Définition : qu'est-ce que l'arthrite ?

L’arthrite (du grec athron : « articulation » et itis : « inflammation ») est une inflammation aiguë ou chronique (plus de 3 mois) des articulations. Pour rappel, une articulation est une zone de jonction de deux extrémités osseuses. En cas d’arthrite, cette zone est  « inflammée » : la personne ressent donc de la douleur, de la chaleur, des gonflements et parfois des rougeurs. Ces manifestations résultent de mécanismes de défense de l’organisme.

En effet, l’inflammation est une réaction  de l’organisme contre une substance étrangère qu’il identifie comme menaçante (agent infectieux, physique ou chimique). Par exemple, l’arthrite de Lyme est un symptôme de la maladie de Lyme d’origine bactérienne.

En revanche, certains types d’arthrites résultent d’une réaction dite « auto-immune » : l’organisme lutte en permanence contre une menace inexistante : c’est le cas de l’arthrite rhumatoïde. L’arthrite peut toucher une ou plusieurs articulations : on parle alors de polyarthrite à partir de 4 articulations touchées.

L’arthrite se distingue de l’arthrose, dégénérescence cartilagineuse liée le plus souvent au vieillissement ou à l’usure. L’arthrose n’est pas d’origine inflammatoire contrairement à l’arthrite.

Les formes d'arthrite

Il existe un grand nombre de formes d’arthrite. Nous distinguons deux grandes catégories :

  • les arthrites liées à une maladie auto-immune ou du moins à une maladie inflammatoire chronique
  • les arthrites d’origine infectieuse.

Les arthrites auto-immunes et inflammatoires chroniques  

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune sévère qui touche les articulations : toutes les articulations peuvent être touchées (coudes, épaules, cou, pieds, mains, genoux, hanches…). Ces dernières sont détruites progressivement entraînant des douleurs, mais aussi, au fil des années, des déformations voire un handicap définitif et une perte d’autonomie.

La polyarthrite rhumatoïde toucherait environ 300 000 personnes en France 1, les femmes seraient plus touchées que les hommes. Tous les âges sont concernés, bien que la maladie se manifeste souvent aux alentours de 45 ans 2. La maladie se caractérise par une invasion de la membrane synoviale par des cellules inflammatoires. Cette membrane tapisse les tissus fibreux des articulations (ligaments, tendons, capsules) qui vont finir par s’épaissir. Au début de la maladie, la douleur et les enraidissements prédominent.

Par la suite, des déformations articulaires et des ruptures tendineuses imposent parfois la chirurgie afin de remplacer les articulations par des prothèses.

La goutte est une maladie inflammatoire chronique liée à une accumulation de cristaux formés d’urate de sodium dans les articulations et les tissus environnants. Elle touche 1% des Français 3 (et préférentiellement les hommes aux alentours de la cinquantaine). Cette affection se manifeste par des poussées particulièrement douloureuses au niveau des articulations : les « crises de goutte». 

L’articulation la plus touchée est généralement celle du gros orteil qui se met à gonfler mais d’autres articulations peuvent aussi être concernées (pied, cheville, genou, doigt, poignet et coude). La crise de goutte dure généralement quelques jours en l’absence de traitement. Plus tard les symptômes vont s’intensifier : déformations physiques, développement de petites masses sous la peau (« trophi-goutteux »). La correction du trop plein d’acide urique dans le sang par des traitements « hypo-uricémiant » permet de contrôler la maladie  …

La chondro-calcinose articulaire (CCA) ou arthrite à pyrophosphate de calcium est une maladie liée à un dépôt de cristaux de pyrophosphate de calcium  dans le cartilage articulaire. Elle se manifeste par des crises inflammatoires articulaires le plus souvent au niveau des grosses articulations (genoux, poignets) qui s’accompagnent parfois de fièvre. Les douleurs peuvent être chroniques et semblables à la polyarthrite rhumatoïde. LA CCA touche essentiellement les personnes âgées : 6% des 60-70 ans et 30% des plus de 80 ans 4. Elle est souvent secondaire d’une autre affection comme l’hyperparathyroïdie ou l’hémochromatose.  

 Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie auto-immune sévère caractérisée par la production d’anticorps antinucléaires dirigés contre l’ADN. Ces anticorps attaquent les tissus sains présents dans tout le corps : peau, organes à l’intérieur du corps, mais aussi articulations. Le LES toucherait près de 5 millions de personnes dans le monde dont 20 à 30 000 personnes en France 5. Les femmes en âge de procréer (15-44 ans) sont majoritairement touchées.

