dans la province de Hubei), qui compte 11 millions d’habitants. Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues sur le marché de Wuhan.  Dans une notification d’urgence, le comité de santé municipal de la ville fait état d’une “série de patients atteints de pneumonie  inexpliquée”. Une équipe d’experts de la National Health Commission (NHC) s’est rendue sur place en urgence, le 31 décembre 2019, pour mener des travaux d’inspection et de vérification. 

Le virus incriminé a été identifié par les experts comme un nouveau type de coronavirus, de la famille du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Ils l’ont d'abord baptisé 2019-nCoV, avant de le renommer SARS-CoV-2. La maladie qu'il occasionne porte le nom de COVID-19, pour Coronavirus Disease 2019.  

Carte en temps réel du bilan des morts et cas par villes et pays du monde : Etats-Unis, Italie, Inde, Chine, Afrique, France... 

La carte ci-dessous montre la progression de l'épidémie par ville du monde  en temps réel, le nombre de personnes contaminées  et  décédées,  selon les agences gouvernementales. Elle a été réalisée par l'éditeur de cartographie en ligne HERE Technologies. Les données qu'elle présente sont issues du Center for Systems Science and Engineering (CSSE) de l'Université Johns Hopkins et de DXY.

Quels sont les symptômes du coronavirus ?

Les symptômes du coronavirus les plus décrits sont ceux d'une grippe ou d’une infection respiratoire aiguë. D’autres formes plus sévères ont aussi été observées. Voici les signes d’alerte permettant de reconnaître une personne contaminée :

  • Fièvre (peu élevée et progressive), frissons, tremblements ;
  • Toux sèche persistante ;
  • Malaise général, fatigue ;
  • Douleurs musculairescourbatures ;
  • Céphalées ;
  • Difficultés respiratoires ;
  • Anomalies pulmonaires détectables ; 
  • Éventuellement maux de gorgeécoulement nasaldiarrhée, vomissements ou anosmie ; 
  • Perte du goût et de l'odorat observée chez certains jeunes patients (23-45 ans) et les femmes ;
  • Sécheresse buccale
  • Signes digestifs (type diarrhée) observés chez certains sujets âgés.
  • État confusionnel et chute, chez les patients âgés.
  • Lésions cutanées : rougeurs, eczéma, acrosyndromes, énanthèmes (des taches rouges sur les muqueuses).



Coronavirus : 8 symptômes moins connus à surveiller


Coronavirus : 8 symptômes moins connus à surveiller
Fièvre, toux, maux de tête, courbatures… Les symptômes les plus fréquents du Covid-19 commencent à être bien connus. Mais d’autres, plus rares, doivent également vous alerter. Anosmie, conjonctivite, chute...


Ces symptômes apparaissent après un temps d'incubation pouvant aller jusqu'à 14 jours. Cette durée d'incubation “durerait en moyenne 6 jours”, précise le Dr Kierzek, interrogé par Medisite. Notez également que certaines personnes peuvent contracter le coronavirus sans jamais présenter aucun symptôme. On dit alors qu'ils sont porteurs sains, ou asymptomatiques. 

Les premiers signes observés sont souvent une fièvre, accompagnée de toux, signes présents dans la majorité des cas (mais pas toujours). Cette fièvre n’est, en principe, pas très élevée, et s'élève graduellement pour avoisiner les 38 à 39°C. On ne la sent pas nécessairement monter. La toux, elle aussi, apparaît de manière progressive. Celle-ci est décrite comme sèche : le malade ne crache pas. Les maux de têtes, la fatigue et les douleurs musculaires font aussi partie des premiers symptômes du Covid-19. 

Chez les personnes âgées, des signes avant-coureurs peuvent survenir 4 à 5 jours avant l'apparition de fièvre ou de signes respiratoires. Il s'agit généralement de troubles digestifs (diarrhée, vomissements), d'une confusion et d'étourdissements pouvant entraîner une chute



Covid-19 : comment le différencier de la grippe saisonnière ?


Covid-19 : comment le différencier de la grippe saisonnière ?
Les symptômes du Covid-19 sont très proches de ceux de la grippe et du syndrome grippal. Alors comment différencier ces pathologies ? Medisite fait le point.


1 malade sur 10 a toujours des symptômes 8 mois après l'infection

Le coronavirus peut vous affecter à long terme. Une nouvelle étude suédoise publiée le 7 avril dernier dans le Journal of the American Medical Association vient le confirmer. L’étude conclut à la p résence fréquente et durable de symptômes à long terme, même après avoir développé une forme "légère" de la maladie. On apprend ainsi que 11% des participants ayant eu le coronavirus présentent toujours au moins un symptôme ayant un impact négatif sur la vie professionnelle, sociale ou familiale huit mois après leur infection. On parle ici d'un symptôme durant depuis au moins 8 mois. 26% des personnes infectées présentent également un symptôme modéré à sévère huit mois après leur contamination. Les chercheurs comprennent dans ce pourcentage les personnes souffrant d'un symptôme durant depuis au moins deux mois.

Un tiers des patients guéris ont des troubles psychologiques et neurologiques

Le coronavirus continue d'impacter les personnes qu'il frappe même après leur guérison. Selon un étude publiée dans The Lancet Psychiatry ce mardi 6 avril, une personne sur trois qui a surmonté la Covid-19 a eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques dans les six mois suivant l'infection. Un constat inquiétant basé sur les dossiers de santé électroniques de 236 379 patients, principalement américains. Selon les auteurs de l'étude, 34% des malades se sont vus diagnostiquer une maladie neurologique ou psychiatrique dans les six mois suivant l'infection.L'anxiété (17%) et les troubles de l'humeur (14%) sont les diagnostics les plus fréquents.

Risque accru chez les malades admis en réanimation

Désorientation, maux de tête, confusion, problèmes de mémoire et engourdissements font partie des symptômes neurologiques observés chez les patients atteints de la Covid-19. Selon l'étude, le risque de développer des troubles à long terme est accru chez les patients ayant été hospitalisés pour une forme grave de la Covid-19. Ainsi, 46% des patients admis en réanimation ont eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques six mois après l'infection. Près de 7% des patients qui avaient été en réanimation ont fait un AVC par la suite, 2,7% une hémorragie cérébrale et près de 2% ont développé une démence, contre respectivement 1,3%, 0,3% et 0,4% de ceux non hospitalisés.

La perte d'audition, une nouvelle séquelle du virus ?

La perte d'audition pourrait être une des nouvelles séquelles du coronavirus. On connaissait déjà la perte de l'odorat, la fatigue ou les troubles cardiaques persistants après avoir contracté le virus, il semble désormais que la surdité soudaine puisse être une des séquelles. On en veut pour preuve une étude publiée dans la revue BMJ, et relayée par Futura Santé, qui rapporte ainsi le cas d'un homme de 45 ans devenu subitement sourd d'une oreille après avoir développé une forme sévère de Covid-19.

En effet, une semaine après sa sortie de réanimation, le patient qui a été intubé 30 jours a révélé être atteint d'acouphène s à l'oreille gauche, avant de devenir totalement sourd de cette oreille. Après un examen approfondi, les médecins n'ont découvert aucune raison physique à cette surdité soudaine au niveau du tympan et ont donc supposé que c'était une des conséquences de son infection au coronavirus. Si la perte d'audition ne figure par parmi les symptômes officiellement listés par l'OMS, il ne s'agit pas pour autant d'un cas isolé.

En effet, selon l'International Journal of Infectious Diseases, un Égyptien asymptomatique a ainsi été victime d'une perte totale d'audition soudaine d'une oreille en juin dernier. Une étude publiée en juillet dans l'International Journal of Audiology avait déjà révélé que 13,2% des patients ayant eu la Covid-19 avaient par la suite signalé une modification de leur auditio n et / ou des acouphènes depuis le diagnostic. L'âge médian de ces cas de malades ayant perdu l'audition était de 64 ans et 87,5% d'entre eux étaient des hommes. Il semble donc que ce soit les hommes qui soient le plus touchés par cette conséquence du

Covid-19 : le virus provoque des lésions vasculaires dans le cerveau

Le coronavirus cause aussi des lésions cérébrales. C'est ce que semble prouver une récente étude des chercheurs des National Institutes of Health (NIH, États-Unis) publiée dans The New England Journal of Medicine, et relayée par Santé Magazine. Les scientifiques se sont intéressés aux séquelles cérébrales sur les patients atteints du virus. Après avoir examiné des échantillons de tissu cérébral de patients décédés peu de temps après avoir contracté la Covid-19, les chercheurs ont constaté des lésions et une inflammation des vaisseaux sanguins chez ces malades.

"Nous avons constaté que le cerveau des patients qui contractent une infection par le SRAS-CoV-2 peut être sensible aux lésions microvasculaires des vaisseaux sanguins. Nos résultats suggèrent que cela peut être causé par la réponse inflammatoire du corps au virus", explique la Pre Avindra Nath, directrice clinique au National Institute of Neurological Disorders and Stroke (NINDS), organisme appartenant au NIH, et auteure principale de l'étude. Les chercheurs précisent toutefois qu'aucune trace n'a été retrouvée dans les tissus cérébraux. Cela prouve donc que les lésions cérébrales induites par le coronavirus n'ont pas été causées par une attaque virale directe.

