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Pouvons-nous faire confiance à ces techniques ?

Peu d’études ont évalué leur efficacité. Elles sont toutefois pratiquées par les médecins et kinés. Pour le Dr Roger Sfar, rhumatologue-ostéopathe, l’ostéopathie peut traiter certaines lombalgies, cervicalgies, constipations ou l’incontinence par hyperactivité vésicale.

La chiropraxie serait efficace sur les troubles neurologiques d’origine musculo-squelettique et les dysfonctionnements articulaires (sciatique, torticolis…).

Seulement voilà, il faut bien choisir le praticien ! Il doit avoir de solides bases en anatomie et physiopathologie, savoir poser un diagnostic, lire une radio et des examens biologiques, poser les bonnes indications et, s’abstenir de tout geste lorsque le diagnostic n’est pas établi ou si la manipulation peut avoir un résultat incertain, voire dangereux.

Tous les praticiens sont-ils médecins ?

Depuis le décret du 27 mars 2007 le titre d’ostéopathe n’est plus réservé aux médecins et kinés. Mais attention pour mettre sur sa plaque "Docteur en ostéopathie (DO)", il faut avoir suivi une formation longue (idéalement cinq années à plein temps) en établissement reconnu. Une fois leurs diplôme obtenu les praticiens doivent être agréés par l’État. Leur dossier est alors examiné par une commission.

Côté chiropraxie, un seul organisme délivre un diplôme de Docteur en chiropratique (DC) reconnu par l’OMS : l’ECCE (European Council on Chiropractic Education).

Pour trouver un ostéopathe :https://www.osteopathe-syndicat.fr/, http://www.medecin-osteopathe.org/

Pour trouver un chiropraticien :www.ifec.net, www.chiropratique.org/.

Ostéopathie, chiropraxie : quelle est la différence ?

La chiropraxie part du principe que les problèmes articulaires et notamment les subluxations vertébrales provoquent des dérèglements neurologiques. La technique consiste donc à rétablir le fonctionnement articulaire (ajustement), essentiellement au niveau de la colonne vertébrale, mais aussi des articulations des membres.

L’ostéopathie considère qu’une mobilité satisfaisante et un bon équilibre de la structure musculo–squelettique permet le bon fonctionnement de l’organisme. Elle vise donc à restaurer un mouvement harmonieux afin de favoriser un fonctionnement satisfaisant des grands systèmes du patient (sanguin, lymphatique, respiratoire, nerveux).

L’ostéopathie soigne-t-elle les migraines ou l’insomnie ?

Oui, l’ostéopathie est utile si la migraine correspond à une mauvaise position des articulations vertébrales ou à des tensions dans l’articulé temporo-mandibulaires (articulation de la mâchoire). Elle peut également traiter certains cas de sinusite, de douleurs dentaires ou d’insomnie du petit enfant.

Attention : parfois, lorsque la douleur est liée à un mauvais couchage ou une mauvaise position devant l’écran d’ordinateur, le soulagement n’est que temporaire : tant que la cause n’est pas identifiée et écartée, la gêne revient. D’où l’importance du diagnostic de l’affection causale avant tout traitement... et de bien choisir son praticien !

Quelles sont les contre-indications ?

Les lésions organiques, les cancers, tumeurs, dégénérescence neuro-musculaire (sclérose en plaque par exemple), arthrose ne peuvent en aucun cas être guéris par des manipulations.

En revanche, l’ostéopathie peut éventuellement compenser une perte de fonction d’un organe, d’un membre ou d’une articulation, soulageant ainsi le malade.

L’ostéoporose sévère (fragilisation osseuse liée à la décalcification) interdit certaines techniques, mais un praticien confirmé peut aider à conserver un bon équilibre du squelette, limitant ainsi les douleurs et raideurs. Il faut également éviter les manipulations lors des épisodes inflammatoires (crise rhumatismale par exemple).

Et bien sûr, les manipulations ne doivent jamais retarder ou faire négliger la mise en œuvre du traitement d’une affection sous-jacente !

Ostéopathie, chiropraxie : combien ça coûte ?

Côté ostéopathie, en région parisienne et Paca, le prix moyen de l’acte varie entre 70 et 80 €, et 50 à 60 € dans le reste de la France. E

n chiropraxie, les tarifs moyens s’échelonnent de 50 à 80 € en région parisienne et 40 à 70 € ailleurs.

Aucune des deux disciplines n’est remboursée par la Sécurité sociale. Toutefois, certaines mutuelles acceptent de les prendre en charge, renseignez-vous auprès de la vôtre.

La séance d’ostéopathie effectuée par un médecin (sous condition de diplôme et de validation par le Ministère de la Santé) est cotée LHRP001 par la Sécurité Sociale. Elle est, le plus souvent, incluse dans une consultation globale dont elle n’est qu’un élément.

Combien de fois faut-il consulter ?

En ostéopathie, lors d’un épisode douloureux, comptez deux à trois visites espacées de deux à quatre semaines. Le traitement d’une pathologie chronique se déroule en deux séances en un mois puis deux espacées chacune d’un mois. Prévoyez une visite de contrôle six mois après.

En chiropraxie, comptez environ trois séances espacées d’une à trois semaines. Il peut arriver que la douleur s’amplifie dans les 48 h suivant une séance, elle est due au réajustement du corps à sa nouvelle posture. Mais si elle persiste, rappelez votre praticien.

Par ailleurs, dans les deux disciplines, deux séances annuelles peuvent être utiles afin de repérer les déséquilibres avant qu’ils ne causent des dysfonctionnements.

Un bon praticien doit-il faire craquer ?

Non, le craquement ou thrust est l’une des nombreuses techniques employées en médecine manuelle. Elle consiste à imprimer aux fibres musculaires une tension/torsion un peu comme un élastique que l’on tendrait puis à relâcher brusquement. Cela sidère le message de douleur et de contraction envoyé par les nerfs.

Le crac que l’on entend vient d’une bulle de gaz libérée dans l’articulation au moment de la manipulation. Mais le thrust ne soulage pas tout et ne convient pas à tout le monde. Seul un praticien expérimenté peut savoir à quel moment utiliser cette technique.

Les techniques dans le détail

En ostéopathie, on utilise la mobilisation des articulations et des tissus de soutien des muscles et des organes (étirements, torsions, massages), de façon à obtenir le micro déplacement nécessaire à la restauration du mouvement correct. La chiropraxie agit par des manipulations à amplitudes courtes sur les articulations concernées.

Attention : d’autres techniques peuvent être utilisées. Ainsi, celle des blocs consiste à allonger la personne sur des blocs en forme de triangles, positionnés au niveau du bassin de façon à rééquilibrer l’axe sacro-occipital. Une autre, dite "activator", consiste à envoyer des messages au cerveau via des petites impulsions mécaniques données au niveau de l’articulation afin, qu’en feed-back il donne un ordre d’ajustement.

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