La maladie est chronique, elle peut durer toute la vie en évoluant par poussées. Le LES se manifeste par des symptômes très diversifiés d’ordre cutanéomuqueux mais aussi pulmonaires, rénaux, hématologiques, cardiaques, digestifs, nerveux, osseux, lymphatiques et articulaires. Les signes articulaires vont de douleurs intermittentes à des inflammations brutales de plusieurs articulations. Avec le temps une laxité et des déformations articulaires peuvent apparaitre (rhumatisme de Jaccoud).

Le rhumatisme psoriasique est une maladie inflammatoire chronique qui se traduit par des douleurs, des gonflements et des raideurs articulaires. Le rhumatisme psoriasique fait partie des spondyloarthrites. Il est plus fréquent chez les personnes souffrant de psoriasis (apparaissant le plus souvent quelques années après le commencement du psoriasis) mais peut toucher des personnes qui ne sont pas atteintes de psoriasis.

Le RPSo se manifeste par une alternance de poussées douloureuses et de périodes asymptomatiques. La forme dite « articulaire périphérique » (touchant les genoux, hanches, épaules, doigts et orteils) est la plus fréquente. Les formes « axiale » (tronc, thorax) et « enthesites » (coudes, talons) sont plus rares.  En l’absence de traitement l’arthrite psoriasique peut provoquer des enraidissements et des déformations définitives.

L’arthrite juvénile idiopathique (AJI) se définit comme une inflammation chronique des articulations chez l’enfant et l’adolescent de moins de 16 ans. Selon l’HAS, en France, on estime que le nombre de cas se situe aux alentours de 4000 patients 6. Selon les scientifiques 7, il existe 7 types d’AJI différentes (l’AIJ systémique, l’oligoarthrite juvénile, la polyarthrite juvénile non rhumatoïde, la polyarthrite juvénile rhumatoïde, l’AIJ psoriasique, l’AIJ enthésite et l’AIJ indifférenciée).

L’AJI se manifeste par des douleurs et des raideurs articulaires. L’enfant peut être gêné pour effectuer certains mouvements. Les articulations peuvent être gonflées. À terme des déformations articulaires ou un retard de croissance sont possibles. La maladie peut disparaître mais persiste parfois à l’âge adulte.

La sclérodermie systémique est une maladie rare : en France, sa prévalence est de 1 à 10 malades pour 10 000 habitants 7. Le terme sclérodermie vient du grec scléro qui signifie « dur » et de derme qui signifie « peau ». Elle résulte de plusieurs dysfonctionnements : une fibrose (les tissus perdent leur élasticité et deviennent plus rigides : c’est la sclérose), une atteinte des petits vaisseaux artériels et un dérèglement immunitaire.

Cette maladie auto-immune est marquée par la présence d’anticorps antinucléaires dirigés contre certaines protéines. La fibrose est liée à l’augmentation de la production de collagène par les cellules de la peau ou des autres tissus (notamment dans les poumons et les vaisseaux sanguins). Le phénomène de Raynaud est l’un des premiers symptômes. Ce dernier se manifeste par des douleurs et un changement de coloration des doigts au froid. Les douleurs musculaires et articulaires sont aussi caractéristiques de cette affection. Les complications digestives, rénales, cardiaques et pulmonaires sont parfois fatales.

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire qui touche essentiellement la colonne vertébrale et les sacro-iliaques. La maladie touche en France 180 000 individus 8. Elle se déclare préférentiellement chez les hommes et le sujet jeune (entre 20 et 30 ans)8. La maladie se manifeste par une douleur dans le dos, les fesses, des sciatiques des 2 côtés, aossiées à une raideur et une perte de souplesse.

Parfois la maladie touche des articulations comme les chevilles, les genoux, les yeux ou le système digestif. En l’absence de traitement, la maladie peut évoluer vers un enraidissement sévère ou « ankylose ». Des complications cardio-vasculaires ont aussi été rapportées.

Le syndrome de Gougerot-Sjögren est une maladie auto-immune caractérisée par une infiltration lymphoïde des glandes salivaires et lacrymales responsables d’une sècheresse buccale et oculaire et la production d’auto-anticorps produisant divers symptômes. Cette maladie reste rare, touchant une personne sur 10 000 environ.

Elle touche préférentiellement les femmes vers l’âge de 50 ans 10. En dehors de la sècheresse buccale, muqueuse et oculaire, et de la fatigue, la maladie se caractérise par une inflammation et des douleurs articulaires et musculaires.