Des vaisseaux sanguins plus minces que la normale

En pratique, les chercheurs ont étudié des échantillons de tissus cérébraux de 19 patients décédés quelques heures à deux mois après avoir signalé des symptômes. Ils ont utilisé un scanner spécial d'imagerie par résonance magnétique (IRM) de haute puissance, 4 à 10 fois plus sensible que la plupart des scanners IRM. Les scans ont révélé que deux régions cérébrales avaient une abondance de points lumineux qui indiquent souvent une inflammation : les bulbes olfactifs et le tronc cérébral qui relie le cerveau et le cervelet à la moelle épinière.

Grâce à un examen microscopique, les chercheurs ont découvert que les points lumineux contenaient des vaisseaux sanguins plus minces que la normale. "Nous avons été complètement surpris. À l'origine, nous nous attendions à voir des dommages causés par un manque d'oxygène. Au lieu de cela, nous avons vu des zones multifocales de dommages généralement associés aux accidents vasculaires cérébraux et aux maladies neuroinflammatoires", a assuré le Dr Nath.

Troubles de l’érection à long terme

Les personnes infectées par la Covid-19 seraient susceptibles de souffrir d'effets à long terme sur leur santé, et notamment de troubles de l’érection chez les hommes, selon des experts médicaux. C’est le Dr Dena Grayson, spécialiste des maladies infectieuses, qui a assuré à la télévision américaine qu’il existait des craintes que la maladie n'affecte les performances sexuelles des hommes, même après leur rétablissement du coronavirus.

"Il y a une réelle inquiétude sur que les hommes puissent avoir des problèmes à long terme de dysfonction érectile en raison de ce virus parce que nous savons qu'il provoque des problèmes dans le système vasculaire'', a en effet déclaré le Dr. Grayson à NBC Chicago cette semaine. Le médecin alerte également sur les risques neurologiques.

"Nous savons maintenant que les gens peuvent avoir des effets à long terme sur la santé à la suite de ce virus, des complications neurologiques" notamment, assure la spécialiste des maladies infectieuses. Elle souhaite alerter la population sur les "complications à long terme, et potentiellement à vie" du coronavirus.

Les malades atteints du variant anglais ont-ils plus de symptômes ?

Le variant anglais provoque-t-il plus de symptômes ? Les connaissances sur ce variant sont encore minces et controversées sur cette mutation du virus qui serait plus contagieuse que la souche originale. Selon une étude publiée le mercredi 27 janvier dernier par l'Office national des statistiques britanniques, le variant anglais provoquerait les mêmes symptômes que la souche d'origine, mais ces symptômes seraient plus fréquents. Les chercheurs ont découvert que les malades infectés par le variant britannique souffraient davantage de toux, de fatigue, de maux de gorge, de fièvre et de douleurs musculaires ou myalgies.

En effet, comme le rapporte La Dépêche, qui relaie l'étude, les chercheurs britanniques ont comparé deux groupes de malades, l'un infecté par le variant, l’autre par le virus original. Résultat, 35% des malades du variant ont déclaré souffrir de toux, contre 28% des autres contaminés par le coronavirus "de base". Les malades atteints du variant seraient également plus nombreux à déclarer ressentir de la fatigue, 32%, contre 29% pour les autres malades. Les maux de gorge seraient également plus fréquents pour les malades du variant, 22% en souffrent, contre 19% pour les patients infectés par la souche orignale du virus. C'est également le cas pour la fièvre (21% contre 19%) et les douleurs musculaires ou myalgies.

Si les maux de tête, les nausées ou encore la sensation de souffle court sont équivalents pour les deux groupes, les personnes atteintes du variant sont moins nombreuses (19%) à souffrir de perte de goût ou d'odorat par rapport aux autres malades du Covid-19 (22%). Si cette étude de l'Office national des statistiques britanniques assure que les malades infectés par le variant développent plus de symptômes de la maladie, cela est contredit par une autre étude britannique publiée par King’s College London, University College London et Harvard Medical School deux jours plus tard le 29 janvier.

Des résultats contredits par une autre étude

"Nous n'avons trouvé aucune différence dans les symptômes et pas d'aggravation globale dans la sévérité de la maladie", assurent à l'inverse les chercheurs, qui se sont basés sur les données de 36 920 utilisateurs de l'application Covid Symptom Study. Ils s'opposent à l'étude précédente ayant "conclu que des individus infectés par le B.1.1.7 [le variant anglais, NDLR] étaient plus susceptibles de manifester de la toux, des maux de gorge, de la fatigue, des myalgies et de la fièvre dans les sept jours précédant leur test, et moins susceptibles de manifester des pertes de goût ou d'odorat".

Selon eux, "l'ajustement aux facteurs de l'âge, du sexe et de l'environnement n'est pas clair dans cette étude". "Si l'on ne corrige pas en fonction de ces facteurs, on trouve des différences signifiantes dans les témoignages des symptômes mais de notre point de vue, ces différences ne sont probablement pas dues au B.1.1.7", estiment les scientifiques, qui reconnaissent toutefois qu'il est "nécessaire de mener de plus amples études sur les symptômes de B.1.1.7 dans différents contextes pour être définitif sur la question".

Le coronavirus vous fait-il perdre vos cheveux ?

La perte de cheveux est-elle un nouveau symptôme courant de la pandémie ? La chute de cheveux semble en tout cas s'accentuer ces derniers mois, selon un article du New York Times publié le 18 février dernier et relayé par Slate. Les recherches Google pour la perte de cheveux ont d'ailleurs augmenté de 8% au cours des 12 derniers mois, d'après la société scientifique Spate. Le sujet est recherché en moyenne plus de 829.000 fois par mois aux États-Unis. Selon de nombreux experts, la perte de cheveux résulte du stress et de l'inflammation post-virale du coronavirus. Connue sous le nom d'effluvium télogène, la perte de cheveux temporaire résulte de la fièvre, de la maladie et d'un stress sévère.

Une perte survenant 3 à 4 mois après la maladie

"Tout type de stress grave peut déclencher la perte de cheveux, qu'il s'agisse de stress pour votre corps dû à une maladie ou de stress émotionnel comme le décès d'un être cher", explique le Dr Abigail Cline, dermatologue au New York Medical College, qui a mené des recherches sur la perte de cheveux liée à la pandémie. Selon l'article du New York Times, la perte de cheveux est devenue un symptôme courant du coronavirus, survenant généralement trois à quatre mois après la maladie.

Le Dr Jerry Shapiro, dermatologue à NYU Langone Health, qui se spécialise dans la perte de cheveux, a déclaré que si une chevelure saine comprend généralement 90% de cheveux en phase anagène, c'est-à-dire de cheveux en croissance et 10% de télogène, c'est-à-dire de cheveux en repos, ce rapport peut passer à 50-50 après avoir eu une forte fièvre  ou une maladie telle que la grippe.

Covid-19 : les malades auraient plus de risques de faire une hémorragie

C'est une nouvelle conséquence du coronavirus. Une récente étude  de chercheurs de l'université du Michigan, aux États-Unis, vient de révéler que les malades de la Covid-19 auraient un risque accru d'hémorragie. Des chercheurs avaient déjà découvert à la fin de l'année que les patients atteints par le virus présentaient un risque plus élevé de thrombose, c'est-à-dire de formation de caillots dans les vaisseaux sanguins. Selon les chercheurs de l'université du Michigan, "si le sur-risque de thrombose existe chez les patients souffrant de Covid-19, il ne faut pas ignorer un potentiel risque hémorragique".

Leur étude a été publiée dans la revue spécialisée Scientific Reports. Comme le rapporte Top Santé, qui relaie l'étude, pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs américains ont étudié 118 patients atteints par le virus. En réalisant des tests sanguins réguliers, ils ont découvert que les malades avaient des taux sanguins d'activateurs tissulaires du plasminogène (t-PA) et d'inhibiteurs de l'activateur du plasminogène 1 (PAI-1) anormalement élevés.

Le niveau excessif de t-PA favorise les hémorragies

En pratique, les molécules PAI-1 et t-PA sont chargées de réguler l'activité de la plasmine, une protéine impliquée dans le développement de caillots sanguins : la première empêche leur formation tandis que la seconde le favorise. Ainsi si le niveau élevé de PAI-1 entraîne des risques de thrombose accrus, à l'inverse le niveau excessif de t-PA dans le sang peut favoriser les hémorragies chez les malades du coronavirus.

PIMS : quelle est cette maladie post-coronavirus touchant les enfants ?

C'est une des conséquences du coronavirus. Une mère de famille originaire des Pyrénées-Orientales a écrit mi-avril à Emmanuel Macron pour l'alerter sur le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique, ou PIMS, qui touche les enfants ayant contracté la Covid-19. 

Le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique, ou PIMS, a touché un peu plus de 500 enfants en France depuis le 1er mars 2020, selon Le Figaro. Dans un point du 25 mars, Santé publique France annonçait que 442 cas avaient alors été signalés et que 196 enfants (44%) avaient été hospitalisés en réanimation. Le syndrome avait au départ été confondu avec la maladie de Kawasaki en raison de symptômes communs. Le PIMS est une inflammation généralisée qui touche entre autres le muscle cardiaque et qui entraîne de la fièvre et dans la majorité des cas des troubles gastro-intestinaux. "Dans 80% des cas il y a des signes digestifs : diarrhées, vomissements, douleurs abdominales. Il y a une fièvre importante. Les enfants peuvent avoir une rougeur aux yeux, conjonctivite, les lèvres asséchées et beaucoup de fatigue", confirme auprès du Figaro Alexandre Belot, rhumato pédiatre. Il surveille les nouveaux cas déclaré pour Santé Publique France et révèle que l'âge médian des jeunes patients est de 7 ans.

