La campagne de vaccination contre la variole du singe a débuté en mai dernier. Elle s’adressait alors aux contacts des personnes diagnostiquées. Soit celles ayant eu « un contact physique direct non protégé (avec la peau lésée) ou un contact non protégé à moins de deux mètres et pendant trois heures cumulées sur une période de vingt-quatre heures ». La Haute autorité de santé a cependant recommandé, le 8 juillet 2022, d’élargir les bénéficiaires potentiels de cette mesure de prophylaxie.

Outre les personnes contacts, plusieurs profils peuvent désormais demander à bénéficier des deux précieuses injections. En premier lieu, il s’agit des
« hommes ayant des relations sexuelles multiples avec des hommes».
97 % des cas diagnostiqués à ce jour en France sont en effet survenus chez les HSH, et 75 % déclaraient avoir eu deux partenaires sexuels ou plus dans les semaines précédant l’apparition des symptômes.

Homme et personnes trans ayant des relations multiples

Les personnes trans multipartenaires figurent aussi parmi les catégories éligibles à la vaccination, ainsi que les personnes qui se prostituent ou travaillent dans « des lieux de consommation sexuelle ». La recommandation s’adresse également « au cas par cas », aux professionnels amenés à prendre en charge des malades. La Haute autorité considère en effet que « les mesures d’hygiène habituelles et le port d’équipement de protection individuelle rendent le risque de contamination très faible en pratique ». La variole du singe se transmet en effet par contact physique mais aussi par les gouttelettes (salive, éternuements, postillons…), à ce titre, elle n’est ainsi pas reconnue comme une maladie sexuellement transmissible.

Pour dénicher un rendez-vous, il faut utiliser Doctolib et taper « vaccination » dans le bloc de recherche. Sur place, il faudra également remplir un questionnaire permettant de confirmer l'éligibilité du patient. De quoi éviter une maladie qui, quoique bénigne, peut être très douloureuse, comme le montrent de nombreux témoignages publiés en ligne, et impose une période d’isolement de trois semaines aux malades.

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A ce jour 1955 cas ont été enregistrés en France. 2,9 % ont nécessité une hospitalisation.

Sources

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3351443/fr/monkeypox-une-vaccination-preventive-proposee-aux-personnes-les-plus-a-risque-d-exposition

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