Kiwi, pignons de pin, sarrasin… les nouveaux aliments allergènes dangereux

Publié le 19 Février 2019 par Morgane Garnier, Journaliste Santé

L'identification de nouveaux allergènes alimentaires pouvant entraîner des réactions allergiques graves a poussé l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) à publier un communiqué le 15 février 2019, dans lequel elle demande une mise à jour de la liste de ces substances établie par l'Union européenne afin de limiter ces risques.

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Le poisson, les fruits à coque ou encore la moutarde font partie des allergènes alimentaires les plus fréquents et les plus connus. Mais selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), il y en aurait bien d'autres dont il faudrait se méfier. C'est pourquoi, le 15 février 2019, elle a publié un communiqué dans lequel elle "émet une série de recommandations visant à assurer un meilleur suivi des allergies alimentaires" et ainsi prévenir les risques qui y sont liés.

Des allergènes émergents exposant à des risques "parfois plus élevés" que ceux les plus connus

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En effet, l'Anses déplore "un manque de données sur la prévalence des allergies alimentaires en France", après que le Réseau d'Allergo-Vigilance a reçu des signalements qui "ont permis d'identifier des allergènes émergents". De nouveaux allergènes qui "présentent un risque d’anaphylaxies, c’est-à-dire de réactions allergiques graves, parfois plus élevé que certains allergènes de mention obligatoire, listés dans l’Annexe II du règlement européen n°1169/2011", précise-t-elle. Parmi ces allergènes émergents, on retrouve :

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  • "le sarrasin,
  • le lait des petits ruminants (chèvre et brebis),
  • le kiwi,
  • le pignon de pin,
  • l’α-galactose (présent dans la viande de mammifère),
  • les pois,
  • les lentilles."

L'Anses préconise donc un élargissement et une "mise à jour régulière" de cette liste, sur laquelle ne sont mentionnées à l'heure actuelle que 14 substances, dont les céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, etc.), les graines de sésame, les crustacés, les mollusques, les œufs, le lait, le céleri ou encore le soja.

Allergies alimentaires : vers une "meilleure information des médecins et des consommateurs"

Par ailleurs, l'Agence souhaite que les médecins et les consommateurs soient mieux informés sur les risques liés aux allergies alimentaires "au-delà des centres spécialisés", et propose en ce sens de "mettre en place un guide de bonnes pratiques destiné à [ces premiers] afin d'améliorer la prise en charge", ainsi que "la rédaction d’un guide spécifique aux personnes allergiques souhaitant voyager à l’étranger ou prendre l’avion" afin des les accompagner dans leurs choix alimentaires dans toutes les circonstances. Enfin, elle "recommande aux pouvoirs publics d’améliorer les dispositifs de recueil de données relatives aux allergènes alimentaires, ainsi que l’évaluation de l’incidence ou de la prévalence des allergies, afin de mieux orienter les études et recherches sur les allergies alimentaires".

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