Plus de trois quarts des cas positifs au coronavirus

Même si le PIMS n'est pas directement lié au coronavirus, le lien entre les deux pathologies semble démontré. Au cours d'une audition au Sénat ce vendredi 30 avril, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet a assuré que ce syndrome se manifestait "la plupart du temps dans le contexte d'enfants qui ont été infectés par le Covid-19 à peu près un mois avant". Une affirmation confirmée par Santé Publique France selon qui "plus de trois quarts des cas confirmés" (77%) de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique affichaient des résultats sérologiques ou de tests PCR positifs.

Pour LCI, Michael Levin, professeur de biologie de l'Imperial College à Londres et l'un des auteurs d'une étude publiée dans The New England of Medicine (NEJM), assure qu e l'apparition du PIMS serait liée à "des réponses immunitaires adaptatives cellulaires ou humorales aberrantes" qui déclencheraient des "inflammations" ou provoqueraient "des dommages aux organes". Le PIMS a déjà fait une vicitime en France au tout début de la pandémie et selon les autorités sanitaires, 215 des 501 enfants français qui l'ont contracté (43%) ont dû être admis réanimation. 122 d'entre eux ont même été hospitalisés en unité de soins critiques (24%).

Définition des cas possibles  

Santé Publique France définit les cas possibles comme suit : 

a) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë avec une fièvre ou une sensation de fièvre,
ET
Ayant voyagé ou séjourné dans une zone d’exposition à risque dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques. Il s'agit des pays pour lesquels une transmission communautaire diffuse de Covid-19 est décrite. 

b) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë dans les 14 jours suivant l’une des expositions suivantes :

  • Contact étroit d’un cas confirmé de COVID-19, pendant que ce dernier était symptomatique ;
  • Personne co-exposée, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d’exposition (c’est-à-dire un voyage ou séjour dans une zone d’exposition à risque) qu’un cas confirmé.

Définition des cas confirmés

Santé Publique France définit les cas confirmés comme "toute personne, symptomatique ou non, avec un prélèvement confirmant l’infection par le SARS-CoV-2".

Un auto test fiable pour détecter le coronavirus est disponible en ligne

Un auto test en ligne du nom de maladiecoronvirus.fr, développé sous l'impulsion du ministère de la Santé et de l'insitut Pasteur est désormais disponible pour prediagnostiquer le coronavirus. Objectif : vous permettre d'évaluer si votre état est inquiétant et nécessite une prise en charge médicale en urgence.



Coronavirus : un autotest fiable en ligne pour détecter la maladie


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Développé sous l'impulsion du ministère de la Santé et de l’institut Pasteur, ce test permet en à peine 3 minutes de détecter et orienter les malades graves. Son but : vous permettre d'évaluer si...


Les dangers des tests nasopharyngés

Les tests Covid réalisés dans le nez ne sont "pas sans risque". C’est l’alerte qu'avait donné ce 8 avril l’Académie de médecine pour tous les tests dits "nasopharyngés". Elle expliquait alors que ces prélèvement peuvent entraîner "désagrément, douleur ou saignement" ainsi que la survenue de "brèches de l'étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite". Une nouvelle étude publiée le 29 avril dernier dans le JAMA Otolaryngol Head Neck Surgery vient confirmer l'existence de complications avec ces test naropharyngés. Les chercheurs de l'hôpital universitaire d'Helsinki ont étudié la fréquence et le type de complications entraînés par les prélèvements nasopharyngés.

L’auteur principal de l'étude, le Dr Anni Koskinen de l'hôpital universitaire d'Helsinki, rappelle que dans le prélèvement nasopharyngé l’écouvillon approche des structures critiques, dont les orbites, la base du crâne ainsi qu’un système vasculaire dense. Pendant les sept mois qu'a duré l'étude, 643 284 tests nasopharyngés ont été réalisés. Après étude des rapports de complications liés au test, ils ont ont constaté qu'il y avait eu 8 consultations liées à des complications survenues après le test. Il s'agissait de sept femmes et d'un homme âgé de 14 à 79 ans. 4 saignements nasaux et 4 écouvillons cassés, tous survenus immédiatement après l'échantillonnage, ont également été recensés. Aucun de ces huit patients n'a toutefois été testé positif au coronavirus.

Des saignements qui auraient pu être mortels

L'étude précise que les écouvillons cassés ont été retirés par endoscopie nasale sous anesthésie locale, tandis que les saignements nasaux ont été traités par médicaments, à l'aide de pansements ou ont nécessité des procédures chirurgicales et endovasculaires. Si la fréquence des complications, estimée à 1,24 cas pour 100 000 tests nasopharyngés reste très faible, certains des saignements auraient pu être mortels. L'étude évoque des risques de septicémie et une possible "hémorragie massive". Les pansements au niveau du nez ont également causé des infections.

Se protéger du coronavirus : adoptez ces gestes !

Quelle prévention à l'échelle individuelle ? 

Un strict respect des précautions standard d'hygiène est recommandé. A savoir : 

  • Le lavage des mains régulièrement ; 
  • La désinfection des surfaces. 

Les premières recommandations du gouvernement indiquaient que le port d'un masque par une personne saine n'était pas suffisant pour se protéger. Un discours qui a toutefois évolué au cours des dernières semaines. Une chose est sûre, le port du masque par un cas confirmé est utile pour éviter la propagation du virus par la salive. L'Académie de médecine préconise d'ailleurs un port obligatoire de masque antiprojection par toute la population.

Les masques "de protection respiratoire" (de type FFP2), actuellement réservés aux soignants, sont quant à eux efficaces en protection, puisqu'ils filtrent 94 % des particules mesurant jusqu'à 0,6 micromètre, présentes dans l'air inspiré. Les postillons pouvant contenir le virus sont donc bloqués par ces masques. 

Quelle prévention à l'échelle individuelle ?© Istock

Traduction : Médisite

2019-nCoV : ces contacts augmentent vos risques d'être contaminé !

Dans la mesure où le virus se transmet par les gouttelettes de salive, avoir été en contact étroit avec un patient contaminé vous expose à un risque de développer la maladie. 

Santé Publique France définit les "contacts étroits" comme suit : 

  • les personnes ayant partagé le même lieu de vie que le patient malade lorsque celui-ci présentait des symptômes, ou ;
  • des personnes ayant eu un contact direct, en face à face, à moins d’1 mètre du patient malade au moment d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion ;
  • les flirts ; amis intimes ;
  • les voisins de classe ou de bureau ;
  • les voisins du cas dans un avion ou un train, ou les personnes restées dans un espace confiné avec le patient malade (voiture individuelle par exemple).

Comment ne pas contaminer sa famille et ses proches ?

Jusqu'à présent, les personnes atteintes du coronavirus ont contaminé leur famille et leurs proches. Les individus se sont contaminés entre eux.

Si vous êtes contaminé ou êtes confiné avec une personne contaminée, voici les mesures anti coronavirus à suivre : 

  • La personne contaminée doit être mise à l'écart des autres. Elle doit être mise en "quarantaine" dans une chambre fermée. Il faut créer deux milieux de vie pour que l'un d'entre eux reste le plus sain possible.
  • Cette personne doit porter un masque chirurgical pour ne pas contaminer ses proches.
  • Ce masque doit être renouvelé tous les jours.
  • Le malade doit, chaque fois qu'il se rend aux toilettes, nettoyer les WC à l'aide d'un désinfectant après son passage. Même chose pour tout objet touché et partagé avec les autres membres (lavabo, douche, etc.).
  • Il doit limiter drastiquement ses contacts avec les objets communs à toute la famille s'il est contraint de sortir de sa zone de confinement : ne pas toucher aux poignées de portes, aux meubles, à la télécommande, aux téléphones...
  • Les mouchoirs utilisés doivent être jetables, et jetés immédiatement après usage.
  • Une personne peut être désignée pour s'occuper du malade et limiter l'exposition directe au virus des autres membres.
  • Les lieux de vie doivent être aérés plusieurs fois par jour pour diminuer la présence des particules virales.
  • Le lavage des mains au savon ou avec une solution hydroalcoolique de tous les membres de la famille est indispensable, plusieurs fois par jour, idéalement toutes les heures. Cette mesure doit être appliquée par la personne s'occupant du malade chaque fois qu'elle sort de sa chambre.
  • Les objets utilisés par le malade ne doivent pas être partagés et régulièrement désinfectés (couverts, serviettes, etc.).



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Les animaux domestiques peuvent attraper le variant anglais

Pour la première fois depuis leur apparition, des animaux de compagnie ont été déclarés positifs à un variant, celui anglais. Comme le rapporte Futura Sciences, c'est le 12 février dernier au Texas, aux États-Unis, qu'un labrador noir et un chat à poil court ont été testés positifs au variant anglais du coronavirus le 12 février, deux jours après le dépistage de leur maître. Il s'agit en effet des premiers animaux à avoir été testés positifs à un variant. Cela vient démontrer qu'une personne infectée par un variant du coronavirus peut le transmettre à ses animaux de compagnie.

