Un deuxième décès à cause de l’explosion d’une cigarette électronique

Au Texas (Etats-Unis), un jeune homme de 24 ans est mort, le 29 janvier 2019 des suites de l’explosion de sa cigarette électronique, a rapporté la chaîne de télévision locale NBC News.

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Le 5 février 2019, un nouveau décès lié à l’explosion d’une cigarette électronique à fait la Une des médias locaux du Texas (Etats-Unis). La chaîne de télévison NCB News a rapporté qu’un jeune homme de 24 ans : "William Eric Brown est décédé suite à l'explosion d'une cigarette électronique qui lui a tranché l'artère le 29 janvier 2019". C’est après être allé acheter du liquide pour remplir sa cigarette électronique que cette dernière aurait explosée alors qu’il se tenait dans sa voiture en face du magasin qui lui avait vendu.

Une explosion d'une extrême violence

D’après la grand-mère du garçon qui était en contact avec lui au moment des faits, "l’explosion de la cigarette électronique a été si forte qu’elle a fait fondre le cendrier de la voiture de Brown". Le rapport du médecin légiste du comté de Tarrant (Texas, Etats-Unis) indique que Brown est décédé d'un "infarctus cérébral et d'une hernie" après que le stylo vape lui ait ouvert l'artère gauche du cou. Les médecins qui ont procédé à une radiographie lorsque la victime a été emmenée à l'hôpital ont découvert un morceau de métal du stylo vape logé dans la nuque.

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Ce jeune homme est la deuxième personne aux États-Unis connue pour être décédée à cause de l’explosion d’une cigarette électronique. En mai 2018, un homme de 38 ans avait été retrouvé mort dans sa maison qui avait été incendiée juste après l’explosion de sa cigarette électronique.

Quelles sont les recommandations en France ?

Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la réglementation du médicament pourrait s’appliquer aux cigarettes électroniques et leurs recharges si :

  • elles revendiquent l’aide au sevrage tabagique
  • la quantité de nicotine contenue dans la cartouche est supérieure ou égale à 10 mg
  • la solution de recharge "e-liquide" a une concentration de nicotine supérieure ou égale à 20 mg/ml

Aucune cigarette électronique ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) en tant que médicament, aucun fabricant n’ayant déposé de demande en ce sens.

Par ailleurs les cigarettes électroniques, avec ou sans nicotine, ne peuvent être vendues en pharmacie car elles ne sont pas inscrites sur liste des marchandises dont les pharmaciens peuvent faire le commerce, fixée par les arrêtés du 15 février 2002, 30 avril 2002 et 2 octobre 2006.

À ce jour, les cigarettes électroniques ou solution de recharge sont considérés comme des produits de consommation courante. À ce titre, elles doivent répondre à l’obligation générale de sécurité conformément aux dispositions du code de la consommation.

De plus, une récente étude a mis en avant le fait que la vapeur des cigarettes électroniques contenant de la nicotine favoriserait deux fois plus la prolifération d’une infection fongique buccalecausée par un champignon : la bactérie Candida albicans. Il s'agit d'un organisme qui vit naturellement dans la bouche et compose le microbiote buccal. Il est présent chez 80% de la population et est inoffensive sauf lorsqu’elle se multiplie de façon anarchique. Si l’infection persiste, des inflammations et des douleurs pourraient apparaitre. Selon le Dr Mahmoud Rouabhia, principal auteur de l’étude "le Candida albicans tue les cellules de la bouche et nuit à la santé des gencives". Pour la fumée des cigarettes électroniques sans nicotine, les scientifiques ont observé une augmentation de 50% de l’infection.

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