Méningite foudroyante : elle tue une nouvelle personne à Limoges

Après la mort d'un adolescent dans la nuit du 7 au 8 janvier 2020, c'est au tour d'un bébé de décéder d'une méningite à Limoges. Malgré sa prise en charge rapide aux urgences, il n'a pas survécu.

Une bien triste nouvelle. Un nourrisson est mort d'une méningite à l'hôpital mère-enfant de Limoges, malgré sa prise en charge rapide.

Admis aux urgences, le nourrisson n'a pas survécu

Un très jeune enfant, admis à l'hôpital mère-enfant de Limoges pour une méningite, n'a pas survécu à l'infection.

On ignore encore le type de méningocoque qui a tué le nourrisson, mais un médecin de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine affirme au Populaire du Centre qu’un "traitement antibiotique préventif a été administré pour prévenir la survenue de nouveaux cas : à l’entourage de l’enfant, aux professionnels de l’urgence et aux médecins de l’établissement".

Pour autant, l'Agence Régionale de Santé et la préfecture de la Haute-Vienne estiment qu'il n'y a aucun risque de contagion. Aucune procédure de santé publique n'a donc été déclenchée.

"Le bébé a été pris en charge très rapidement et n'a pas été en contact avec d'autres enfants" explique le cabinet du préfet de la Haute-Vienne, "ce qui explique que le risque de transmission de la maladie est très faible".

À Nice, un autre cas de méningite mortelle avait été recensé

La semaine dernière, c'est un adolescent de 15 ans qui mourrait des suites d'une méningite.

La mort de cet élève du lycée “Les Palmiers” avait été très brutale pour ses proches.

"On l’a su vendredi, se désolait mardi 14 janvier l’un de ses professeurs. Il était en bonne santé lundi et mardi. Ça a été soudain et c’est très dur pour les gamins de sa classe. Ils pleuraient. Ils avaient peur aussi parce que des élèves ont dû aller à l’hôpital pour recevoir un traitement et un autre est allé à l’hôpital vendredi pour les mêmes symptômes."

D’après Samer Aboukais, médecin de l’ARS délégué à la veille et la sécurité sanitaire interrogé par le quotidien régional, “les contacts à risque” (soit le personnel hospitalier, la famille, les amis et voisins de classe) ont été identifiés et ont reçu un traitement antibiotique préventif.

Ils ont reçu de la "rifampicine, un antibiotique préventif à prendre par voie orale pendant deux jours en plus d’une vaccination prophylactique pour les proches".

En juin 2019, une lycéenne était morte suite à une infection invasive à méningocoque

Dans un communiqué de presse diffusé le 14 juin 2019, l’ARS Paca avait annoncé la mort d'une lycéenne niçoise “décédée de Purpura fulminans, probablement dû à une infection invasive à méningocoque”.

L’organisme avait alors rappelé les symptômes à contrôler.

“Les infections invasives à méningocoque sont des maladies rares en France, mais la méningite est la forme la plus fréquente. Elle peut se traduire par une fièvre, des maux de tête, une raideur de la nuque, des vomissements, de la gêne à la lumière ou l’apparition de taches sur le corps”.

Méningite foudroyante : comment la détecter ?

La méningite bactérienne est principalement due à une bactérie de type méningocoque ou pneumocoque. Ce type d'infections touche davantage les enfants de moins de 5 ans et les adolescents entre 14 et 20 ans.

Tout comme la forme virale, ce type de méningite se manifeste, dans un premier temps, par des symptômes généraux : une fièvre élevée, des maux de tête importants, une raideur nucale et une photophobie. L'apparition d'une éruption cutanée constituée de petits boutons sombres représente un signe clinique caractéristique d'une méningococcémie (symptomatologie habituellement grave).

Méningite foudroyante : que faire ?

En présence de ces symptômes, il est vivement conseillé de contacter le SAMU ou de se rendre immédiatement dans un service d'urgences hospitalières.

En effet, la méningite foudroyante est susceptible d'engager le pronostic vital du malade, surtout lorsqu'il s'agit d'un enfant en bas âge.

La mise en œuvre rapide d'une antibiothérapie reste la meilleure chance de guérison. Parallèlement, une corticothérapie peut également être préconisée afin de réduire d'éventuelles séquelles neurologiques générées par l'inflammation des méninges.

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