"Ce virus peut se transmettre entre humains et animaux, c'est important pour les personnes avec la Covid-19 de se tenir éloignées des animaux domestiques et des autres animaux, comme elles le feraient pour les autres personnes afin de prévenir la transmission du virus aux animaux", rappelle en effet le Dr. Casey Barton Behravesh, directeur du One Health Office au Center for Disease Control. Les animaux pourraient, si on ne respecte pas la distanciation en cas de contamination, devenir un réservoir du virus.

Stades épidémique 1, 2, 3 : quelles sont les mesures mises en place ?

Depuis la pandémie H1N1 en 2009, il existe 3 stades d'épidémie. Depuis le 14 mars, nous sommes au stade 3 compte-tenu de la flambée des cas. La porte-parole du gouvernement, Sibeth NDiaye, avait déclaré le 3 mars sur France Info qu'elle craignait "qu’il ne soit difficile d’échapper à la phase épidémique", dite de stade 3. Retour sur les 3 phases d'épidémie et ce à quoi correspond le niveau d'alerte le plus élevé... auquel nous sommes.

  • Stade 1 : ce stade se traduit par des mesures visant à freiner l'introduction du virus. Concrètement : les autorités recensent les patients suspects, les place en confinement, retrace en cas de positivité, leur parcours, et joint les personnes avec qui ils ont été en contact pour les soigner. En parallèle le gouvernement met en place des mesures pour protéger les personnels soignants, constituer des stocks de produits de santé, ouvrir des plateformes d'information, et contrôle l'état de santé des voyageurs.
  • Stade 2 : ce stade a pour but d'endiguer la propagation du virus  après l’apparition de foyers à différents endroits sur notre sol, avec des regroupements de patients dits "clusters". Objectif : freiner les contaminations et laisser le temps aux établissements de santé de se préparer à l’épidémie et un éventuel passage en stade 3. Concrètement : certains établissements scolaires à risques sont fermés, les déplacements de certaines populations peuvent être limités, le télétravail conseillé. Les manifestations publiques de plus de 5 000 personnes sont annulées. En cas de risques d'exposition au virus, les individus sont mis en quarantaine.
  • Stade 3 : c'est le stade dit "épidémique". Le virus circule activement sur le territoire. Il s'agit alors pour les autorités de limiter ses effets. Tous les efforts doivent être déployés pour contrôler la situation. Même s'il est difficile de se prononcer sur la durée de ce stade pour l'heure, le ministère de la Santé estime qu'il pourrait s'étaler sur  8 et 12 semaines.



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Le stade épidémique 3 : les conséquences au quotidien

Les cas de Covid-19 explosant, le gouvernement a changé de stratégie et est passé au stade épidémique 3. Objectif : limiter la contagion grâce à des mesures barrières, mais aussi réduire la charge sur le système de santé ou encore renforcer notre capacité de réponse sanitaire. 

Voici les mesures mises en place : 

La fermeture des structures suivantes :

  • Crèches,
  • Établissements scolaires, d'enseignement et de formation,
  • internats et établissements d'accueils collectifs de mineurs.

Le renforcement de la protection de populations fragilisées :

  • personnes âgées,
  • personnes handicapées,
  • enfants,
  • personnes sans domicile fixe…

La limitation de tous rassemblements :

  • Les moyens de transports individuels sont préconisés.
  • Les déplacements individuels non essentiels sont ultra restreints. Après une première attestation de déplacement dérogagoire rendue obligatoire le 17 mars 2020, les règles de confinements ont été durcies. Tout Français doit donc se conformer au strict respect d'une nouvelle attestation de déplacement dérogatoire plus restrictive, en ligne depuis le 24 mars 2020 au soir, également disponible sur smartphones.
  • Le télétravail est vivement encouragé par exemple (sauf impossibilité).

Le stade 3 doit maintenir les secteurs d'activité vitaux

Le stade 3 implique également la mobilisation de personnels publics ou la mise en place de soutiens financiers aux foyers touchés par la pandémie. 

Enfin ce stade épidémique doit permettre de maintenir les secteurs d'activité vitaux (gouvernement, défense, distribution d'eau potable, traitements des déchets, santé, justice, services bancaires, gestion des énergies...).

Quelles sont les personnes à risque face à cette pneumonie virale ?

Selon les dernières informations de Santé Publique France pour l'heure, les personnes à risque d’être contaminées par le coronavirus 2019-nCoV sont celles :

  • Ayant eu un contact étroit avec un cas confirmé d’infection au SARS-CoV-2, pendant que ce dernier était symptomatique ou non ;
  • Ayant travaillé ou ayant séjourné dans un hôpital dans lequel un cas d’infection au nCoV a été confirmé ;
  • Souffrant de pathologies chroniques et fragilisées par leurs maladies (problèmes cardiaques, diabète, cancers...).
  • Étant âgées.
  • Ayant visité ou travaillé dans un marché d’animaux vivants à Wuhan, en Chine ou revenant de cette zone.

Quelles sont les personnes à risque de contracter une forme grave de Covid-19 ?

Si tout le monde peut contracter le virus SARS-CoV-2, certaines personnes sont plus susceptibles de développer de graves complications, pouvant nécessiter une hospitalisation en réanimation, voire entraîner le décès. À savoir : 

  • les personnes âgées de plus de 65 ans ;
  • les personnes atteintes d’une maladie chronique ou fragilisant leur système immunitaire (antécédents cardiovasculaires, diabète et obésité, pathologies chroniques respiratoires, cancers, insuffisance rénale, cirrhose, splénectomie, drépanocytose…) ;
  • les femmes enceintes au 3ᵉ trimestre de grossesse.

Forme grave de Covid-19 et scléroses en plaque : les facteurs de risque identifiés

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central. Cette pathologie qui touche les adultes jeunes, provoque un handicap neurologique. Une étude menée par les équipes du service de neurologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, de l’Institut du Cerveau, de Sorbonne Université et du service de neurologie du CHU de Strasbourg a été menée pour identifier les f acteurs de risque de développer une forme sévère du COVID-19 pour les patients atteint de cette maladie.

L’équipe de scientifiques français ont suivi plus de 350 patients. Ils ont découvert les facteurs augmentant les risques d’être atteints d’une forme grave du covid chez les personnes atteintes de sclérose en plaques : 

  • le handicap neurologique (mesuré par le score EDSS) ;
  • l'âge ;
  • l’obésité.

L’Inserm dans son communiqué annonçant la publication de cette recherche dans la revue scientifique JAMA Neurology le 26 juin 2020 précise “le taux de mortalité était de 3.5%, légèrement plus élevé que le taux attendu dans cette population ayant un âge moyen de 44 ans”.

En revanche, l’étude montre que les traitements de la sclérose en plaques n'entraînent pas un risque plus élevé de COVID sévère.

L'asthme augmente-t-il le risque de contracter le Covid-19 ? 

L'asthme a longtemps été considéré comme faisant partie des comorbidités qui augmentent le risque de souffrir d'une forme grave de Covid-19. Mais une récente étude américaine, publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology, suggère le contraire. 

"Les personnes asthmatiques - même celles dont la fonction pulmonaire est diminuée et qui suivent un traitement anti-inflammatoire - ne semblent pas être plus affectées par le SARS-CoV-2 qu'une personne non asthmatique", écrivent les chercheurs de l'Université Rutgers (New Jersey). 

Les données disponibles ne suffisent pas, en revanche, à expliquer ces observations. La cause pourrait être physiologique, ou résulter du traitement utilisé pour réduire l'inflammation liée à l'asthme. Les corticoïdes inhalés pourraient, en effet, réduire la capacité du virus à infecter les sujets, bien que cela reste une hypothèse. 

En outre, le confinement peut aussi jouer un rôle dans le contrôle de l'asthme, puisqu'il réduit l'exposition aux déclencheurs saisonniers (pollens, allergènes et autres virus respiratoires), et ainsi améliorer la santé globale.

Non, l'ibuprofène n'aggrave par l'infection

Contrairement à ce qui avait été avancé au début de la pandémie, prendre des médicaments anti-inflammatoires de la famille de l'ibuprofène quand on a le coronavirus n'est pas dangereux. C'est ce que révèle une étude britannique publiée le 7 mai dernier dans la revue médicale The Lancet Rheumatology. "L’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) n’est pas associée à une augmentation de la mortalité ou de la gravité du Covid-19", assure l'étude, menée sur 72 000 patients. "Nous avons maintenant une preuve claire que les AINS peuvent être utilisés en toute sécurité chez les patients qui ont le Covid-19", a assuré dans un communiqué l’auteur principal de l’étude, le Pr Ewen Harrison, de l'université d’Édimbourg, en Écosse.

