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L'échangisme

echangismeQu'est-ce que l'échangisme ? Selon une étude publiée par l'Ifop en juin 2010, 35% d'hommes et 16% de femmes accepteraient de pratiquer l'échangisme si leur partenaire leur proposait ! "C'est un troc de partenaire sexuel. On échange son mari contre un autre homme ou sa femme contre une autre. Cela peut aussi se faire entre homosexuels", explique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue. L'autre partenaire, présent, peut être spectateur de la scène ou acteur.
D'où vient l'envie de pratiquer l'échangisme ? "De l'envie de voir l'acte sexuel, de voir son/sa partenaire en train de faire l'amour – ce qui peut être très excitant. C'est une envie que nous avons tous en nous", explique notre interlocutrice. Certains la concrétisent, d'autres pas. Par ailleurs, la pratique de l'échangisme peut aussi être un moyen de céder à l'infidélité, sans être obligé de mentir. "C'est un essai pour ne pas vivre les amours extérieures dans la séparation et la rupture mais au contraire dans le partage", indique le Dr Michel Lobrot, spécialiste en psychologie (Guide pratique de la vie de couple).
Qui est le plus souvent demandeur ? Ce sont le plus souvent les hommes qui proposent la pratique de l'échangisme à leur partenaire.
Faut-il accepter l'échangisme ? "Il ne faut pas se sentir obligé d'accepter. Si on est mal à l'aise, on risque de se sentir violé, de ne pas avoir de plaisir et cela peut entraîner des conflits dans le couple", prévient Caroline Le Roux. S'il est important de bien écouter celui ou celle qui propose et pourquoi il/elle propose, il faut aussi qu'il/elle sache entendre et respecter la réponse de son/sa partenaire.

Le fétichisme

fetichismeQu'est-ce que le fétichisme ? C'est érotiser une partie du corps de son/sa partenaire ou un objet en relation avec le corps. Il peut s'agir des pieds, d'un genou, d'une chaussure, des cheveux, de bas, d'une matière (fourrure...). "Le fétiche permet l'excitation du fétichiste (notamment pour qu'il ait une érection suffisante). La personne peut donc avoir beaucoup de mal à s'en défaire", explique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue.
D'où vient l'envie de pratiquer le fétichisme ? "C'est souvent lié à la fixation d'un objet dans l'enfance. On a vu une femme avec des seins nus ou avec des grands talons, ça s'est fixé au niveau psychique et ça ressort plus tard dans la sexualité", explique notre interlocutrice.
Qui est le plus souvent demandeur ? Le fétichisme semble être une pratique surtout masculine.
Faut-il accepter ? Si ça ne vous dérange pas, oui. Les Drs David Elia et Jacques Waynberg racontent dans leur livre : "Un homme qui fétichisait les seins volumineux alors que ceux de sa femme lui semblaient modestes, avait, en accord avec elle, tapissé la tête du lit de photos de pin-up aux poitrines hypertrophiées" (Le guide pratique de la vie de couple). Mais attention, si à l'inverse, le fétichisme, quel qu'il soit, vous met mal à l'aise, n'hésitez pas à en parler à votre partenaire.

Le triolisme

triolismeQu'est-ce que le triolisme ? C'est faire l'amour à trois. Concrètement "un partenaire extérieur au couple vient s'associer aux ébats. Ce peut être un homme pour 2 femmes ou 2 hommes pour 1 femme", indique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue. Le triolisme est un fantasme fréquent... Dans l'étude de l'Ifop de juin 2010, menée auprès de 1020 personnes, 50% d'hommes et 23% de femmes en couple ont déclaré avoir déjà eu envie de le pratiquer ! 1 homme sur 10 aurait déjà assouvi cette envie...
D'où vient l'envie de pratiquer le triolisme ? "L'homme qui met 2 femmes dans son lit réalise à minima le rêve de harem et celui d'être le centre d'intérêt d'un groupe de femmes. C'est aussi le rêve de voir deux femmes faire l'amour", explique le Dr Gérard Leleu, médecin sexologue (L'homme nouveau expliqué aux femmes). A noter : ce peut être aussi le moyen d'accomplir sans se l'avouer un acte homosexuel.
Qui est le plus demandeur ? Le plus souvent c'est... l'homme.
Faut-il accepter ? "Il faut savoir écouter l'autre. S'il/elle vous pose la question, c'est qu'en général il y a une ouverture. Attention, comme pour les autres pratiques hors norme, il ne faut en aucun cas se forcer. L'autre doit savoir accepter la réponse et ne pas se sentir frustré", conseille Caroline Le Roux.