Le syndrome des antisynthétases est une myopathie inflammatoire caractérisée par une myosite (polymyosite ou dermatomyosite), des arthralgies (douleurs articulaires), un phénomène de Raynaud et une pneumopathie. L’incidence de ce syndrome oscillerait entre 1 /25 000 et 1/33 000 individus 11.

Ce syndrome affecte généralement l’adulte et préférentiellement les femmes avec un âge moyen de 50 ans. Le patient peut présenter des troubles respiratoires et cutanés, un phénomène de Raynaud (douleur et changement de coloration au niveau des doigts provoqués par le froid), des douleurs et faiblesses musculaires et une inflammation articulaire.

 Les arthrites infectieuses

L’arthrite septique ou infectieuse est une infection directe du liquide et des tissus articulaires provoquée par des bactéries, des virus ou des champignons. La douleur, les gonflements articulaires et la fièvre sont de mise dans les heures ou jours qui suivent l’infection. C’est une urgence thérapeutique. L’agent pathogène (virus, bactérie ou champignon) pénètre et infecte d’abord d’autres tissus/organes (peau, nez, gorge, dents…), il est ensuite transporté dans le sang vers une articulation comme celle du genou, de la hanche, des doigts, des coudes ou des chevilles.

Toutefois, exceptionnellement l’infection peut se déclarer directement dans l’articulation suite à un traumatisme ou à un geste médical ou chirurgical sur celle-ci. Le patient atteint d’arthrite septique est à risque de septicémie et généralisation de l’infection aux organes vitaux.

L’arthrite réactionnelle (aussi appelée Syndrome Oculo-Urétro-Synovial ) est une inflammation des articulations liée à une infection d’un autre organe. Elle est plus fréquente chez l’Homme (entre 20 et 40 ans), elle précède alors l’apparition d’une urétrite (inflammation de l’urètre). Chez l’homme comme chez la femme, elle peut aussi être liée à une infection digestive de type intoxication alimentaire (voir cause)12.

Les douleurs peuvent être modérées à sévères. Une douleur dorsale, une atteinte des conjonctives et des lésions cutanées peuvent aussi apparaître. L’état général est aussi altéré. Plus rarement, des complications cardio-vasculaires, pulmonaires ou nerveuses peuvent se présenter.

Arthrose ou arthrite : quelles différences ?

L’arthrose est une affection d’origine mécanique : elle résulte de l’usure des cartilages et des articulations : elle est liée au vieillissement ou à leur sur-sollicitation. L’arthrose n’a donc pas d’origine inflammatoire contrairement à l’arthrite. En effet, l’arthrite est causée par une réaction inflammatoire causée par une infection, une maladie inflammatoire chronique ou auto-immune. La douleur est liée aux cellules et aux médiateurs de l’inflammation qui détruisent les articulations.

Les symptômes communs restent la douleur. Toutefois, en cas de d’arthrite le mouvement peut soulager la douleur, alors qu’il vaut mieux ménager ses articulations en cas d’arthrose. En outre, l’inflammation liée à l’arthrite produit souvent une sensation de chaleur, une rougeur et un gonflement.

Fréquence de l'arthrite

Il n’existe pas de données officielles sur l’arthrite en France. Toutefois, cette pathologie est fréquente dans les pays occidentaux, sa prévalence augmentant avec l’âge. Au Canada, l’arthrite toucherait près d’une femme sur quatre et plus d’un homme sur 6. Plus de 6 millions de Canadiens seraient touchés 13.

Quels sont les symptômes de l'arthrite ?

Il existe de nombreuses formes d’arthrites inflammatoires, avec des signes communs pour la plupart d’entre elles :

  • Des douleurs, gonflements et raideurs dans une ou plusieurs articulations. Parfois les douleurs sont symétriques touchant les mêmes articulations des deux côtés du corps (comme dans la polyarthrite rhumatoïde) tandis que d’autres fois la douleur est asymétrique (
  • Les enraidissements articulaires sont plutôt matinaux (notion de « dérouillage matinal articulaire ») ;
  • Altération de l’état général: fièvre, perte de poids, anorexie, fatigue

Les symptômes peuvent s’attaquer à toutes les articulations mais touchent le plus souvent : les mains, les pieds, les poignets, les coudes, les épaules, le cou, les genoux, le bas du dos et les hanches. Ils sont généralement intermittents : par poussées. En l’absence de traitement, les douleurs ont tendance à s’accentuer et les crises à se rapprocher.