Une proportion de décès similaire

Le chercheur rappelle que "les AINS sont couramment utilisés à travers le monde dans de nombreuses situations, qui vont des douleurs bénignes au traitement de maladies chroniques, telles que l'arthrite et les maladies cardiovasculaires". Il assure que "de nombreuses personnes comptent sur eux pour être capables de mener leurs activités quotidiennes". Pour arriver à cette conclusion de "non-dangerosité" des AINS pour les personnes atteintes du coronavirus, les chercheurs ont étudié plus de 72 000 patients avec une infection à la Covid-19 confirmée ou hautement suspectée. Ils ont tous été admis dans 255 établissements de santé en Angleterre, en Écosse et au Pays de Galles entre janvier et août 2020. Parmi eux, 4 211 avaient pris des AINS (essentiellement de l’ibuprofène) avant leur hospitalisation. Résultat, les personnes qui prenaient des anti-inflammatoires non stéroïdiens avant leur hospitalisation n'étaient pas plus susceptibles d'être admis aux soins intensifs, d'avoir besoin d'une ventilation invasive ou non invasive ou d'avoir besoin d'oxygène. En effet, la proportion de décès était similaire chez les patients qui avaient pris des AINS et chez ceux qui n’en avaient pas pris (30,4% et 31,3%).

Une étude à la portée majeure puisque les anti-inflammatoires sont largement utilisés par le grand public en cas de fièvre avec douleurs. Il s'agit notamment de l'ibuprobène, contenue dans des médicaments tels que le Nurofen ou l'Advil. Selon l'auteur principal de l'étude, cela "devrait rassurer à la fois les cliniciens et les patients sur le fait que ces médicaments peuvent continuer à être utilisés de la même manière qu'avant le début de la pandémie". 

Un patient sur cinq atteint de diabète meurt 28 jours après son hospitalisation

Un patient sur cinq atteint de diabète meurt dans les 28 jours suivant son hospitalisation pour le coronavirus ! C'est le chiffre alarmant qui ressort d'une étude publiée le 17 février dernier dans la revue Diabetologia. L'étude Coronado, révélée par Futura Santé, suit des patients diabétiques hospitalisés pour la Covid-19 depuis le mois de mai. Des travaux supervisés par les professeurs Bertrand Cariou et Samy Hadjadj, diabétologuues à l'institut du thorax (université de Nantes, Inserm, CHU de Nantes, CNRS).

Selon l'étude, 28 jours après leur hospitalisation pour infection au coronavirus, 20,6% des patients diabétiques étaient décédés de la Covid-19, 12,2% étaient toujours hospitalisés, 16,9% avaient été transférés dans un autre service, et seuls la moitié des malades diabétiques (50,2%) étaient aptes à rentrer chez eux, après un séjour moyen de neuf jours. Des chiffres qui confirmen t le caractère aggravant du diabète en cas d'infection au coronavirus. Ce facteur de comorbidité nécessite une prise en charge accrue pour ces patients à haut risque qui souffrent souvent d'autres pathologies, comme des problèmes cardiaques ou une obésité.

Qu’est-ce qu’un cluster ?

Le terme de cluster vient de l’anglais. Cela signifie "grappe". Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, il s’agit de l’apparition de foyers de contamination. Selon Santé Publique France, un cluster est un “foyer de transmission ou épisode de cas groupés”, ou survient "au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période de sept jours, et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement de personnes, qu'ils se connaissent ou non". Ces cas non-isolés sont très surveillés par les autorités depuis le déconfinement.

Pourquoi de nombreux clusters sont apparus dans des abattoirs ?

Aussi bien en France que dans le monde, plusieurs clusters sont apparus dans des abattoirs. Les scientifiques ont avancé plusieurs raisons pour ce phénomène. Pour eux, le froid, l’humidité des lieux, et l'a bsence de lumière naturelle favorisent les transmissions de COVID-19.

Interrogé par des médias australiens, le Dr Thomas Kamradt, immunologiste et professeur à l'hôpital universitaire de l’Université Friedrich-Schiller à Iéna (Allemagne) a expliqué "les cadavres d'animaux doivent être aspergés d'eau tout le temps, donc vous avez des aérosols, et il fait froid ... c'est quelque chose qui mérite définitivement une enquête très approfondie". De plus, les employés des abattoirs travaillent très proches les uns des autres, ce qui favorise aussi la transmission du coronavirus.



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Coronavirus 2019-nCoV : combien de temps dure la maladie ?

La période d’incubation est le temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des symptômes cliniques de la maladie. La durée d’incubation du coronavirus est d'environ 3 à 7 jours, mais elle peut atteindre 14 jours. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande que les contacts des cas confirmés soient suivis pendant 14 jours. La durée de la maladie est encore incertaine.

Contagion : comment se transmet le coronavirus ?

Après des premiers tests de laboratoire, qui n’ont révélé “aucune transmission apparente d’homme à homme”, des experts ont finalement découvert que le virus pouvait bien être transmis entre humains

"La transmission interhumaine à Covid-19 se fait par la projection de gouttelettes (postillons, ndlr) et par un contact direct manu porté ou par l’intermédiaire de surfaces souillées", indique le Minisitère de la Santé dans un guide méthodologique à destination des professionnels de santé.

Le virus peut survivre quelques heures sur des surfaces inertes sèches, et pendant plusieurs jours en milieu aqueux. Une personne contaminée à Covid-19 n'est contagieuse que lorsqu'elle présente des symptômes. 

Un communiqué du National Health Commission of the People’s Republic of China, publié le 22 janvier 2020, précise : “les experts en santé conviennent qu'il existe une possibilité de mutation du virus”, ce qui pourrait accélérer sa propagation.



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COVID-2019 : une contagiosité exponentielle

En février 2020, des scientifiques estiment que le coronavirus pourrait bientôt infecter 2/3 de la population mondiale. "Il y a une possibilité que 60 % de la population mondiale finisse par contracter le virus", indique le Pr Gabriel Leung, de la Hong Kong University. 

La statisticienne et conseillère de l'OMS, Ira Longini, va dans le même sens. "Avec une contamination moyenne de 2,5 personnes par cas, le taux de contagion du coronavirus COVID-19 peut atteindre 60 à 80 %", précise-t-elle.



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Qui, quand consulter en cas de suspicion de contamination ?

"Au moindre symptôme, il est indispensable de prendre rendez-vous avec votre médecin pour décider s’il doit vous prescrire un test à réaliser rapidement. Aujourd’hui, les test RTPCR, qui sont réalisés dans de bonnes conditions techniques, sont fiables", détaille Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Le test virologique pour vous être prescrit, "car c’est celui qui nous permet de savoir si on est actuellement porteur du virus.

Le test virologique, RTPCR, est réalisé par un prélèvement nasopharyngé. Il permet de dire si, oui un non, la personne est porteuse du virus au moment où on fait le prélèvement.

"S’il est positif, c’est que vous êtes atteints par le Covid-19. Dans ce cas, continuez à vous isoler strictement à domicile, respectez les gestes barrières. Surveillez votre état de santé, prenez votre température à intervalle régulier. En cas de difficultés respiratoires ou essoufflements, appelez le 15. Moins de 24 heures après le test, s’il est positif, vous serez contacté par votre médecin traitant. Il va ensuite s’agir d’identifier vos personnes contacts pour les tester à leur tour", poursuit Jérôme Salomon.

Quelles complications peut entraîner le virus 2019-nCoV ?

Chez les personnes âgées et les patients immunodéprimés, la maladie peut prendre une forme plus grave, et entraîner une insuffisance respiratoire ou des complications cardiaques, explique la Commission municipale de l'hygiène et de la santé de Wuhan sur son site Internet. Ce coronavirus peut également entraîner la mort du patient. 

Toutefois, le Covid-19 ne s'avèrerait mortel que dans 3,4 % des cas selon l'OMS.  L'infection au coronavirus serait bénigne  dans la majorité des cas. 

Coronavirus : quels examens et analyses ?

Un test diagnostique dit PCR spécifique a été développé par le Centre national de référence des virus des infections respiratoires de l’Institut Pasteur. Celui-ci permet de détecter le virus SARS-CoV-2 sur des prélèvements d'origine respiratoire. Pratiqué par le personnel médical, il est effectué sur des personnes présentant des symptômes avancés. Deux autres types de tests sont attendus. D'abord des tests rapides dont le gouvernement a passé commande et qui devraient à partir d'un prélèvement sanguin pouvoir donner des résultats en quelques minutes seulement. Ensuite des tests sérologique qui permettent de savoir si l'on a été infecté ou non qu'on soit symptomatique ou pas. Ces derniers pourraient être particulièrement utiles au moment du déconfinement.

Quel est le traitement du virus ?

"Les patients potentiellement infectés par le SARS-Cov2 doivent être pris en charge dans l’un des établissements identifiés sur le territoire français pour la prise en charge des cas possibles et confirmés d'infections à MERS-CoV", indique l'Institut Pasteur. 

Les patients y sont accueillis dans des chambres à pression négative : la pression de la pièce est abaissée sous le niveau de l'extérieur, afin d'empêcher l'air et les potentiels agents pathogènes qu'il pourrait véhiculer de sortir.

Le traitement de Covid-19 est symptomatique

À ce jour, il n’existe pas encore de traitement contre 2019-nCoV. Dans la mesure où il s’agit d’une forme de coronavirus encore inconnue, les scientifiques doivent en apprendre davantage sur lui, pour pouvoir mettre au point un traitement. Ce dernier est donc, pour l’instant, symptomatique. En cas de détresse respiratoire, les malades sont mis sous respirateurs artificiels par exemple. Cela ne les soigne pas, mais les maintient en vie.

