Cancer : 250 scientifiques signent une pétition contre les objets "sans fil"

Depuis le 1er janvier 2019, une association de scientifiques venant de pays du monde entier a signé une pétition à destination des Nations Unies et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alertant sur une augmentation des risques de cancer liés aux objets connectés sans fil.

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Les objets connectés sans fils, téléphones fixes, smartphones et leurs relais (écouteurs par exemple), babyphones... sont très controversés. Les découvertes sur les conséquences de ces appareils sur notre santé ont poussé de nombreux scientifiques a avertir les utilisateurs depuis le 1er janvier 2019 à travers une pétition. Les risques de cancers seraient largement plus élevés avec une exposition à long terme.

Pour cause ? Les radiations émises jusqu’au cerveau créeraient des dommages reproductifs, neurologiques ou encore génétiques. Ils sont près de 250 venant de 42 pays à avoir signé la pétition. Ainsi, ils espèrent mettre en garde les utilisateurs et alerter les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les dangers de ces appareils.

Selon Dr Joel Moskowitz dans une interview au DailyMail, les écouteurs "sans fil" seraient particulièrement inquiétants puisqu'ils sont introduits dans le conduit auditif de telle manière à exposer certaines parties sensibles de l'oreille aux rayonnements.

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Les cancers du cerveau sont parmi les plus nombreux

Ces nouveaux gadgets technologiques se connectent sans fil la plupart du temps via le Bluetooth, utilisant donc des ondes d’énergies électromagnétiques. Une exposition à long terme peut générer des dommages irréversibles sur le cerveau. Les cancers du cerveau sont parmi les formes que la recherche associe aux rayonnements électromagnétiques. Malgré le fait que les scientifiques n’aient pas prouvé encore que cette technologie cause le cancer chez l’homme, des nombreuses études l’ont quant à elles affirmé chez les animaux. Après les avoir exposés sur une longue période à ce type de radiation, les scientifiques expliquent dans leur pétition que "des preuves évidentes, toujours plus nombreuses, montrent les effets néfastes des ondes sur TOUS les végétaux et les animaux".

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Leur objectif est simple : mettre en garde la population et que les organisations de santé rendent des comptes. "Les agences de sécurité n’ont pas su imposer des lignes directrices suffisantes pour protéger le grand public, en particulier les enfants (…). En ne faisant rien, l’OMS manque à son rôle, se dérobe à son devoir, qui est d’être la première, la principale agence internationale de la santé publique", expliquent les auteurs de la pétition.

Même si de nouvelles directives ont été élaborées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) portant sur le niveau de fréquence électromagnétique autorisé. Les chercheurs ne veulent pas s’arrêter là car selon eux, les effets cancérigènes pourraient se trouver à des niveaux encore plus bas que ce seuil.

Les recommandations pour limiter notre exposition

Ainsi, pour limiter les expositions aux radiofréquences, notamment des populations les plus vulnérables l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) recommande :

  • Pour les adultes utilisateurs intensifs de téléphone mobile (en mode conversation) : de recourir au kit mains-libres et de façon plus générale, pour tous les utilisateurs, de privilégier l’acquisition de téléphones affichant les Débit d’absorption spécifique (DAS) les plus faibles ;
  • De réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone mobile ;
  • De poursuivre l’amélioration de la caractérisation de l’exposition du public dans les environnements extérieurs et intérieurs par la mise en œuvre de campagnes de mesures ;
  • Que le développement des nouvelles infrastructures de réseaux de téléphonie mobile fasse l’objet d’études préalables en matière de caractérisation des expositions et que les conséquences d’une éventuelle multiplication du nombre d’antennes-relais dans le but de réduire les niveaux d’exposition environnementaux fassent l’objet d’un examen approfondi ;
  • De documenter les situations des installations existantes conduisant aux expositions les plus fortes du public et d’étudier dans quelle mesure ces expositions peuvent être techniquement réduites.
  • Que tous les dispositifs courants émetteurs de champs électromagnétiques destinés à être utilisés près du corps (téléphones, tablettes tactiles, veille-bébé, etc.) fassent l’objet de l’affichage du niveau d’exposition maximal engendré, comme cela est déjà le cas pour les téléphones portables.
  • Enfin, afin de lever les différentes incertitudes qu’elle a identifiées lors de ce travail, et en complément des projets de recherche d’ores et déjà engagés dans le cadre du programme national de recherche en santé environnement travail, l’Agence formule également une série de recommandations de recherche.
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