Marie Laforêt violée : ses filles racontent son traumatisme

Sur le plateau de "Vivement Dimanche" dimanche 5 juillet, les filles de Marie Laforêt ont évoqué le viol dont la chanteuse a été victime à l'âge de 3 ans.

Face à Michel Drucker ce dimanche 5 juillet, Lisa Azuelos et Debora Kahn-Sriber sont revenues sur les faits dont a été victime leur mère durant son enfance : un terrible viol, qui a profondément marqué l'actrice.

Marie Laforêt violée à l'âge de 3 ans par son voisin

"Elle avait 3 ans donc c'est vraiment tout petit, mais de toute façon sur la pédophilie on n'est jamais assez grand", a d'abord souligné Lisa Azuelos, face aux caméras.

Un traumatisme que l'artiste a refoulé toute sa vie,  jusqu'à l'âge de 58 ans, où elle est interviewée par le magazine Paris Match. Elle se rappelle alors de nombreux détails. 

"Ça lui est remonté d'un coup et ça lui a rééclairé une partie de sa vie, tout un trauma, a révélé Lisa Azuelos à Michel Drucker. 

Dans cet entretien, l'actrice indique notamment "avoir revécu la scène d'un coup [...] L'odorat, l'ouïe, tous mes sens revenaient en même temps. Mon esprit est retourné sur le lieu du crime, si j'ose dire. Et là, je me suis souvenue du nom du monsieur, de la pièce, de la couleur de son pantalon, de son aspect physique. Je me souvenais absolument de tout."

Comble de l'horreur, son agresseur présumé "était un voisin, un détraqué aux allures débonnaires".

Un métier "exutoire"

Pour Lisa Azuelos, cet épisode a profondément marqué sa mère et a même affecté sa personnalité, puisque qu'elle "n'acceptait pas les applaudissements du public". "Quand on est victime de pédophilie, l'amour est très collé avec une violence", estime ainsi la réalisatrice en direct sur le plateau.

Elle précise également que "pour elle (Marie Laforêt, ndlr), peut-être que ces témoignages d'amour étaient aussi une violence. Ça l'a privée un peu du sucre ou du sel de ce métier parce qu'elle était vraiment extraordinaire sur scène."

Sa mère avait en effet révélé à Paris Match que sans ce viol, elle n’aurait pas fait un métier public qui allait à l’encontre de sa "timidité naturelle". Elle révélait ainsi avoir choisi "un métier exutoire."

Viol : de nombreuses conséquences psychologiques 

Même s'il se déroule pendant la petite enfance, le viol laisse des traces à vie.

Un tel traumatisme affecte profondément l'estime de soi et bien souvent la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité, etc.

Pour la personne agressée, il est également très difficile de se reconstruire sans aide extérieure. 

En outre, les conséquences psychologiques se déclinent sur le court, moyen et long terme. Voici une liste d’exemples non exhaustive de celles-ci :

  • baisse de l'estime de soi, manque d'assurance et de confiance en soi ;
  • sentiment de saleté et de honte ;
  • difficultés sexuelles (abstinence ou errance, désordre de la libido, rapports sexuels douloureux ...)  ;
  • difficultés relationnelles (engagement amoureux impossible, agressivité, isolement social...) ;
  • difficultés somatiques et psychosomatiques (problèmes gynécologiques, de dos ; soins dentaires refusés ; lavements fréquents ; douleurs au ventre ou à l’anus ...) ;
  • grossesses angoissées, stérilité psychogène, etc ;
  • conduites addictives et d’autodestruction (anorexie, boulimie, automutilation, tentatives ou idées suicidaires, automédication abusive...) ;
  • diverses pathologies psychiques (dépression, psychoses, mal-être généralisé, sentiment de culpabilité dévorant, sentiment de vide et non-sens...) ;
  • les difficultés professionnelles (abandon du travail, chômage, stagnation, instabilité, périodes SDF, échec scolaire ...) ;
  • hospitalisations répétées, spécialement en psychiatrie.

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