"Cela dit, la famille des Coronavirus est très grande et à ce jour on ne dispose d'aucun traitement efficace contre un coronavirus quelconque : ce n'est pas du tout gagné. En revanche, il sera peut-être possible de préparer un vaccin", précise le Dr Stéphane Gayet, infectiologue hygiéniste au CHRU de Strasbourg.

Plusieurs médicaments sur le marché pourraient s'avérer utiles contre le SARS-CoV-2

Une récente étude parue dans la revue Nature suggère que plusieurs médicaments déjà commercialisés pourraient s'avérer utiles contre le coronavirus.

Il s'agirait d'un anticancéreux et d'un immunosuppresseur qui empêcheraient le virus d'infecter les cellules dans des organoïdes pulmonaires.

Pour information, en culture cellulaire, un organoïde est une structure multicellulaire tridimensionnelle qui reproduit in vitro la micro-anatomie d'un organe ; c'est donc un modèle de l'organe (ou un mini-organe).

L’expression "organoïde" est souvent utilisée de manière générale et un peu vague : depuis une dizaine d’années le terme est employé pour désigner toute une série de cultures cellulaires qui peuvent être parfois assez différentes.

Mais les chercheurs ont utilisé deux méthodes en particulier pour arriver à ces résultats : la croissance artificielle et la croissance in vivo

Celles-ci leur ont permis d'inoculer le virus à des organismes vivants (ici des rongeurs) pour tester la réaction de trois médicaments : l'imatinib (anticancéreux), l'acide mycophénolique (immunosuppresseur) et la quinacrine dihydrochloride (antiprotozoaire).

Les organoïdes ont donc été infectés par le virus. Le matériel génétique viral était considérablement plus faible dans les organoïdes traités de même que l'expression de la protéine Spike (ou protéine de pointe).

Les résultats de ces premiers essais s'avèrent donc prometteurs. 

Essais cliniques : la Chloroquine sous le feu des projecteurs

De nombreux programmes français et européens et des essais cliniques, sont en cours afin d’améliorer le diagnostic, la compréhension et la prise en charge de cette maladie, rapporte le gouvernement.

Au sein d’une étude parue dans la revue Cell research, des scientifiques chinois affirment qu’un traitement contre le paludisme pourrait soigner le coronavirus. Il s’agit de la chloroquine, médicament employé contre le paludisme, que ce soit en préventif ou en curatif. Si ce traitement ne fait pas l’unanimité chez les experts comme pour le prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi qui appellelait à la plus grande prudence le 24 mars 2020, l’Institut Méditerranée Infection (IHU) à Marseille a utilisé ce médicament pour tenter de soigner le coronavirus.

Bien avant les propos du prix Nobel, une étude clinique a été lancée par le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection (Marseille). Dans une intervention, déroulée le lundi 16 mars, l’expert livre les résultats préliminaires, qui semblent "spectaculaires" : au bout de six jours de traitement par Plaquenil, 25 % seulement des patients seraient encore porteurs du virus, la proportion étant de 90 % chez ceux ne recevant pas le traitement. La charge virale à J + 6 serait encore plus basse chez les malades traités en plus par un antibiotique, l’azithromycine. Une publication scientifique est attendue.

Néanmoins, plusieurs experts se montrent réticents face à ce traitement, au vu de ses effets indésirables. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a indiqué que ces essais cliniques étaient "prometteurs" et seraient étendus sur un plus grand nombre de patients. "Ils seront réalisés avec une équipe indépendante du Pr Raoult", a-t-elle précisé à l’issue du Conseil des ministres, en soulignant néanmoins qu’à ce stade, "nous n’avons pas de preuve scientifique" que ce traitement fonctionne.



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La chloroquine suscite de nombreux espoirs et débats. Pourtant Françoise Barré-Sinoussi, co-lauréate du prix Nobel 2008 de médecine pour la découverte du virus du sida, appelle ce mardi...


La chloroquine pas efficace contre la COVID-19, selon une nouvelle étude

Le professeur Didier Raoult a ardemment défendu ses résultats sur la chloroquine face au COVID-19. Toutefois, une nouvelle étude appuie les scientifiques qui remettent en cause son travail. Des chercheurs de 8 instituts français viennent de publier un article dans la revue Nature qui assurent que ce médicament antipaludique n’est pas efficace contre le nouveau coronavirus. 

L'expérience qui leur a permis de parvenir à cette conclusion, a été menée sur une trentaine de primates infectés par le SARS-CoV-2. L’équipe leur a donné de la chloroquine et de l’azithromycine (un antibiotique) à différents moments de la maladie.

Le Dr Roger Legrand, responsable d'unité de recherche au CEA, qui a travaillé sur cette étude explique : "premier résultat, c'est qu'en prévention, en commençant le traitement avant l'infection, il n'y a eu aucune efficacité de l'hydroxychloroquine.  Les animaux se sont infectés de manière identique aux animaux traités par un placebo”. Le médicament ne permet pas non plus de lutter contre l’infection qu’il soit administré le jour de la contamination, 5 jours après ou lorsque les symptômes apparaissent. Le chercheur français l’assure "concrètement, la quantité de virus présente dans l'organisme est identique".

Plusieurs travaux scientifiques, réalisés sur l’homme ou in-vitro depuis l’apparition du COVID-19 et la parution des recherches du Dr Didier Raoult, étaient parvenus à des conclusions similaires.re

Le molnupiravir, un médicament qui bloquerait la propagation de la Covid-19 en 24 heures

L'Université de Géorgie (États-Unis) vient d'annoncer avoir mis au point un médicament administré par voie orale ou intraveineuse qui serait, selon eux, "un formidable complément à la campagne de vaccination" pour lutter contre la Covid-19. Médicament expérimental, le molnupiravir freinerait la propagation du virus en 24 heures

Des chercheurs de l'Université Emory (Géorgie, États-Unis) révèlent que l'antiviral MK-2282 / EIDD-2081 (molnupiravir de son nom commercial) pourrait stopper la propagation de la Covid-19 en 24 heures environ. Leur découverte a été relayée par la revue scientifique Nature. "Les traitements antiviraux approuvés tels que le remdesivir et le sérum reconvalescent ne peuvent pas être administrés par voie orale ce qui les rend mal adaptés au contrôle de la transmission. Nous avons rapporté précédemment le développement d'un inhibiteur analogue de ribonucléoside par voie orale efficace [...] contre le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2)", annoncent les scientifiques.

Le traitement est actuellement en cours d'essais cliniques. Or, selon les chercheurs, le molnupiravir constitue un réel espoir dans la lutte contre la Covid-19. Ils le considèrent comme un "formidable complément à la campagne de vaccination".

Colchicine : quel est ce nouveau médicament présenté comme efficace contre la Covid-19 ?

La colchicine est-elle le nouveau médicament miracle contre le coronavirus ? L’Institut de cardiologie de Montréal indiquait ce vendredi 22 janvier dans sa nouvelle étude étude que l’utilisation de cet anti-inflammatoire réduirait les décès du coronavirus de 44% et le besoin de ventilation mécanique de 50%. "Nous sommes heureux d'offrir le premier médicament oral au monde dont l'utilisation pourrait avoir une incidence importante sur la santé publique", promet Jean-Claude Tardif, le chercheur principal de l'étude. "La colchicine est un puissant anti-inflammatoire avec un bon profil de sécurité déjà utilisé pour le traitement de la goutte", ajoute Guy Boivin, microbiologiste-infectiologue au CHU de Québec, qui a travaillé avec Jean-Claude Tardif sur cette étude.

Selon les chercheurs, "traiter les patients à risque de complications avec la colchicine dès la confirmation du diagnostic de Covid-19 permet de réduire leur risque de développer une forme grave de la maladie et conséquemment diminuer le nombre d'hospitalisations". Selon les auteurs de cette étude réalisée sur 4 488 patients, cette "découverte scientifique majeure fait de la colchicine le premier médicament oral au monde qui pourrait traiter les patients en phase pré-hospitalière".

Ils estiment en effet que "traiter les patients à risque de complications avec la colchicine dès la confirmation du diagnostic de COVID-19 par PCR permet de réduire leur risque de développer une forme grave de la maladie et conséquemment diminuer le nombre d’hospitalisations". Selon les chercheurs de l'Institut de Cardiologie de Montréal, la prescription de la colchicine aux patients "pourrait contribuer à atténuer les problèmes d’engorgement des hôpitaux et de réduire les coûts liés aux systèmes de santé des gouvernements d’ici comme ailleurs".

Des effets "au niveau rénal, hépatique et digestif"

Des données encourageantes puisque la colchicine est peu chère et bien connue des médecins et des pharmaciens, mais certains alertent sur ce médicement aux effets secondaires lourds. "La colchicine, elle, peut avoir des effets au niveau rénal, hépatique, mais aussi au niveau digestif avec de la diarrhée, du vomissement. Ce n'est pas du doliprane. C'est vraiment soumis à une réglementation particulière", a prévenu le pharmacien, Yoel Abehsera auprès de LCI. Une interne en pharmacie hospitalière rappelle également sur Twitter quela colchicine a "une marge étroite entre efficacité et toxici té". "Ne prenez jamais ce ttt sans avis médical complet. Un surdosage peut être gravissime", prévient-elle. Après l'exemple de l'hydroxychloroquine, encensée evant d'être décriée, certains appellent donc à la prudence.

