Cancer du sein : il faut se méfier des aliments ayant un taux de produits de glycation avancés élevé

Les aliments contenant un taux élevé de produits de glycation avancés (AGE), comme les viandes rôties, les fritures ou encore le beurre, augmentent les risques de cancer du sein, selon une nouvelle étude menée par le centre Hollings contre le cancer de la faculté de médecine de la Caroline du Sud.

L’alimentation a une incidence sur la santé, et peut même favoriser le développement de cancers. Cela ne fait aucun doute. Une nouvelle étude montre que les femmes doivent particulièrement se méfier des aliments ayant un taux élevé de produits de glycation avancés (AGE). Ils augmenteraient les risques de cancer du sein

Glycation : une réaction entre le sucre et des résidus de protéines dangereuse

Produits de glycation avancés ou AGE (advanced glycation end-products en anglais), ce terme est bien compliqué. Pourtant, ils sont très présents dans notre alimentation. En effet, ils sont le résultat d’une réaction entre un sucre et des résidus de protéines. Elle peut survenir directement dans l’organisme, mais également lors de la cuisson des plats. Sous l’effet d’une chaleur importante, de nouvelles molécules se forment à partir des acides aminés et des sucres simples présents. Ce phénomène, appelé réaction de Maillard, est responsable du brunissement de la nourriture pendant la cuisson et révèle aussi leur saveur. Ainsi les plats cuits à haute température et les aliments transformés contiennent des taux extrêmement élevés en AGE. Vous pouvez retrouver les sources de ces substances dangereuses pour la santé dans notre diaporama.


Les chercheurs du centre Hollings contre le cancer de la faculté de médecine de la Caroline du Sud ont mis en évidence un lien entre ces produits et le cancer du sein après avoir suivi sur plusieurs années plus de 78 000 femmes de 55 à 74 ans qui n’avaient pas de cancer au début de l’étude.

Au bout d’onze ans et demi en moyen, un cancer du sein avait été diagnostiqué à 1592 participantes. Après avoir analysé leurs habitudes alimentaires, l’équipe scientifique a découvert qu’elles avaient une alimentation plus riche en AGE que les autres. Cet élément leur a permis de mettre en évidence la corrélation entre la maladie et les substances étudiées.

La glycation des protéines : il faut bien choisir ses aliments

Le Dr David Turner, auteur principal de l’article, précise que la glycation est impliquée dans de nombreuses maladies chroniques. "L'étude des AGE dans le cancer commence à peine à progresser. La présence des AGE est connue depuis au moins 100 ans, mais la recherche a été difficile. Afin de déterminer comment ils fonctionnent, leur mécanisme d'action, les chercheurs ont d'abord dû déterminer leur rôle dans diverses maladies".

En effet, ces nourritures montrent aussi de fortes corrélations et le diabète de type 2, la maladie d’Alzheimer, les troubles cardiovasculaires où même la mort précoce.

Pour l’expert, mettre en évidence le lien entre le taux élevé en AGE dans corps et la hausse du risque de cancer du sein devrait pousser la population à être plus attentive à ses choix alimentaires. Il précise “les AGE s'amoncellent dans l’organisme de manière cumulative. Les graisses, les sucres, tout ce qui est mauvais pour vous, conduit à l'accumulation d'AGE. L'un de nos objectifs chez Hollings est de travailler pour encourager le public à faire des choix plus sains, de petits changements dans votre alimentation peuvent avoir un grand effet". Leurs principaux conseils sont d’éviter la nourriture contenant de fortes quantité de ces substances dangereuses que vous pouvez retrouver dans notre diaporama et de faire attention aux cuissons.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

mots-clés : Cancer du sein