5 deodorants mauvais pour la sante, selon 60 millions de consommateurs

Les déodorants font partie intégrante de notre routine d’hygiène quotidienne. Mais tous ne se valent pas, en termes de composition. Dans son dernier hors-série, le magazine 60 millions de consommateurs a passé au crible 12 références classiques, et 6 déodorants solides.

Parfums allergisants, substances cancérigènes, perturbateurs endocriniens... Dans ce diaporama, on vous liste les marques qui ont le moins convaincu, car potentiellement nocives pour la santé.

Déodorant ou anti-transpirant : quelle différence ?

Le déodorant a pour but de masquer les mauvaises odeurs, grâce à des parfums couvrants, mais aussi en éliminant les bactéries qui en sont à l’origine. L’anti-transpirant, quant à lui, limite le processus même de la sudation, en resserrant les pores de la peau. Néanmoins, la transpiration est un processus naturel, utile à l’organisme pour réguler sa température et éliminer les toxines. Donc, à moins qu’elle ne soit vraiment excessive, mieux vaut opter pour une formule de déodorant classique

En outre, la plupart des anti-transpirants contiennent des sels d’aluminium, car ce sont eux qui resserrent les pores de la peau. Or, ils divisent la communauté scientifique, dont une partie les suspecte de favoriser l’apparition des cancers du sein. Si, pour l’instant, on ne dispose pas de suffisamment de preuves pour démontrer un lien de cause à effet, cela ne signifie pas pour autant que le risque est nul.

Aérosols : ils polluent l’air de votre foyer

Attention, par ailleurs, aux déodorants sous forme de sprays, qui diffusent des composés organiques volatils (COV) dans votre habitation. Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), ces particules ont un double effet sur la santé :

  • Un effet indirect en agissant sur l’ozone. Dans ce cas, plusieurs manifestations sont possibles, qui diffèrent selon les individus et le niveau d’exposition : “toux, inconfort thoracique, gêne douloureuse en cas d’inspiration profonde, mais aussi essoufflement, irritation nasale, oculaire et de la gorge”.
  • “Un effet direct en tant que substance toxique, jusqu’à des niveaux de gravité extrêmes justifiant une classification rigoureuse”. Tout dépend, évidemment, du type de COV auquel nous sommes exposés, et de leur quantité. “Les plus nocifs, comme le benzène, sont classés CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique)”, indique l’ADEME. Heureusement, ces derniers ne rentrent pas dans la composition des déodorants.

Le magazine 60 millions de consommateurs rappelle néanmoins qu’une partie des COV contenus dans les déodorants sont toxiques, “ce qui pose d’autant plus problème quand la salle de bain est petite”. Sans compter le risque d’inflammabilité, dû aux gaz propulseurs.

Gaz nocif, substance cancérigène, allergènes, perturbateurs endocriniens... Découvrez la liste des déodorants à proscrire dans ce diaporama.

Sources

La crème des cosmétiques, 60 millions de consommateurs, hors-série n°206, janvier-février 2021. 

Les composés organiques volatils (COV), ADEME. 

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