17 millions de Français touchés : l'Assurance maladie recommande de se tester chaque année

Publié par S. Coucke-Haddad
le 10/09/2026
hypertension artérielle
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Photo d'illustration
17 millions de Français sont concernés par l’hypertension. Et près de la moitié des personnes atteintes ignorent être malades. L'Assurance maladie déploie une vaste campagne nationale intitulée « Votre tension mérite votre attention » pour inciter chacun au dépistage annuel.
 

L'hypertension artérielle demeure la pathologie chronique la plus répandue sur le territoire français. Selon les données du Bulletin épidémiologique hebdomadaire publiées en 2025, l'hypertension artérielle concerne près d'un adulte sur trois en France. Le constat devient d'autant plus préoccupant qu'environ 45 % des personnes touchées méconnaissent leur situation, ce qui représente plus de 6 millions de personnes non dépistées.

Alors qu’elle lance une vaste campagne d’information ce 9 septembre 2026, l'Assurance maladie rappelle que la maladie participe directement à 55 000 décès par an et engendre plus de 400 000 hospitalisations. Avec pour mot d'ordre « Votre tension mérite votre attention », les autorités de santé tentent d'enrayer une banalisation dangereuse et d'encourager un suivi régulier.

Hypertension : des risques vasculaires réels

Le hic ? La pression sanguine excessive fragilise silencieusement les parois des artères pendant des années sans provoquer de douleur. Sans prise en charge pendant cette évolution silencieuse, les répercussions sur l'organisme s'accumulent. L'élévation chronique de la pression rigidifie le réseau sanguin et favorise l'infarctus du myocarde ainsi que l'insuffisance cardiaque. Elle constitue également la première cause évitable d'accident vasculaire cérébral. De plus, l’hypertension est aussi impliquée dans le déclin cognitif et dans l'apparition de l'insuffisance rénale chronique, qui touche plus d'un million d'assurés.

Les méthodes fiables de dépistage et d'automesure

Pourtant, le diagnostic d'hypertension peut être posé facilement. Nul besoin de spécialiste ou d’examen lourd, il suffit de prendre sa tension artérielle. La nouvelle campagne de l’Assurance maladie invite donc tous les Français à vérifier au moins une fois par an leur pression artérielle chez le médecin traitant, en pharmacie ou auprès d'un infirmier. Les bilans de prévention pris en charge aux âges charnières constituent une opportunité idéale pour faire le point.

On parle d’hypertension quand la tension artérielle est égale ou supérieure à 140/90 mmHg mesurée en cabinet, ou à 135/85 mmHg relevée à domicile. Pour écarter l'effet dit de la « blouse blanche », lié au stress de la consultation, réalisez l'automesure selon la règle des trois : trois prises le matin, trois prises le soir, pendant trois jours d'affilée au repos. Les tensiomètres électroniques à brassard restent l’option la plus fiable. Attention en revanche avec les montres connectées. Une étude parue plus tôt cette année dans le journal scientifique JAMA a révélé que les montres connectées échouent à repérer près de 6 hypertendus sur 10.

Médicaments et hygiène de vie : comment reprendre la main ?

La seule voie thérapeutique pour contrôler l’hypertension est de bien respecter sa prise médicamenteuse. Même lorsque les chiffres se normalisent, les comprimés antihypertenseurs doivent être pris quotidiennement sans interruption. En parallèle, les modifications des habitudes quotidiennes aident aussi à maintenir les artères en bonne santé. Limiter l’alcool et arrêter le tabac, sont les deux priorités, auxquelles s'ajoute la réduction du sel exige, sachant que les trois quarts du sodium ingéré proviennent des aliments transformés industriels. Enfin, trente minutes d'exercice physique régulier par jour permettent d'assouplir durablement les artères.

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  • Assurance maladie
  • Santé publique France
  • Cohen Jordana B., Bress Adam P., et al. Impact of a Smartwatch Hypertension Notification Feature for Population Screening. Journal of the American Medical Association, volume 335, numéro 11, pages 1001-1003, date de publication : 9 février 2026. DOI : 10.1001/jama.2025.26925.
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