Quelles sont les causes de l'arthrite ?

L’arthrite peut avoir trois causes possibles :

Une maladie auto-immune 

c’est-à-dire une affection marquée par la production d’auto-anticorps par les lymphocytes B (transformés en plasmocytes). Les anticorps sont alors responsables de l’inflammation de divers tissus dont les articulations. En général, ces maladies sont multifactorielles avec une conjonction de facteurs génétiques et environnementaux. C’est le cas de :

La polyarthrite rhumatoïde qui se caractérise par un envahissement du tissu synovial des articulations par des cellules inflammatoires. La cause de ce dérèglement immunitaire est multifactorielle : il existe une prédisposition génétique liée à certains gènes (HLA-DR).

D’autres facteurs environnementaux favorisent l’apparition de la maladie : tabac, zone géographique, agents infectieux encore hypothétiques ( virus d’Epstein-Barr, bactéries P. gingivalis et A. actinomycetemcomitans).

Le lupus érythémateux systémique qui se caractérise par des attaques d’anticorps contre les tissus sains de tout l’organisme. La maladie est multifactorielle : anomalies du système HLA (partie du système immunitaire contrôlée par le chromosome 6) et de certains gènes ; facteurs environnementaux : ultraviolets, tabac, des infections comme la mononucléose ; facteurs déclenchants hormonaux : une grossesse par exemple.

La sclérodermie: l’origine de cette maladie auto-immune n’est pas connue, bien que nous soupçonnions des facteurs environnementaux (la silice, la poussière de pierre, les solvants organiques, les résines…) et hormonaux (les femmes en âge de procréer étant plus touchées).

La spondylarthrite ankylosante : des facteurs génétiques prédisposeraient à son développement ( en particulier la présence du gène HLA B27). En outre, il a été observé que la maladie se déclenchait parfois quelque temps après une infection digestive ou génitale.

Le syndrome de Goujerot Sjrögren : l’origine de cette maladie reste inconnue, même s’il y a un terrain génétique probable puisque ce syndrome est souvent associé à d’autres maladies auto-immunes et que bien souvent des proches de la personne atteinte souffrent eux-mêmes d’une maladie auto-immune.

L’arthrite juvénile ou infantile : les causes de cette maladie restent inconnues. Elle se déclencherait parfois après une infection. Une étude révèle aussi que les allergies alimentaires peuvent aggraver cette maladie 14.

Une maladie rhumatismale inflammatoire chronique 

C’est le cas de :

Rhumatisme psoriasique qui n’est pas à proprement parler une maladie auto-immune mais inflammatoire. Toutefois, des cellules inflammatoires s’attaquent aux articulations. Les causes de la maladie restent mystérieuses. La conjonction de facteurs génétiques (les personnes porteuses du gène HLA B27 seraient plus à risque), environnementaux (stress, infections…) et personnels (obésité, diabète de type 2, hypertension artérielle, syndrome métabolique et surtout un psoriasis préexistant).

La goutte est liée à un excès d’acide urique dans le sang. Plusieurs causes ont été identifiées : une prédisposition génétique, une alimentation riche en purine qui se dégrade en acide urique dans l’organisme (viande rouge, charcuterie, abats, certains poissons et fruits de mer), l’alcoolisme, l’obésité, une atteinte rénale (les reins ne pouvant alors plus éliminer l’acide urique).

La CCA est liée à un dysfonctionnement du métabolisme du calcium. Les scientifiques ignorent encore les causes dont la fréquence explose chez les plus de 80 ans.

Une infection

C’est le cas de :

L’arthrite réactionnelle(AR) liée à une infection sexuellement transmissible chez l’homme (chlamydia) ou digestive chez les deux sexes (Shigella, salmonelle, Yersinia, campylobacter). Toutefois, ces infections ne provoquent pas une AR chez tous les individus : seules les personnes porteuses du gène HLA-B27 (rencontré chez les personnes présentant une spondylarthrite ankylosante) peuvent développer une AR à la suite d’une de ces infections. 

L’arthrite infectieuse aiguë peut résulter du staphylocoque doré, du streptocoque, du gonocoque, des spirochètes (maladie de Lyme) ou du tréponème pâle (syphilis) chez l’adulte. Chez le nourrisson et le jeune enfant, elle peut être liée au streptocoque du groupe B, à Escherichia coli, au staphylocoque doré, au bacilles Gram négatif et au Kingella Kingae.

