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On entend très souvent que le poisson est bon pour la santé, et pour cause, il constitue une excellente source de protéines et de minéraux. En ce qui concerne les espèces grasses, elles apportent de précieux oméga 3, indispensables au cerveau et à notre système cardiovasculaire. “Les matières grasses bénéfiques pour la santé regroupent : les acides gras polyinsaturés (Oméga-6 et Oméga-3) et les acides gras monoinsaturés (Oméga-9)”, indique la Fédération Française de Cardiologie (FFC).

Particulièrement présents dans le saumon, ces fameux oméga-3 ont un effet protecteur sur la fonction cardiovasculaire. Mais ce n’est pas le seul bienfait de ce poisson puisque c’est également une excellente source de protéines complètes, de phosphore, de sélénium, ainsi que de nombreuses vitamines.

Ne consommez pas de poissons plus de deux fois par semaine

Néanmoins, l’ANSM (Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation) recommande de limiter sa consommation de poisson à deux fois par semaine. En effet, l’aggravation de la pollution des eaux de mer et des rivières par des produits toxiques, allant des hydrocarbures aux métaux lourds, contamine les poissons. Ils sont donc de plus en plus susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens ou du mercure.

“Cet élément chimique constitue un réel danger pour les humains s’il est ingéré en trop grande quantité”, expliquait à Medisite Alexandra Retion, diététicienne-nutritionniste. “C’est pourquoi je recommande à mes patients de limiter leur consommation à deux repas par semaine, dont une fois un poisson gras. On pouvait en manger davantage auparavant, mais aujourd’hui, la pollution nous oblige à la réduire”.

C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Anses préconise de varier les espèces de poissons, tout en incluant un poisson gras par semaine. Toutefois, il est important de rappeler que le mercure ne représente pas le seul danger pour les gros mangeurs de poisson. La diététicienne évoquait à Medisite qu’il existait également des risques de contamination à Listeria, une bactérie responsable de nombreux rappels d’aliments chaque mois en France, et au ver solitaire.

Riche en vitamines D et B6, la saumon protège vos os et votre cœur

Très présente dans le saumon, la vitamine D possède de nombreux bienfaits pour la santé. Elle est essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire, améliore les capacités cardiovasculaires, la cognition et diminue les risques de cancer. Elle est aussi indispensable au métabolisme osseux, car elle est nécessaire à la fixation du calcium sur les os. “Elle participe au maintien de l’homéostasie du calcium et du phosphore, et à la minéralisation des tissus minéralisés (os, cartilage et dents) pendant et après la croissance”, rappelle l’Anses.

Par ailleurs, selon un communiqué de l’Académie nationale de médecine, publié le 22 mai 2020, la vitamine D pourrait protéger contre toute forme de thérapie anti-infectieuse et particulièrement la Covid-19. Il existe même une corrélation positive avérée entre carence en vitamines D et mortalité due au virus. D’autre part, la vitamine s’avère aussi avoir des vertus antioxydantes. Elle fait partie d'un système de protection contre de nombreuses maladies neurodégénératives, cardiovasculaires et cancéreuses, liées au vieillissement cellulaire.

Les poissons gras ont une forte concentration de vitamine B6

Le saumon constitue également une bonne source de vitamine B6. D’ailleurs, il se trouve que les poissons gras ont l'une des plus fortes concentrations de vitamine B6 disponibles dans l'alimentation. Selon la Cleveland Clinic, elle est “essentielle au soutien des réactions biochimiques du système immunitaire.” En effet, cette vitamine est nécessaire au métabolisme des acides aminés et à la synthèse des neurotransmetteurs. Associée aux vitamines B9 et B12, elle intervient dans la synthèse des globules rouges et la formation de l'hémoglobine. Elle contribue également à réguler l'activité hormonale et aide à réduire la fatigue.

Le saumon contribue au bon fonctionnement du cerveau grâce aux oméga-3

Il est compté comme étant l’un des aliments qui contient le plus d’oméga-3, car le saumon est riche en acide docosahexaénoïque (DHA) (type d'acide gras oméga-3). Pour rappel, ces acides gras essentiels sont indispensables à la santé. Ils participent notamment à la formation des cellules et contribuent au bon fonctionnement du cerveau. “Les oméga-3 constituent la structure des cellules de notre corps. Nous en avons également besoin pour la production d'hormones, la fonction immunitaire et le soutien cardiaque et pulmonaire”, explique la diététicienne Sydney Greene. Finalement, les acides gras sont le carburant de nos muscles et lorsqu’on en consomme plus que nécessaire, ils sont stockés dans le tissu adipeux.

Le corps ne produit pas naturellement d’oméga-3

Toutefois, notre organisme n’en produit pas naturellement. C’est le cas de l'acide alpha-linolénique (ALA), qui est pourtant indispensable. Deux autres oméga 3 sont importants, l'EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque) qui peuvent être synthétisés en quantité très limitée à partir de l'ALA. La consommation de certains aliments, comme le saumon, le hareng, les noix ou encore l’huile de colza, est donc fondamentale. Par ailleurs, mangé en plus grande quantité, il favoriserait l’apparition du mauvais cholestérol.

Le magnésium présent dans le saumon protège votre système immunitaire

Le saumon contient également du magnésium. Ce minéral joue un rôle clé dans le soutien de votre système immunitaire, car une carence en magnésium est associée à de sérieuses conséquences sur la santé. Agissant dans plus de 300 réactions chimiques dans le corps, le magnésium joue, entre autres, un rôle prépondérant dans la stimulation et la décontraction musculaire. Indispensable pour produire de l’énergie, il participe aussi à la fonction cardiaque et à la formation osseuse.

Les besoins en magnésium peuvent varier

À titre de référence, pour être en bonne santé, on estime qu’il faut compter quotidiennement 6 mg de magnésium par kilo. Par exemple, une personne de 50 kg a besoin de 300 mg de magnésium. Mais ces besoins augmentent au vu de plusieurs éléments de santé. En effet, les adolescents ont besoin de 25 mg supplémentaires par jour, car ils ont une croissance rapide. Il est également préférable que les femmes enceintes aient une alimentation plus riche en magnésium avec 40 mg supplémentaires par jour. Les mamans qui allaitent, doivent, pour leur part, consommer 30 mg de magnésium supplémentaire par jour pour éviter les complications.

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Sources

https://www.fedecardio.org/je-m-informe/distinguer-les-bons-des-mauvais-gras/

https://www.anses.fr/fr/content/les-r%C3%A9f%C3%A9rences-nutritionnelles-en-vitamines-et-min%C3%A9raux#B1

https://www.eatthis.com/surprising-side-effects-salmon-immune-system/

Merci à Alexandra Retion, diététicienne nutritionniste, auteur de Qu'est ce qu'on mange, éd. First

http://www.academie-medecine.fr/communique-de-lacademie-nationale-de-medecine-vitamine-d-et-covid-19/

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