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Confrontez le menteur à la réalité

Comment s'y prendre : écoutez son histoire une première fois, puis si vous avez des doutes, demandez-lui de vous la raconter de nouveau de façon précise. Fiez-vous à votre instinct, à vos impressions. Lorsque la personne ne répond pas aux questions posées, tente de se dérober ou de vous emmener sur une autre discussion, dites lui clairement qu'elle ne répond pas à ce que vous lui avez demandé.

Pourquoi : "Si vous avez un doute, il est souvent préférable de chercher la confrontation et de mettre les pieds dans le plat. En revanche, c'est souvent mieux d'avoir des preuves, des témoignages, et des faits de ce que vous avancez", explique Christel Petitcollin, psychothérapeute.

Posez beaucoup de questions

Si votre interlocuteur esquive les questions avec une certaine habilité, il est temps de vous demander ce qu'il cache. Posez alors beaucoup de questions.

Comment s'y prendre : "Un bon mensonge est tricoté à partir d'un peu de vérité. Pour tenter d'arriver à découvrir la vérité complète, vous pouvez utiliser le questionnement qu'utilisent les policiers, à savoir le QQOQC, soit le 'Qui', 'Quoi', 'Où', 'Quand', 'Comment' pour rester essentiellement sur les faits. Et les faits sont têtus, ils révèlent", explique Christel Petitcollin.

Pourquoi : mentir prend une certaine énergie et demande du temps, car cela requière une construction au niveau mental du mensonge, que l'on doit rendre crédible. Les détails ne sont pas toujours abordés et la personne doit chercher et imaginer un nouveau scénario pour cacher la réalité. Cela entraîne rapidement des incohérences en face de nombreuses questions.

Les gestes du mensonge

Si vous restez attentif aux mouvements de la personne interrogée, il arrive que des gestes contredisent ce qu'elle dit. Par exemple, elle vous dit "oui, je suis d'accord", mais ses mouvements reflètent l'inverse comme des hochements de tête pour dire non.

Pourquoi : "Il n'y a pas de signe infaillible qui indique le mensonge. En revanche, notre communication est composée à 90 % de non-verbal et à 10 % de verbal. Lorsqu'une personne tente de cacher la vérité, elle affiche spontanément des micro-expressions involontaires et inconscientes. On ressent alors de la cohérence ou de la dissonance en face de la personne. Si vous ressentez une gêne, c'est à ce moment là qu'il faut se demander si la personne vous ment ou pas.", explique Christel Petitcollin.

Jouez le coup de poker

C'est à dire : faites semblant de tout savoir en poussant la personne dans ses retranchements. Cette technique est hasardeuse et risquée mais peut aboutir à des révélations. Tentez-les "quelqu'un m'a dit", "je sais ce qui s'est passé".

Pourquoi : la personne qui vous ment, si elle est convaincue que vous savez déjà tout, sera plus susceptible d'avouer ce qu'elle cache.

D'autres astuces

Vérifiez l'information : "Il nous appartient en tant qu'adulte de vérifier l'information que la personne nous a communiquée. C'est notre job d'adulte. En effet, il est important de juger les gens sur leurs actes et non sur leurs discours", explique Christel Petitcollin.

Reconnectez-vous à votre instinct : "Face à un menteur ou un manipulateur, toutes les personnes qui se sont laissées berner ont pourtant eu une alerte dans leur tête à la première rencontre. Le premier contact n'était pas bon, et pourtant elles ont continué. Il est important de mieux écouter son instinct et de s'y fier."

Sources

Remerciements à Christel Petitcollin, psychothérapeute, conseil et formatrice en communication et développement personnel conférencière et écrivain – Auteure des ouvrages Je pense trop et Je pense mieux aux éditions Trédaniel. 

mots-clés : Pervers narcissique
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