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Rhinoplastie médicale, mode d’emploi

Refaire son nez sans chirurgie, c'est possible. La rhinoplastie médicale consiste à corriger les défauts de son nez sans subir d'intervention chirurgicale mais avec de simples injections. “Au tout départ, cette technique a été mise au point pour corriger les imperfections à la suite d'une chirurgie”, rappelle Philippe Kestemont, médecin et chirurgien esthétique à Nice. La technique existe depuis le début des années 2000, note le spécialiste, mais on assiste à un véritable essor ces dernières années.

Deux produits utilisés : l'acide hyaluronique et la toxine botulique

Les spécialistes ont recours à deux produits injectables : l'acide hyaluronique qui permet de donner du volume et la toxine botulique qui réduit la contraction du muscle. Ces deux produits sont résorbables et nécessitent des injections répétées pour entretenir le rendu. “Avec une injection d'acide hyaluronique uniquement, cela va tenir six mois environ. Grâce à une injection de botox au préalable, répétée ensuite tous les six mois environ, le rendu tient plus longtemps. Sous l'action de la toxine botulique, l'acide hyaluronique est moins sollicitée par les mouvements des muscles et reste beaucoup plus longtemps en place”, développe Philippe Kestemont.

Quand une rhinoplastie médicale est-elle indiquée ?

La rhinoplastie médicale est indiquée sur des nez trop petits, trop tombants ou encore pour combler un creux et masquer ainsi une bosse. “Il ne s'agit pas d'enlever quoi que ce soit, il s'agit d'une rhinoplastie de camouflage”, résume le médecin. Pour un nez trop grand ou trop large par exemple, la rhinoplastie médicale ne pourra rien. La rhinoplastie chirurgicale, soit une rhinoplastie de réduction, sera alors indiquée. “Quand les deux options sont possibles, je les propose toutes les deux au patient en lui présentant les deux résultats envisagés, celui avec la rhinoplastie médicale et celui la rhinoplastie chirurgicale”, explique le spécialiste.

Rhinoplastie médicale ou chirurgicale ?

Lorsqu'elle est indiquée, la rhinoplastie médicale est toujours plus simple, mais aussi plus douce, moins invasive, qu'une intervention chirurgicale.

Une transformation en deux étapes possibles

“Je conseille aux gens de partir de la solution la plus facile pour aller éventuellement à la plus compliquée : choisir d'abord l'option médicale pour éventuellement au bout deux ou trois ans basculer sur le chirurgical”, recommande Philippe Kestemont. La rhinoplastie médicale peut ainsi être envisagée comme une étape préalable à l'intervention chirurgicale. Elle permet de nouer une relation de confiance avec son spécialiste, d'appréhender ce nouveau nez et d'apprécier la réaction de son entourage. “Il y a beaucoup de rhinoplasties médicales que j'ai fini par opérer”, illustre le chirurgien esthétique.

Les modalités de l’intervention

Comment se déroule la séance ?

“On procède à une anesthésie locale soit une pommade, soit une piqûre. Pour injecter le produit, j'utilise toujours une micro-canule. L'intervention ne dure que quelques minutes, à peine une demi-heure, et les résultats sont visibles immédiatement”. Un rendez-vous de contrôle aura lieu quelques jours plus tard, les retouches nécessaires pourront être effectuées à ce moment-là.

Les précautions à prendre

Le nez est une partie du corps très sensible car abondamment vascularisée. “C'est une zone dangereuse pour les non-initiés et les risques de nécroses sont élevés”. C'est la principale complication de la rhinoplastie médicale : une injection intravasculaire à l'origine d'une nécrose. “Il est capital que le médecin qui pratique une rhinoplastie médicale soit bien formé et maîtrise parfaitement la vascularisation du nez”, ajoute le spécialiste. Outre la connaissance anatomique, l'utilisation de canules spécifiques et non d'aiguilles est primordial : “Ces canules, très courtes, très précises, permettent de diviser par huit le nombre d'accidents vasculaires”, assure Philippe Kestemont.

Le coût d'une rhinoplastie médicale s'élève entre 400 et 500 euros. Pour notre interlocuteur, il est trop risqué de succomber aux rhinoplasties médicales moins cher. “La différence, c'est la sécurité. Une injection intravasculaire et on risque de perdre son nez”, conclut Philippe Kestemont.

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