Cette activité entre 50 et 70 ans diminue le risque de décès de 50 % chez les femmes !

Publié par Céline Willefrand
le 09/04/2026
activité physique après 50 ans
Istock
Une étude australienne majeure publiée dans Plos Medicine fin mars révèle que cette activité régulière entre 50 et 70 ans divise par deux le risque de décès prématuré chez les femmes ! Les femmes peuvent ainsi protéger durablement leur santé cardiovasculaire, osseuse et cognitive.

Maintenir une routine sportive à l'approche de la ménopause n'est pas qu'une simple question de bien-être, c'est une véritable assurance vie pour l'avenir. Ce sont les conclusions de cette étude australienne publiée le 26 mars dernier dans la revue scientifique Plos Medicine, une analyse qui dresse un constat sans appel sur l'impact du mouvement chez les quinquagénaires. En adoptant les bons réflexes, il devient possible de transformer durablement sa santé globale et de freiner les effets du vieillissement.

Une vaste étude sur la longévité à la quarantaine

L’équipe de chercheurs a scruté les données médicales de 11 169 femmes australiennes, nées entre 1946 et 1951, et suivies sur une période de quinze ans. Cette analyse repose sur une simulation d'essai ciblé, une méthode rigoureuse permettant d'imiter un essai clinique à partir de simples données d'observation récoltées entre 2001 et 2016. À travers neuf enquêtes successives, les scientifiques ont évalué les habitudes de vie des participantes tous les trois ans, de leurs 50 ans jusqu'à leurs 70 ans. L'objectif consistait à comparer la santé des femmes qui respectent continuellement les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avec celles qui demeurent sédentaires.

Un risque de mortalité réduit de 50 %

Les conclusions de cette recherche sont frappantes. Les femmes qui maintiennent au moins 150 minutes d'activité physique d'intensité modérée à intense par semaine voient leur risque de mortalité globale baisser de 50 % par rapport aux profils inactifs. Les données pointent également vers un effet protecteur majeur contre la mortalité cardiovasculaire et les cancers, bien que les statistiques demandent à être affinées. Les bénéfices maximaux s'observent lorsque cette dynamique s'installe tôt et perdure de 50 à 70 ans. Les avantages d'une reprise plus tardive, vers 60 ou 65 ans, apparaissent moins concluants mais restent positifs. Il s'avère donc judicieux d'intégrer des sessions de marche rapide, de natation ou de tennis dans sa routine hebdomadaire, le plus tôt possible au moment de la ménopause.

Le bouclier santé indispensable quand on avance en âge !

L'exercice régulier agit comme un rempart contre la perte musculaire. Dès l'âge de 30 ans, les femmes perdent environ 3 à 5 % de leur masse musculaire à chaque décennie, un déclin qui s'accélère avec l'âge. Selon la Dre Jennifer Timmons, experte en longévité citée par la revue Healthline, "avoir une masse musculaire suffisante vous permet de continuer à pratiquer les activités que vous aimez, comme marcher, courir, vous baisser et jouer par terre avec vos petits-enfants". Autres effets bénéfiques : le sport protège les articulations, prévient l'ostéoporose et stimule la production de myokines. Ces protéines libérées par l'effort agissent comme des messagers chimiques qui renforcent le système hormonal et ralentissent le vieillissement cognitif, réduisant ainsi le risque de démence.

Quelques conseils pratiques pour bouger plus (sans être une grande sportive)

Remplir le contrat hebdomadaire ne demande pas forcément des séances intenses en continu. Vous pouvez par exemple appliquer la règle du 80/20 : maintenir de bonnes habitudes 80 % du temps, ce qui assure des résultats durables sans viser la perfection absolue. L’idée ? Rester actif autant que possible, sans rechercher la performance. Mieux vaut bouger plus tout le temps, que rester sédentaire toute la semaine et faire une randonnée de 10 kilomètres le week-end ! Il est particulièrement judicieux de fractionner l'effort en courtes sessions de 10 minutes, en privilégiant les escaliers ou les déplacements à pied.

Pour évaluer votre intensité sans appareil, fiez-vous à vos sensations. Une activité modérée fait transpirer et accélère le rythme cardiaque, tandis qu'un effort vigoureux rend une conversation difficile. Enfin, misez sur un entraînement fonctionnel utile au quotidien. Apprenez à vous relever facilement du sol, portez vos courses lourdes ou entraînez-vous à tenir en équilibre sur une seule jambe.

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  • Nguyen B, Owen KB, Luo M, Brown W, Mielke GI, Clare PJ, Ding D. Physical activity across mid-life and mortality outcomes in Australian women: A target trial emulation using a prospective cohort. PLoS Med. 2026 Mar 26;23(3):e1004976. doi: 10.1371/journal.pmed.1004976. PMID: 41886358; PMCID: PMC13020796.
  • Healthline
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