Le taux de cancer de la bouche a doublé en une génération... à cause du sexe oral !

Selon une nouvelle étude, pratiquer une fellation ou un cunnilingus pourrait favoriser l'apparition d'un cancer de la bouche. Et les chiffres le prouvent !

Le sexe oral favoriserait le développement de maladies sexuelles

Les taux de cancer de la bouche ont grimpé en flèche au Royaume-Uni l'an dernier pour atteindre un niveau record. Au cours des 20 dernières années, les maladies de la bouche ont même augmenté de 135%.

Selon un rapport de la fondation caritative Oral Health Foundation, l'année dernière, sept personnes seraient également décédées, chaque jour, des suites de ces maladies, qui ont touché au total 8 337 patients au Royaume-Uni.

La raison de cette recrudescence ? Le sexe oral, de plus en plus pratiqué. Celui-ci favoriserait le développement de maladies sexuellement transmissibles, comme le virus HPV (papillomavirus humains).

Selon Nigel Carter OBE, directeur général de l'OHF, “les cas de cancer de la bouche continuent d'augmenter à un rythme alarmant.”

“Habituellement, les causes traditionnelles du cancer de la bouche étaient le tabagisme ou l’alcool, mais désormais les facteurs de risque émergents sont les maladies sexuellement transmissibles”, a-t-il ajouté. Par ailleurs, le cancer de la bouche a un effet dévastateur sur la vie d’une personne.

"Cela change la façon dont quelqu'un parle, il aura également du mal à manger et à boire, et son apparence physique changera", explique le spécialiste.

Selon ce rapport, le virus du papillome humain (VPH) - un groupe commun de virus qui se propagent principalement par l'activité sexuelle - serait à l'origine de 73% des cancers de la bouche oropharyngée.

À titre de comparaison, l'alcool est à l'origine d'environ un tiers des cancers de la bouche. Les personnes qui boivent plus de 10 doses d’alcool par semaine augmentent leur risque de 81%.

Quant au tabagisme, il est à l’origine de 17% des cancers de la cavité buccale et les fumeurs réguliers augmentent leurs risques de 91%.

Selon le pays où ce cancer frappe, le taux de survie du cancer de la bouche (un an après avoir été déclaré) varie entre 60% et 83%. Ce chiffre chute entre 19 et 58% après 10 ans.

Cancer de la bouche : comment le dépister ?

Les cancers de la bouche sont des cancers qui se développent au niveau du plancher de la bouche, de la langue, des amygdales, du palais, des joues, des gencives et des lèvres.

Les cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS) sont fréquents en France : 21 000 nouveaux cas par an.

Aujourd'hui, 70 % des cancers de la bouche sont diagnostiqués trop tardivement, ce qui réduit les chances de guérison. Plus un cancer de la bouche est détecté tôt, plus les traitements sont efficaces.

Il est important de faire surveiller régulièrement sa bouche, car les lésions causées par un cancer de la bouche ne sont pas faciles à repérer par soi-même et ne sont pas forcément douloureuses. Les chirurgiens-dentistes et les médecins traitants peuvent jouer un rôle déterminant dans cette détection et ils peuvent vous orienter vers un spécialiste.

Une vigilance accrue est conseillée pour les fumeurs et les consommateurs réguliers d'alcool. En effet, la consommation d'alcool, de tabac, et de cannabis favorise l'apparition des cancers de la bouche. Mais on connaît désormais aussi d’autres facteurs de risque, comme le sexe oral ou encore les rayons X.

Il n'existe pas de symptômes spécifiques aux cancers de la bouche. De manière générale, tout signe inhabituel persistant pendant plus de 10 jours doit vous amener à consulter un médecin traitant ou un chirurgien dentiste afin de déterminer la cause et la nature de cette anomalie.

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Source(s):

Dépistage des cancers de la bouche, Institut national du cancer.

Cancer de la bouche : Rapport du Royaume-Uni 2019/2020,  Oral Health Foundation.