Ce traitement pourrait contribuer à venir à bout de la pandémie

Le traitement a été testé sur des furets. "Ces derniers transmettent le virus avec des signes cliniques minimes, qui ressemblent à la propagation dans la population humaine jeune-adulte", expliquent les auteurs de la recherche.

"Si les données de la transmission du SRAS-CoV-2 sur le furet sont prédictives de l'effet chez l'homme, les patients atteints de Covid-19 pourraient devenir non infectieux dans les 24 à 36 h suivant le début du traitement oral", ajoutent-ils.

Les chercheurs espèrent que ce traitement pourrait contribuer à venir à bout de la pandémie. Administré rapidement en début d'infection, le molnupiravir aurait pour but d'atténuer le risque d'évolution de la Covid-19 vers une maladie grave en accélérant la guérison. Le médicament éviterait les isolements, les confinements et les clusters.

Les hormones sexuelles féminines protégeraient contre les formes graves

Une nouvelle étude publiée au sein du Trends in Endocrinologyand Metabolism nous démontre pourquoi les enfants et les femmes étaient moins touchés par la maladie. 

Selon une équipe de scientifiques de l'université de l'Illinois à Chicago (UIC), les hormones sexuelles féminines, les œstrogènes et la progestérone, pourraient jouer un rôle protecteur contre certains symptômes de la Covid-19. Ces hormones jouraient un rôle anti-inflammatoire en influençant les cellules immunitaires, en stimulant la production d'anticorps, en favorisant la réparation de certaines cellules respiratoires, et en inhibant le récepteur ACE2, voie d'entrée du coronavirus dans les cellules. Autrement dit, ces hormones permettraient de protéger les femmes contre certains symptômes.

"Les hormones qui aident à maintenir la grossesse -comme la progestérone- sont 100 fois plus concentrées au troisième trimestre de la grossesse", souligne un scientifique. En clair, les femmes enceintes sont 15 fois moins susceptibles de mourir de la Covid-19 que les autres femmes.

Un anticorp monoclonal efficace contre les formes graves et les séquelles ?

C'est un nouvel espoir pour ceux qui souffrent de formes sévères du coronavirus ou qui ont des séquelles après leur guérison. Invité d'Europe 1 ce jeudi 22 avril, Jesus Martin-Garcia, directeur général de GeNeuro, une biotech franco-suisse, a expliqué comment le traitement développé par des chercheurs pour lutter contre la sclérose en plaques pourrait finalement permettre de lutter contre les formes les plus graves du Covid-19 et les séquelles après leur guérison. "Nous ne sommes pas une société, qui, au départ, est tournée vers le Covid-19", a expliqué Jesus Martin-Garcia. En effet, l'activité "normale" de GeNeuro est concentrée sur les traitements neurologiques.

Leur but était en réalité de "neutraliser des protéines qui ont contaminé nos ancêtres et sont restées dans notre ADN". Ils travaillent principalement sur les protéines "W ENV et K ENV". Selon Jesus Martin-Garcia précise que "le W ENV est une protéine que l'on retrouve principalement dans des maladies neurodégénératives, comme par exemple la sclérose en plaques". C'est la semaine dernière, avec la publication d'études par l'Université de Rome et le Centre international de recherche en infectiologie de Lyon, que la société spécialisée dans le développement de traitements sûrs et efficaces a eu la surprise de découvrir que cette protéine était également présente en grande quantité dans le sang des patients contaminés par la Covid-19.

La protéine très inflammatoire "W ENV" en cause

"C'était une grande surprise. C'est une protéine qui est très inflammatoire. (…) Il est possible que cette protéine, comme c'est supposé par ces publications, joue le rôle d'huile sur le feu dans la partie aiguë de la maladie", a confié le directeur général de la biotech suisse. La protéine "W ENV" ne serait pas seulement responsable des formes les plus sévères du coronavirus, mais serait également impliquée dans le développement de sympômes post-Covid chez des malades désormais négatifs au coronavirus. "On voit qu'au moins 10% des cas développent des syndromes très handicapants, de nature généralement neurologiques ou neuropsychiatriques et jusqu'ici on n'avait aucune idée du pourquoi", précise Jesu Martin-Garcia.

En effet, selon une étude publiée dans The Lancet Psychiatry, 34% des malades se sont vus diagnostiquer une maladie neurologique ou psychiatrique dans les six mois suivant leur infection. L'anxiété (17%) et les troubles de l'humeur (14%) sont les diagnostics les plus fréquents. Près de 7% des patients qui avaient été en réanimation ont fait un AVC par la suite, 2,7% une hémorragie cérébrale et près de 2% ont développé une démence, contre respectivement 1,3%, 0,3% et 0,4% de ceux non hospitalisés.

Sachant désormais le rôle de la protéine W ENV dans les séquelles neurologiques du coronavirus ainsi que dans le développement de formes sévères de la maladie, les traitements développés et testés par la biotech suisse GeNeuro sont un véritable espoir pour les malades du coronavirus. "Nous avons des médicaments contre, qui ont déjà été utilisés sur des centaines de patients atteints de sclérose en plaques, avec des résultats très prometteurs", assure en effet à Europe 1 Jesus Martin-Garcia. "Ils pourraient maintenant être utilisés dans le domaine du Covid", assure-t-il. Selon Europe 1, un des traitements développés par les chercheurs, le temelimab, est particulièrement privilégié pour neutraliser la protéine. Il s'agit d'un anticorps monoclonal.

Devez-vous être vacciné si vous l'avez déjà eu ?

Les personnes qui ont déjà attrapé le coronavirus doivent-elles être vaccinées ? Selon la Haute autorité de santé, il n'est pas nécessaire de "vacciner systématiquement" les personnes ayant déjà été contaminées par le virus, mais rien ne s'y oppose médicalement si elles le souhaitent. Une précision faite à la suite des recommandations de la HAS le 30 novembre dernier pour la future campagne de vaccination contre le Covid-19.

Selon l’organisme, le "constat scientifique" est "qu’à ce jour les données ne permettent  pas de savoir s’il y a un bénéfice à vacciner les personnes qui ont déjà été infectées par le SARS-CoV-2". En conséquence, elle "estime à ce stade qu'il n'y a pas lieu de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la Covid-19", dans un avis consulté par l'AFP samedi 19 décembre, et relayé par franceinfo.

Pas "d'effet indésirable grave" en cas de vaccin

D'un autre côté, la HAS remarque l'absence "d'effet indésirable grave particulier", lorsqu'une personne ayant eu le Covid-19 se fait vacciner. Elle en conclut donc que rien ne s'oppose à une telle vaccination, si une personne contaminée le souhaite, "à l'issue d'une décision partagée avec le médecin".

Les personnes ayant déjà eu le coronavirus ne sont donc pas jugées prioritaires par la Haute autorité de santé. La HAS a ainsi confirmé sa recommandation de vacciner en priorité les personnes âgées dépendantes en Ehpad et les résidents âgés en établissement collectif.

Non, le zinc et la vitamine C ne réduisent pas les symptômes

Alors que les études se multiplient sur les bienfaits de certaines vitamines pour lutter contre le coronavirus, une nouvelle étude publiée le 12 février dernier vient relativiser leur efficacité. En effet selon les travaux des chercheurs publiés dans le JAMA, le zinc et la vitamine C ne réduisent pas les symptômes de la Covid-19. "Le zinc est censé augmenter la capacité des cellules polymorphonucléaires à combattre l'infection, et l'acide ascorbique est un antioxydant qui peut jouer un rôle dans la réponse immunitaire", expliquent les auteurs de l’étude en préambule.

Pas de réduction de la durée des symptômes

Ils ont donc voulu s'assurer que le zinc, la vitamine C et la combinaison des deux substances réduisaiient réellement la gravité ou la durée des symptômes de la maladie. Après une étude menée sur 214 malades de la Covid-19 du 27 avril au 14 octobre 2020, ils ont constaté que le zinc et la vitamine C ne réduisent pas la gravité ou la durée des symptômes de la Covid-19 par rapport aux soins habituels prodigués aux patients atteints du coronavirus. "Le traitement par une forte dose de gluconate de zinc, de vitamine C ou d’une combinaison des deux suppléments n'a pas réduit de manière significative la durée des symptômes de la Covid-19", écrivent les auteurs de l’étude.

Comme le rapporte Pourquoi docteur ?, qui relaie l'étude, les malades de l'étude ont reçu pendant 10 jours du gluconate de zinc (50 mg), ou de la vitamine C (8000 mg), ou une combinaison des deux agents, ou des soins classiques. Le principal critère d'évaluation était le nombre de jours nécessaires pour atteindre une réduction de 50% de 4 symptômes de la Covid-19 (fièvre, toux, essoufflement, fatigue). "Malheureusement, ces deux suppléments n'ont pas été à la hauteur de leur battage médiatique", ont écrit le Dr Erin Michos et le Dr Miguel Cainzos-Achirica, des méthodistes de Houston, dans un éditorial d'accompagnement. Comme le rappelle le site de CNN, de nombreux Américains se tournent vers les suppléments de vitamine C et de zinc pour lutter contre les maladies virales telles que le rhume et la grippe.