L’arthrite infectieuse chronique est généralement causée par la bactérie Mycobacterium tubercolisis (qui cause la tuberculose).

Quels sont les facteurs de risques de l’arthrite ?

Les facteurs de risque de l’arthrite sont :

  •  Le fait d’avoir une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren ou encore un psoriasis ;
  • Beaucoup d’arthrites se développent en présence d’un terrain génétique favorable ;
  • L’âge : l’arthrite est plus fréquente chez le sujet âgé ;
  • Une immunodépression qui rend plus fragile lors d’une infection ;
  • Une mauvaise hygiène de vie (stress, surpoids, sédentarité, tabac alcool…).

Quelles sont les personnes à risque d’arthrite ?

Tout individu peut souffrir d’arthrite. Elle touche davantage les femmes et devient plus fréquente avec l’âge. Certaines personnes sont tout particulièrement à risque :

  • Les personnes présentant une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux…) ;
  • Les personnes ayant une hérédité prédisposante (avec des proches eux-mêmes atteints);
  • Les personnes immunodéprimées (VIH, prise de médicaments immunosupresseurs…).
  • Les personnes anxieuses et stressées ;
  • Les personnes qui entretiennent une mauvaise hygiène de vie (surpoids, sédentarité, tabac, alcool…) qui prédispose aux maladies chroniques.

Combien de temps dure une crise d'arthrite ? 

L’arthrite se manifeste par des crises suivies de période d’accalmie. Les crises (tout comme les rémissions) peuvent durer de quelques jours, à plusieurs semaines et jusqu’à plusieurs mois.

Qui, Quand consulter ?

En cas de douleurs articulaires persistantes, vous pouvez consulter un médecin généraliste ou un rhumatologue. Ils pourront vous prescrire des examens d’imageries ainsi qu’un bilan sanguin afin de connaître l’origine de la douleur.

Quels sont les examens et analyses de l’arthrite ?

Le diagnostic repose sur :

  • Un examen clinique des articulations douloureuses ;
  • Un interrogatoire du patient ;
  • Des examens sanguins avec un bilan immunologique et inflammatoire: ils permettent de confirmer la présence d’une inflammation et donc de confirmer le diagnostic d’arthrite ;
  • Des examens d’imageries (radio, IRM, échographie, scanner) qui permettent d’évaluer le degré d’atteinte des articulations ;
  • Une ponction articulaire: elle est systématique en cas d’épanchement (articulations gonflées contenant du liquide) et en particulier devant une suspicion d’infection. L’analyse du liquide articulaire est fondamentale pour un diagnostic correct.

Quelles sont les complications et conséquences de l'arthrite ?                   

Les complications de l’arthrite peuvent être :

  • Une laxité et des déformations des articulations;
  • Un enraidissement ou « ankylose » en cas de spondylarthrite ankylosante ;
  • Un handicap moteur et une perte d’autonomie ;
  • Un isolement social et un risque de dépression ;
  • Un retard de croissance chez l’enfant en cas d’arthrite juvénile ;
  • Le patient atteint d’arthrite septique est à risque de septicémie et de généralisation de l’infection aux organes vitaux ;
  • En cas d’arthrite infectieuse, des complications cardio-vasculaires, pulmonaires ou nerveuses peuvent se présenter (abcès au cerveau, infection des valves du cœur ou « endocardite»)…

Traitements : comment soigner l'arthrite ?

Les traitements ne sont pas les mêmes selon l’affection causale. De façon générale le mouvement et l’application de froid sur l’articulation (poches de glace) sont des moyens naturels de soulager la douleur. Côté médicaments, les symptômes sont atténués grâce aux antalgiques, aux AINS et aux corticoïdes. Les traitements de fond, comprennent le plus souvent des immunomodulateurs, immunosuppresseurs, biothérapies (pour les maladies auto-immunes) ou les antibiotiques (en cas d’infection).

Arthrites

Traitements

 

 

La polyarthrite rhumatoïde

·AINS (, ibuprofène, noramidopyrine), paracétamol et corticothérapie par voie orale (prednisone) et les infiltrations de cortisone.

·l es immunosuppresseurs et immunomodulateurs (le méthotrexate, le léflunomide, le tofacitinib, le baricitinib), la, les biothérapies dans les formes sévères (les anti-TNF-alpha, , les inhibiteurs de l’IL-6,).

 

Le lupus érythémateux systémique

·AINS, la cortisone et autres corticoïdes (prednisone).  

