Avec l’âge, le cerveau vieillit et perd de ses capacités cognitives. Les scientifiques estiment que ce processus normal et inévitable commence à partir de l’âge de 45 ans. En revanche, la démence n’est pas une composante normale du vieillissement.

Pourtant, cette dernière touche environ 50 millions de personnes dans le monde et représente l’une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées, selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé). Cette maladie neurodégénérative est favorisée par de nombreux facteurs tels que l’alimentation et le mode de vie.

Hermundur Sigmundsson, professeur à l’Université de Norvège, Benjamin H. Dybendal, élève dans cette même université, et Simone Grassini professeur à l'Université de Stavanger (Norvège) ont travaillés sur cette idée. Dans un article scientifique publié dans la revue Brain Sciences, ils ont dévoilé les 3 clés qui favorisent une bonne santé cérébrale. Elles sont liées à notre mode de vie.

Santé cérébrale : l’impact que notre mode de vie à sur elle

Pour préparer cet article, les chercheurs ont analysé de nombreux travaux présents dans la littérature scientifique concernant “la relation entre le développement de la physiologie structurelle du cerveau en relation avec le mouvement, la relation et la passion”. Ils ont ensuite présenté un tableau récapitulant la manière dont il faut exercer son cerveau afin qu’il ne se décompose pas.

Les auteurs ont répertorié plusieurs clés permettant de préserver son cerveau. "Trois facteurs se démarquent si vous voulez garder votre cerveau à son meilleur niveau", explique le professeur Sigmundsson.

Cerveau : 3 facteurs qui le préservent

Le premier d’entre eux présenté par les chercheurs est l’exercice physique. "Un mode de vie actif aide à développer le système nerveux central et à lutter contre le vieillissement du cerveau", selon Sigmundsson et ses collègues. En effet, de nombreuses données récentes ont suggéré que les activités physiques influencent les performances cognitives des personnes âgées à plusieurs niveaux, ce qui améliore efficacement et durablement la réserve cognitive individuelle.

Le deuxième facteur préservant le cerveau est l’importance des relations sociales. "Les relations avec d'autres personnes et l'interaction sociale contribuent à un certain nombre de facteurs biologiques complexes qui peuvent empêcher le cerveau de ralentir", explique Sigmundsson. Il ajoute : “Un grand nombre de liens sociaux tels que les amis, la famille et les voisins et leurs engagements augmentent la complexité et la stimulation mentale”.

Pour finir, la dernière clé d’un cerveau fort selon les chercheurs est d’avoir des passions. “La passion d'un individu envers un certain thème, sujet, capacité ou activité est importante pour maintenir un esprit actif. Travailler avec et pratiquer l'activité par une pratique délibérée est important, mais également lié aux principes de la plasticité neuronale". Les scientifiques recommandent d'avoir des intérêts forts et d'apprendre régulièrement de nouvelles choses.

Vieillissement cérébral : les individus peuvent agir

"Nous pensons que le présent article résume un corpus assez important de littérature et propose une perspective globale intéressante sur la façon dont différents modes de vie et différences individuelles peuvent être responsables du développement et du maintien optimaux des structures cérébrales clés."

Ils ont également établi un lien entre ces trois facteurs : “Cela pourrait être considéré comme un cercle vicieux. Moins de passion induit moins de mouvement et peut favoriser moins de relations et moins de bien-être”.

Cependant, les scientifiques trouvent certaines limites à leur recherche. “Les futures études devraient tester empiriquement comment le mouvement, la relation et la passion peuvent être liés de manière causale au développement du cerveau et à un processus de vieillissement favorable des structures cérébrales. Ces études doivent tenter d'obtenir des preuves scientifiques de haute qualité, par exemple en utilisant des ECR (Essais de contrôles randomisés)", précisent-ils.

“Le message clé de cet article de perspective théorique est que nous pouvons avoir un effet sur le développement et le vieillissement de notre cerveau”, concluent-ils.

Sources

https://www.mdpi.com/2076-3425/12/9/1122/htm

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dementia

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