Tampons : 6 habitudes dangereuses a eviter

Garder trop longtemps son tampon

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Garder trop longtemps son tampon

Changer un tampon toutes les trois heures est la règle numéro un à ne jamais oublier. "Si on le garde trop longtemps, les germes stagnent dans le vagin" justifie la gynécologue Odile Bagot. Dans des cas extrêmement rares, chez des personnes porteuses d"un staphylocoque, les microbes non évacués peuvent remonter vers l"utérus et créer un choc septique. Cette réaction inflammatoire dangereuse affecte le fonctionnement des organes et la circulation du sang. Les symptômes : des douleurs dans le bas ventre, de la fièvre et une fatigue extrême.

Oublier qu"on a mis un tampon !

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Oublier qu"on a mis un tampon !

Cela peut paraître étonnant mais pourtant Odile Bagot, gynécologue, a eu ce cas de figure dans son cabinet. "Lorsqu"une patiente vient consulter pour des problèmes d"odeurs nauséabondes au niveau du vagin, très souvent c"est parce qu"elle a oublié avoir mis un tampon et l"a gardé pendant des semaines. On oublie, on a des rapports, le tampon s"enfonce plus loin et la ficelle ne se voit plus." Du coup le sang stagne et les microbes aussi, ce qui dégage une odeur forte et expose à un risque rare, mais présent, d"infection.

Mettre le tampon trop bas

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Mettre le tampon trop bas

Lorsqu"un tampon est bien mis, la femme ne doit pas du tout le sentir. S"il y a démangeaisons, douleurs ou gêne cela signifie qu"il est trop bas. Cette sensation d"inconfort risque de devenir vraiment très désagréable, il faut le remonter plus haut. "Il n"y a aucun risque de le mettre trop loin car le vagin a un fond, rassure le Dr Odile Bagot. Le tampon ne peut pas remonter dans l"utérus, ni se perdre."

Utiliser un tampon en dehors des règles

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Utiliser un tampon en dehors des règles

Certaines femmes utilisent des tampons en dehors de leur cycle menstruel pour absorber les pertes vaginales blanches. "Il faut éviter car cela augmente le risque d"infection. Le tampon aspire les sécrétions qui servent à protéger les parois vaginales, cela entraîne un déséquilibre de la flore vaginale et favorise sécheresse intime" prévient notre interlocutrice. Seule exception : les tampons Florgynale® contenant des bonnes bactéries. Ils sont conçus pour rééquilibrer la flore vaginale.

Mettre un tampon en fin de règles

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Mettre un tampon en fin de règles

L"idéal est d"alterner l"utilisation de tampons et de serviettes hygiéniques pendant les règles. Il vaut mieux privilégier les premiers lorsque le flux est abondant. Une fois que les pertes sont plus rares et "même si le risque est minime cela peut perturber la flore vaginale et absorber les bonnes bactéries qui la protègent" explique le Dr Odile Bagot, gynécologue.

Mettre un tampon lorsqu"on a une IST

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Mettre un tampon lorsqu"on a une IST

Lorsqu"on est atteint d"une infection sexuellement transmissible comme une chlamydiose, il vaut mieux éviter de porter des tampons jusqu"à ce que le traitement soit fini. "C"est plus un principe théorique, admet Odile Bagot, gynécologue. Mais il est plus logique de favoriser l"évacuation du flux avec les bactéries vers l"extérieur du vagin plutôt que l"intérieur pour éviter l"évolution de l"infection." Une fois soigné, on peut tout à fait en réutiliser de nouveau.