·les antipaludéens (chloroquine, hydroxychloroquine), les immunosuppresseurs (cyclophosphamide, azathioprine et mycophénolate mofétil), les perfusions d’immunoglobines, les interférons alpha, le Lupuzor,  les biothérapies (anticorps monoclonaux).

 

La goutte

·La crise de goutte est calmée par le froid mais aussi par les AINS, la colchicine et les corticoïdes par voie injectable.

·Des traitements de fond hypo-uricémiants peuvent être nécessaires (allopurinol, fébuxostat,

·Enfin des mesures hygiéno-diététiques sont indispensables pour éviter l’aggravation de la goutte (alimentation équilibrée, exercice physique …).

 

La CCA

·AINS, colchicine, injection de cortisone,. Les crises sont calmées par l’application de froid, la chaleur est au contraire indiquée en cas de symptômes chroniques.

 

Le syndrome Goujerot Sjogren

·Règles de vie visant à éviter le syndrome sec.

·Application de collyres, substituts salivaires.

·Chlorhydrate de pilocarpine.

· Antalgiques, AINS

·  Les antipaludéens (hydrochloroquine), les inhibiteurs calciques pour soulager le phénomène de Raynaud, les immunosuppresseurs (méthotrexate, cyclophosphamide, azathioprine…), les bio médicaments (le rituximab, ).

La spondylarthrite ankylosante

·AINS et des injections corticoïdes afin de soulager la douleur

·la sulfasalazine, le methotrexate et les anti-TNF alpha ou anti-IL17.

 

L’arthrite Septique

·Prise d’antibiotiques par voie intraveineuse puis par voie orale pour éradiquer la bactérie causale une fois seulement qu’elle a été identifiée et jamais à l’aveugle.

·Évacuation du pus par ponction ou arthroscopie.

 

L’arthrite réactionnelle

·AINS, corticoïdes locaux par infiltrations.

·Traitement antibiotique en cas d’infection uro-génitale, mais ce traitement n’est pas toujours efficace.

 

L’arthrite juvénile idiopathique

·AINS, les infiltrations de corticoïdes .

· les immunosuppresseurs (methotrexate) et les biomédicaments (anti-TNF, anti-interleukines…).

 

La sclérodermie

·vasodilatateur, médicaments anti reflux gastro-oesophagien, antalgiques, AINS, corticoïdes.

.   les immunosuppresseurs ( méthotréxate, mycophénylate mofétil, cyclophospamide) ou (en seconde intention) les biomédicaments ( rituximab ou tocilizumab)…

 

LE RPSO

. Le traitement du rhumatisme psoriasique repose sur la prescription de médicaments, mais également sur des appareillages orthopédiques, de la rééducation fonctionnelle, de l’activité physique adaptée et, éventuellement des interventions chirurgicales.

AINS, antalgiques,

·Immunosupresseurs (méthotrexate, apremilast …), sulfasalazine (anti-inflammatoire intestinal) , les biothérapies (anti-TNF ou anti-interleukines 17) 

Prévention de l'arthrite

Il n’est pas possible de prévenir l'arthrite inflammatoire. Toutefois, un mode de vie sain est recommandé afin d’éviter le développement de maladies chroniques qui prédisposeraient à l’arthrite.

Sites d’informations et associations

Polyarthrite-andar

Rhumatismes.net

Polyarthrite.org

Lupus France

SFETD

Sources

1- Association française des Polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques, Dossier de presse

2- Polyarthrite rhumatoïde, Inserm

3- Estimation de la prévalence de la goutte en 2013 en France. T Bardin, M. Doherty et coll. 26ᵉ congrès de la Société Française de Rhumatologie.

4- La pseudogoutte, ligue rhumatismale

5- Le LES, Fédération des maladies dysmmunitaires, CHU Nîmes.

6-  Arthrite juvénile idiopathique, PNDS dirigé par le Dr. B. Bardet Meunier, HAS

7- Juvenil idiopathic arthrisis, Kidshealth, AnneMarie C. Brescia and al., 2016

8- La sclérodermie, orphanet

9- La spondylarthrite ankylosante, Ameli.fr

10- Gougerot-Sjögren (syndrome de), Dr. PY Hatron, and al., SNFMI

11- Polyarthrite rhumatoïde, Inserm0

12- Polyarthrite rhumatoïde, Inserm1

13- Polyarthrite rhumatoïde, Inserm2

14- Schrander JJ, Marcelis C, et al. Does food intolerance play a role in juvenile chronic arthritis? Br J Rheumatol. 1997 Aug;36(8):905-8. Review.

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