Longévité : cette façon de bouger permet de réduire le risque de décès de 20 % selon une nouvelle étude
Les bienfaits du sport sur l'organisme ne sont plus à prouver, mais la manière de s'entraîner pourrait tout changer. Plutôt que de s'épuiser dans une seule discipline, diversifier ses efforts s'impose comme une stratégie redoutablement efficace pour vivre plus longtemps en bonne santé. Et c’est validé scientifiquement !
Secrets de la longévité : les chercheurs les découvrent grâce à 30 années de suivi !
Des médecins-chercheurs d’hôpitaux américain, chinois et coréen ont mené des travaux titanesques, publiés dans la revue scientifique BMJ Medicine en janvier dernier. Pour cette enquête, ils ont suivi deux cohortes majeures regroupant des infirmières et des professionnels de santé. Au total, ils ont analysé les données de 111 373 participants étalées sur plus de trois décennies.
Grâce à des questionnaires rigoureux mis à jour tous les deux ans, l'équipe scientifique a minutieusement scruté les habitudes de vie, l'alimentation et l'évolution médicale de ces volontaires. L'objectif principal consistait à déterminer si la variété des sports pratiqués apporte un bénéfice supérieur par rapport à la simple durée totale de l'entraînement physique. Le résultat est sans appel.
Diversifier ses activité booste l'espérance de vie, c’est aujourd’hui prouvé
L'étude a établi un score spécifique en comptabilisant le nombre d'activités régulières, définies par des sessions d'au moins 20 minutes par semaine ou la montée de cinq étages par jour. Le constat ne laisse aucune place au doute: une grande diversité d'exercices est directement associée à une réduction de 19 % du risque de mortalité, toutes causes confondues.
Cette protection s'illustre particulièrement contre les maladies cardiovasculaires, les cancers et les affections respiratoires, avec des diminutions de risques allant de 13 % à 41 % selon les pathologies. Physiologiquement, cette synergie s'explique très bien. Le fait de mélanger les efforts d'aérobie, de résistance et de souplesse génère des effets complémentaires sur la force musculaire, l'endurance respiratoire et le métabolisme global.
Marche, sports de raquette et escaliers en tête du palmarès
Parmi les disciplines passées à la loupe, la marche s'impose comme la reine des activités. Les plus grands marcheurs voient leur risque de décès chuter de 17 %. Les sports de raquette, comme le tennis ou le squash, offrent une réduction de 15 %, suivis de près par la musculation et les exercices de résistance qui affichent une baisse de 13 %.
Nul besoin d'être un athlète de haut niveau pour observer des résultats probants. Le simple fait d'****emprunter régulièrement les escaliers diminue le risque de décès prématuré de 10 %. D'autres sports montrent des bilans très positifs, tels que l'aviron et la gymnastique, ou encore la course à pied. Seule exception notable, la natation ne montre pas d'association significative avec la baisse de la mortalité dans ces travaux. Les auteurs estiment que cette anomalie s'explique probablement par la difficulté à mesurer l'intensité réelle de l'effort fourni dans l'eau.
L'effet de seuil de la durée de l'activité physique, une donnée qui compte
Autre enseignement de cette étude, les chercheurs ont mis en évidence une association non linéaire entre le volume de sport et ses avantages. En effet, les bénéfices pour la santé ne s'accumulent pas éternellement avec les heures de pratique. Au bout d'un certain palier, estimé à environ 7,5 heures de marche rapide par semaine, la réduction du risque de décès commence à stagner.
Conclusion ? Plutôt que de chercher à augmenter sans fin la durée d'un jogging ou d'une séance de vélo, il devient beaucoup plus pertinent de bousculer ses habitudes. Pour optimiser son espérance de vie, intégrer une nouvelle discipline à sa routine s'avère nettement plus efficace que de prolonger de manière excessive son effort habituel. Un peu de marche ou de vélo, quelques escaliers régulièrement montés et un peu de gym par exemple : voilà qui permet une optimisation maximale des efforts sur la santé et la longévité ! Accessible à tous, n’est-ce pas ?
Afficher les sources de cet article
Han H, Hu J, Lee DH, Zhang Y, Giovannucci E, Stampfer MJ, et al. Physical activity types, variety, and mortality: results from two prospective cohort studies. BMJ Medicine. 2026;5:e001513. https://doi.org/10.1136/bmjmed-2025-001513
- A 94 ans, Henri enseigne toujours le judo : ses secrets forme et longévité !
- Testez votre vitesse en 4 mètres pour évaluer votre longévité
- Femmes : 3 examens de santé indispensables après 50 ans (en dehors de la mammographie et du frottis)
- Infarctus : les propriétaires de chiens ont 33 % de chances de survie en plus