Le sado-masochisme

sadomasochismeQu'est-ce que le sado-masochisme ? Sado vient de sadisme qui consiste à infliger les douleurs. Masochisme consiste à recevoir cette douleur pour avoir du plaisir."C'est la recherche d'une jouissance sexuelle, mais via une certaine intellectualisation, en passant par exemple par l'humiliation", explique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue. Le SM passe aussi par la douleur et par la domination de l'un des deux partenaires. "En général, c'est la femme qui est dominatrice et l'homme soumis", précise la spécialiste.
D'où vient l'envie de pratiquer le sado-masochisme ? "Le sado-masochisme peut permettre de décharger le stress." Pour certains, ce peut être une perversion : "On y va pour prendre du plaisir à faire du mal à l'autre."
Qui est le plus demandeur ? L'homme... et la femme. Les deux sexes peuvent être à l'origine de cette pratique hors norme au sein du couple..
Faut-il accepter ? Oui si vous êtes d'accord ! Sinon, pas question de se forcer !

Le voyeurisme

voyeurismeQu'est-ce que le voyeurisme ? C'est le fait de regarder l'acte sexuel et d'en tirer satisfaction. Il peut tout simplement se concrétiser par la disposition de miroirs dans la chambre permettant au couple de se regarder pendant l'acte. De façon illégale, le voyeur cherche à épier l'acte sexuel sans être vu (l'exhibitionniste se cache derrière des rideaux, un buisson...). Fantasme pour certains, perversion pour d'autres, le voyeurisme c'est en tout cas une curiosité sexuelle.
D'où vient l'envie de pratiquer le voyeurisme ? "Nous avons tous l'envie de voir l'acte sexuel", explique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue. C'est une envie commune, qui stimule le désir et augmente le plaisir - à condition bien sûr que les deux partenaires soient consentants. C'est un réflexe. Le voyeurisme caché, lui (celui qui s'apparente à un délit) peut venir d'une éducation autoritaire réprimant la sexualité. Le voyeur reste bloqué à un stade sexuel immature et est incapable de conduire une activité sexuelle normale d'adultes.
Qui est le plus demandeur ? Dans un couple consentant, "on constate une petite tendance masculine mais les femmes aiment bien aussi", indique la spécialiste.
Faut-il accepter ? Si les deux partenaires sont d'accord, pourquoi pas ! Sinon, pas question de l'accepter !

L'exhibitionnisme

L'exhibitionnismeQu'est-ce que l'exhibitionnisme ? C'est une pratique qui consiste à montrer ses parties génitales à des gens qui ne le souhaitent pas. "Les femmes faibles, les enfants, les jeunes filles sont souvent visés. L'exhibitionniste choisit sa proie", explique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue. C'est pourquoi l'exhibitionnisme est une pratique sexuelle déviante socialement désapprouvée. C'est une atteinte à la pudeur.
D'où vient l'envie de pratiquer l'exhibitionnisme ? "Il y a souvent des traumatismes sexuels subis pendant l'enfance à l'origine de cette perversion", indique notre sexologue. "Le plaisir de l'exhibitionniste, plus encore que de montrer des attributs génitaux, réside dans les réactions que cette vue provoque. Il veut imposer un pouvoir sexuel qu'il ne maîtrise pas", ajoutent les Drs David Elia et Jacques Waynberg (Guide pratique de la vie de couple).
Qui est le plus demandeur ? Ce sont en général des hommes qui se prêtent à cette perversion.
Faut-il accepter ? Pourquoi pas s'il s'agit d'une pratique au sein du couple. Mais non bien sûr, lorsqu'on a affaire à un exhibitionniste.

La masturbation, de moins en moins taboue !

La masturbation, de moins en moins taboue !Qu'est-ce que la masturbation ? C'est une pratique sexuelle consistant à l'auto-caresse du sexe (clitoris et vagin pour les femmes, pénis pour l'homme) par la main ou avec un objet. Longtemps considérée comme une perversion, la masturbation est de moins en moins taboue. Ainsi, en 2006, 60% de femmes déclaraient s'être déjà masturbées contre 42% en 1992 (enquête Inserm). Pour les hommes, la pratique est moins cachée puisque 90% d'entre eux ont déclaré, toujours en 2006, s'être déjà masturbés.
D'où vient l'envie de pratiquer la masturbation ? L'envie de pratiquer le plaisir solitaire est innée. Elle se fait sentir dès l'enfance. "Ses explorations fournissent un véritable mode d'emploi des organes génitaux qui déterminent ensuite les techniques masturbatoires de l'adulte", explique le Dr Jacques Waynberg (Guide pratique de la vie de couple).
Qui est le plus demandeur ? L'homme et la femme.
Faut-il accepter ? Oui, si vous en avez envie. On peut pratiquer le plaisir solitaire seul ou en couple et ce n'est absolument pas dangereux pour la santé... au contraire ! Cela permet notamment de mieux connaître ses zones érogènes et surtout de bien les stimuler. Attention cependant à ce qu'elle ne se substitue pas à l'acte sexuel. Dans ce cas, elle sera négative pour celui qui s'adonne au plaisir (car trop restrictive !) mais aussi pour le couple.