Alors qu'ils sont en vente libre, les doses élevées de zinc et vitamine C ont provoqué des effets secondaires désagréables pour les patients prenant ces compléments. "Plus d'effets indésirables (nausées, diarrhée et crampes d'estomac) ont été signalés dans les groupes de supplémentation que dans le groupe de soins habituels", ont en effet assuré Michos, professeur agrégé de médecine à la Johns Hopkins University School of Medicine, et Cainzos-Achirica, assistante professeur de cardiologie préventive à Houston Methodist.

Protégés par l'immunité ?

On sait par ailleurs que les ex-malades doivent avoir  acquis naturellement une immunité contre le virus, même si sa durée reste incertaine. Comme le rapporte Libération, puisqu'on ne compte aujourd’hui qu’une dizaine de cas de réinfections "dûment documentés" par des études scientifiques selon la HAS, on peut supposer que l’immunité fonctionne efficacement pour la majorité des anciens malades. Les premières vaccinations contre le Covid-19 interviendront "dès la dernière semaine de décembre", mais pas avant "la fin du printemps" pour la population non prioritaire, a précisé le Premier ministre Jean Castex.

Covid-19 : l’immunité persiste jusqu’à 13 mois après l’infection

C'est une excellente nouvelle pour les personnes ayant déjà contracté le coronavirus. Selon une étude du CHU de Strasbourg pas encore publiée, les anticorps développés par leur organisme pour combattre le SARS-CoV-2 pourraient persister "jusqu’à 13 mois après l’infection". L'immunité conférée par ces anticorps serait même efficace contre le variant anglais. "Les chercheurs ont montré que chez les COVID-19 positifs, les anticorps dirigés contre la protéine spike du virus (anti-S) baissent plus rapidement chez les hommes que chez les femmes, mais persistent chez presque tout le monde jusqu’à 13 mois après l’infection", écrit dans un communiqué le CHU de Strasbourg. Leur étude a également prouvé que les anticorps anti-S "peuvent protéger les patients convalescents COVID-19 contre la réinfection par le virus sauvage et le variant anglais". 

Ce n'est pas le cas pour le variant sud-africain, précisent toutefois les scientifiques. En tout cas, lorsqu’ils sont à un taux d’environ 2,3 log AU / mL dans l’organisme. Toutefois, quand on fait monter ce taux d’anticorps à 3 log AU / mL ou plus, grâce à la vaccination, ces derniers sont capables de neutraliser "les trois variants". "Ce taux est atteint par toutes les personnes convalescentes vaccinées quel que soit leur taux pré-vaccinal, le type de vaccin et le nombre de doses", précise le communiqué.

Covid-19 : pourquoi le virus pourrait devenir un simple rhume

La pandémie de coronavirus pourrait finir en simple rhume. C'est la prévision rassurante faite par des chercheurs américains dans une étude publiée dans Science le 12 janvier dernier et relayée par Futura Santé. Alors qu'on arrive bientôt aux 100 millions de cas dans le monde, ils estiments qu'au fur et à mesure des réinfections, le système immunitaire s'adapatera, développant des formes de moins en moins graves de la maladie. Si "le virus est avec nous pour toujours", comme l'a dit l'OMS en novembre dernier, il pourrait à terme être aussi peu grave qu'un simple rhume.

"Le temps qu'il faudra pour atteindre ce stade dépend de la vitesse à laquelle on aura atteint cette immunité de groupe. Plus vite une majorité de gens aura été infectée ou vaccinée, plus vite nous atteindrons ce stade endémique", explique Jennie Lavine, post-doctorante à l'université d'Emory à Atlanta et principale auteure de l'étude. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé le SARS-CoV-2 avec les six autres coronavirus affectant l'Homme (les quatre virus du rhume, le SARS et le MERS). Ils estiment que le nouveau coronavirus se comporte comme ceux à l'origine du rhume.

Un système immunitaire renforcé par les réinfections

En effet, le virus infecte d'abord les enfants entre 3 et 5 ans pour la première fois, quand la maladie est moins sévère que pour les adultes. Les infections régulières en grandissant amènent ensuite le système immunitaire à être assez fort pour ne développer que des symptômes bénins. Le coronavirus continuera donc de circuler, mais sans entraîner de cas graves. Romulus Breban, chercheur à l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur, compare l'avenir du coronavirus à celui de la grippe. "Nous vivons avec cette maladie saisonnière et elle n'est plus traitée comme une maladie d'importance primordiale, même si elle fait toujours beaucoup de morts. Nous parvenons à contenir les épidémies parce que nous avons mis en place une stratégie de vaccination et qu'il y a des structures de surveillance à l'échelle internationale", explique-t-il dans La Croix.

Quant aux variants apparus notamment au Royaume-Uni ou en Afrique du Sud, cela n'inquiète pas les auteurs de l'étude. "Des réinfections fréquentes [avec différentes souches] renforcent l'immunité contre d'autres coronavirus", écrivent les chercheurs. Cela pourrait toutefois être moins le cas avec l'immunité procurée par le vaccin, dans la mesure où ce dernier comporte un nombre réduit d'épitopes.

Quarantaine : qui fait l'objet de mesures de confinement et quand ?

Confinements, isolements, quarantaines... quelles différences, mais surtout qui est concerné et à partir de quand ? 

Actuellement on différencie deux types de cas concernés par ce type de mesures d'isolement ("quarantaine" est un mot ancien et c'est un abus de langage. En effet la période de confinement de nos jours, ne dure plus 40 jours) : 

  • Les  cas sans symptôme, le plus souvent incité à rester chez eux. On parle alors de confinement ou d'isolement à domicile.
  • Les cas symptomatiques  qui, eux, doivent être placés en chambre isolée dans un hôpital habilité.

Le confinement ou isolement à domicile, c'est quoi ?

Tout individu revenant depuis moins de 14 jours d'une zone de circulation active du Covid-19, sans pour autant en présenter le moindre symptôme, doit rester confinée pendant 14 jours à son domicile. La règle est la même pour les personnes présentant un risque élevé d'avoir été en contact avec un cas confirmé de nouveau coronavirus.

Les mesures de confinement imposent alors au sujet concerné de :

  • Rester à domicile ;
  • Éviter tous contacts avec son entourage familial (sauf port d'un masque chirurgical) ;
  • Se laver les mains très souvent et/ou utiliser une solution hydro-alcoolique ;
  • Surveiller sa température fréquemment et l'apparition de symptômes.

Isolement à l'hôpital : quelles sont les personnes concernées ?

  • Tout cas suspect diagnostiqué par un professionnel de santé est signalé au SAMU. Ce dernier le met en relation avec un infectiologue qui le prendra en charge s'il est classé comme "cas possible" suite à un questionnaire. Dans le cas contraire, il est redirigé vers un médecin traitant.
  • Le SAMU prend sur le champ en charge tout patient diagnostiqué comme "cas possible", selon un protocole de transport stricte.
  • Le patient est ensuite  isolé dans l'un des services d'infectiologie présent dans les hôpitaux habilités Covid-19. Un  test diagnostic (RT-PCR SARS-CoV-2) permet alors de le définir comme "cas confirmé" ou non (si résultat négatif). En cas de résultat positif, le patient est hospitalisé dans une chambre isolée.

Origine et causes de l’épidémie de coronavirus 

La plupart des patients frappés initialement par le virus sont des commerçants du Huanan Seafood Wholesale Market, un marché de gros local spécialisé dans les fruits de mer. Ce dernier a été fermé dès la découverte des premiers cas de Covid-19. Le jeudi 23 janvier, les métropoles de Wuhan et Huanggang ont été placées en quarantaine. Le lendemain, 13 municipalités ont adopté des mesures de confinement. 

Les premières transmissions ont pu se faire par les animaux

Outre les fruits de mer, le marché de Huanan vendait également des oiseaux, des serpents, des lapins ainsi que leurs organes internes. La source première de cette épidémie pourrait donc bien être les animaux. Selon les hypothèses les plus probables, la chauve-souris et le pangolin seraient en cause dans la propagation de l'épidémie. 

"Un virus à 96 % identique au SARS-Cov-2 a été identifié chez des chauves-souris capturées en Chine. La chauve-souris est donc très vraisemblablement le réservoir du virus", indique le site de l'Institut Pasteur. Mais l'animal qui a permis sa transmission à l'homme serait le pangolin. 

Carte : la région du Wuhan, en Chine, épicentre de l'épidémie

Les premières transmissions ont pu se faire par les animaux© Creative Commons

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Sites d’informations et associations

Sources

Identification of SARS-CoV-2 Inhibitors using Lung and Colonic Organoids, Nature, 28 october 2020.

COVID-19 : point épidémiologique du 12 novembre 2020, Santé Publique France, 12 novembre 2020.

COVID-19 : situation épidémiologique internationale, Santé Publique France, 26 février 2020. 

Infection au nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19, France et Monde, Santé Publique France, 26 février 2020. 

Novel Coronavirus (2019-nCoV), OMS. 

China on high alert following outbreak of SARS-like virus, News.com.au, 2 janvier 2020. 

Coronavirus 'could infect 60% of global population if unchecked', The Guardian, 16 février 2020. 

Coronavirus de Wuhan, Institut Pasteur.

Reconfinement : ce qui est autorisé, ce qui est interdit (et ce qui reste flou), L'Express, 29 octobre 2020.

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