Fond de teint : faut-il s’en passer après 45 ans ?
La peau évolue inéluctablement avec le temps. La perte naturelle de collagène et d'élastine entraîne un affinement de l'épiderme, tandis que le ralentissement du renouvellement cellulaire accentue la sécheresse cutanée. Sur ce terrain plus fragile, les produits de maquillage ont tendance à marquer davantage, créant parfois un aspect craquelé peu flatteur. Pour contrer ce phénomène, la préparation de la peau devient plus importante que le maquillage lui-même. Le rôle du sérum est alors primordial. Concentré en actifs comme l'acide hyaluronique ou les antioxydants, il repulpe et lisse la surface cutanée en amont.
Appliquer un sérum est la première étape vers un résultat impeccable. Il forme une barrière hydratante qui empêche la matière cosmétique d'absorber l'eau de la peau, prévenant ainsi l'effet « plâtre ». L'utilisation d'une base de teint, ou primer, contenant des silicones volatiles peut également aider à flouter les irrégularités et adoucir les ridules avant même l'application de la couleur, garantissant une toile de fond lisse et uniforme.
Fond de teint : choisir la (bonne) texture anti-âge
L'objectif après 45 ans n'est plus de camoufler à tout prix, mais d'unifier avec transparence. Les textures épaisses, lourdes ou très couvrantes sont à bannir car elles se logent mécaniquement dans les sillons du visage, figeant les traits. Il est préférable de privilégier un fond de teint dédié aux peaux matures hydratant, fluide et léger, qui fusionne avec l'épiderme plutôt que de le recouvrir. Les formules serum ou les crèmes teintées enrichies en agents de soin apportent le confort et l'éclat nécessaires sans accentuer les signes de l'âge.
Il faut également se méfier des finis poudrés. Les poudres minérales ou compactes ont tendance à accentuer la déshydratation et à marquer les zones de sécheresse. Pour l'application, la légèreté est de mise : utilisez une éponge humidifiée ou le doigt pour fondre la matière, en l'étirant de l'intérieur vers l'extérieur du visage. Ne surchargez jamais la peau ; une petite quantité suffit souvent à unifier le teint tout en gardant un aspect vivant et naturel.
Anti-cernes : les erreurs fatales qui vous rajoutent 10 ans
C'est souvent dans cette zone fragile du contour de l'œil que se concentrent les problèmes de ridules après 45 ans. La première fausse route concerne le choix de la teinte. Contrairement à une idée reçue tenace, opter pour une nuance beaucoup plus claire que sa carnation n'illumine pas le regard, mais accentue le relief des poches.
Sachez qu'un anti-cernes trop clair vieillit le regard en grisant la zone cernée, créant un effet artificiel. Il vaut mieux choisir une teinte qui neutralise la colorimétrie du cerne (souvent bleutée ou violacée) plutôt qu'une teinte qui l'éclaircit simplement. De même, les textures sèches ou en stick sont à éviter car elles migrent rapidement dans les ridules de la patte d'oie.
L'une des erreurs de maquillage les plus fréquentes réside dans la quantité et le placement du produit. Le fameux « triangle de lumière » sous l'œil, très populaire sur les réseaux sociaux, est déconseillé pour les peaux matures car il entraîne une surcharge de matière inutile. La technique professionnelle consiste à cibler uniquement le creux sombre du cerne, près du coin interne, et à tapoter doucement pour faire pénétrer le produit sans tirer sur la peau. Évitez absolument d'approcher la matière trop près de la muqueuse inférieure ou de l'étaler jusqu'au coin externe, là où les rides d'expression sont les plus marquées.