La sodomie

La sodomieQu'est-ce que la sodomie ? Encore très taboue, la sodomie est de plus en plus expérimentée... C'est la pénétration du pénis dans la zone ano-rectale. En 1992, 24% de femmes et 30% d'hommes déclaraient l'avoir pratiquée. En 2006, elles étaient 37% et eux 45%.
D'où vient l'envie de pratiquer la sodomie ? De très loin ! Pour le Dr Gérard Leleu, médecin sexologue : "Toutes les civilisations font depuis toujours état de l'usage courant de cette zone dans les jeux sexuels. [...] C'était un moyen de jouir sans grossesse et au Moyen-Age, par exemple, un mode de contraception". Pour beaucoup, c'est aussi la recherche de nouveaux plaisirs. "La sodomie donne plus de sensations. Le pénis est à l'étroit dans cette zone, cela peut donc être très agréable pour l'homme ", explique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue.
Qui est le plus demandeur ? Généralement c'est l'homme qui est demandeur. "La femme se laisse souvent faire", précise notre interlocutrice.
Faut-il accepter ? Si vous désirez essayer, pensez à bien lubrifier la zone (qui ne l'est pas naturellement contrairement au vagin) et à adopter une position adaptée. Si à l'inverse, vous n'êtes pas tenté(e) par cette pratique, comme toujours, ne vous forcez pas !

Le fist-fucking

Le fist-fuckingQu'est-ce que le fist-fucking ? Le fist-fucking est une pratique extrême de la sexualité, très rarement avouée... Dans une enquête de l'Inserm publiée en 1993, 6% des homosexuels ou bisexuels disaient pratiquer activement le fist-fucking lors de leur dernier rapport et 6% la subir. "C'est une pratique qui consiste à pénétrer le vagin ou l'anus avec des objets, la main, le poignet ou le bras", explique Caroline Le Roux, psychologue et sexologue. L'objectif est la recherche de la dilatation extrême avec des sensations tout aussi extrêmes.
D'où vient l'envie de pratiquer le fist-fucking ? Il semble que visionner certains films pornographiques ou l'accès via Internet à une sexualité extrême accroissent le nombre de personnes intéressées... C'est un sujet de plus en plus fréquent dans les cabinets de sexologue...
Qui est le plus demandeur ? "C'est plus souvent l'homme qui propose", indique notre interlocutrice.
Faut-il accepter ? Comme toujours en matière de sexualité, on peut l'accepter si on en a envie. Mais sinon, pas question ! D'autant que cette pratique n'est pas sans risque. Elle peut provoquer des infections urinaires, des fissurations rectales ou encore une incontinence fécale.

Quand parle-t-on de déviance sexuelle ?

Quand parle-t-on de déviance sexuelle ?© thinkstockSado-masochisme, exhibitionnisme, échangisme, voyeurisme ou encore triolisme sont des pratiques minoritaires, perçues par beaucoup comme anormales et donc "déviantes"... Mais attention, le terme de déviance et surtout, déviation, a un tout autre sens pour le corps médical. En fait pour les médecins, ces mots qualifient d'autres pratiques : la pédophilie, le viol ou encore la zoophilie. Il s'agit de pratiques punies par la loi. Pour les sexologues, les pratiques mentionnées plus haut peuvent effectivement devenir déviantes mais uniquement quand elles s'écartent des normes sociales et de l'ordre moral. Par exemple, si elles sont pratiquées entre des personnes qui ne sont pas consentantes, qui ne sont pas deux adultes ou encore si la jouissance sexuelle n'est obtenue exclusivement que par cette pratique... On parle alors effectivement de déviations sexuelles.

Pratiques hors norme : pourquoi les hommes sont plus demandeurs !

Pratiques hors norme : pourquoi les hommes sont plus demandeurs !Que ce soit l'échangisme, le triolisme ou encore la sodomie, l'homme est généralement le premier à émettre l'envie de vouloir essayer ces pratiques. Pourquoi ? "Parce qu'ils sont moins inhibés et plus axés sur la sexualité que la femme", répond Caroline Le Roux, psychologue et sexologue. Autre explication : "Les hommes n'ont pas de fluctuations hormonales (cycles menstruels, ménopause), ils sont toujours prêts à faire l'amour." Ils n'ont pas non plus de fonction reproductrice. Or, quand une femme devient mère, elle ne voit plus sa sexualité comme avant. Pour l'homme, rien ne change. Enfin, les hommes ont moins de préoccupations que les femmes. C'est elles qui gèrent le plus souvent les enfants, la maison...

Pratiques sexuelles tabous : qu'en pensez-vous ?

Vous avez testé une de ces pratiques sexuelles ? Vous aimeriez tester mais n'osez pas ?

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