Quelles maladies provoquent la présence de sang dans les urines ?

La présence de sang dans les urines peut être visible ou invisible. Lorsque le sang ne se voit pas, mais qu’il est détecté aux analyses d’urine, on parle d’hématurie microscopique. Lorsque le sang est visible à l’œil nu ou en grande abondance, on parle d’hématurie macroscopique. La cause d’hématurie la plus fréquente est l’infection urinaire.

En effet, les bactéries présentes dans les urines vont provoquer une inflammation de la paroi vésicale et du tractus urinaire qui va saigner. Les causes tumorales comme les cancers de la vessie, de la prostate ou des reins peuvent également provoquer des saignements urinaires. Les troubles de la coagulation ou les surdosages en médicaments anti-coagulants peuvent aussi se manifester par une hématurie macroscopique.

Quel bilan réaliser quand on a du sang dans les urines ?

Le premier geste à réaliser lorsque l’on voit du sang dans ses urines, est un examen cyto-bactériologique des urines (ECBU), à la recherche d’une infection urinaire et qui va confirmer la présence de sang dans les urines. Lorsque l’infection ne présente aucun signe de gravité (fièvre, altération de l’état général), cet examen est suffisant pour mettre en route le traitement.

Au moindre doute, une échographie rénale et vésicale sera réalisée pour s’assurer de l’absence de lésion tumorale de la vessie, des reins ou de la prostate chez l’homme. L’échographie pourra être complétée par un scanner abdomino-pelvien. Une cystoscopie peut être pratiquée pour visualiser l’état de la vessie, surtout chez le fumeur, car le tabac est un facteur de risque du cancer de la vessie.

Cet examen correspond au passage d’une petite caméra dans la vessie. Il peut être accompagné de prélèvements, en présence de polypes ou de lésions tumorales. Enfin, un bilan de la coagulation peut être nécessaire.

Comment traiter les infections urinaires ?

L’infection urinaire simple, c’est-à-dire sans fièvre et sans altération de l’état général, peut être traitée par un antibiotique en monodose ou en trois jours, même en cas de présence de sang dans les urines.

En effet, ce symptôme ne représente pas un signe de gravité de l’infection urinaire. En cas de récidives fréquentes, c’est-à-dire plus de trois infections urinaires par an, le traitement pourra être de plus longue durée et associé à un traitement préventif, par de la canneberge, par exemple. Si l’infection urinaire est accompagnée de fièvre et de fatigue, on se trouve alors face à une pyélonéphrite, ce qui signifie que l’infection s’est diffusée jusqu’aux reins. Le traitement antibiotique va alors être de plus longue durée.

La pyélonéphrite peut même parfois nécessiter une hospitalisation et un traitement antibiotique par voie intra-veineuse

Vidéo : Sang dans les urines, quand s’inquiéter ?